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Full text of "Exposition internationale de Liège 1905 : section française : rapport de la classe 12 (photographie)"

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MINISTÈRE  DU  COMMERCE,  DE  L’INDUSTRIE 
ET 

Exposition 

LI 

SECTION 

Rapport 

de 


LA  CLASSE  12  (Photographie) 

Charles  MENDEL 

Rapporteur 


PARIS 


COMITÉ  FRANÇAIS  DES  EXPOSITIONS  A  L’ÉTRANGER 
Bourse  de  Coitimerce,  rue  du  Louvre 
1906 


DU  TRAVAIL 
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Internationale 

de 

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1905 

FRANÇAISE 


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Exposition  Internationale 

de  LIÈGE 
1905 


CLASSE  12 


MINISTÈRE  DU  COMMERCE,  DE  L’INDUSTRIE 
ET  DU  TRAVAIL 
^  ^  ^ 


Exposition  Internationale 

de 

LIÈGE 

1905 

SECTION  FRANÇAISE 

Rapport 

de 

LA  CLASSE  12  (Photographie) 

Charles  MENDEL 

Rapporteur 
Secrétaire  du  Jury 


PARIS 

COMITÉ  FRANÇAIS  DES  EXPOSITIONS  A  L’ÉTRANGER 
Bourse  du  Commerce,  rue  du  Louvre 
1906 


'  fUKlTE  français  A 

QbS  EXPOSIIIQilS  A  L'EfRANBEB 

[a-  I0d~\ 

BIBLIOTHEQUE 


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https://archive.org/details/expositioninternOOmend 


jf  ROYAUME  DE  BËLGrQÜF~^ 


AVPIL-nOV 


WJ  INDUSTRIE, 
fj  ÉLECTRICITÉ 
^  /Lgn’^uKiirç-Horticulhdn? 
Economie  sociale 
HTCIEHE 
Assistance  publique 


Education  \1 
Efiseignemenr 
Œü»res  d’Ârt 


Arts  Libcraui 
Industriels 
et  Décoratifs 

Travail  Manuel  de  la  Femme 
Coffltnma  -C  jloniwifün  -  Arrncei  de  terre  l  de 
Sports  -  Congres  &  Conférences 
feîes  et  Attractions 


AFFICHE  OFFICIELLE 
DE  L’EXPOSITION  DE  LIÈGE. 


ENTRLK  DR  i/e X POSITION .  .VCCLIIVIATATTON. 


AVANT=PROPOS 


La  lielçiKjae  célrla'ail  celle  aiuiée  le  soi.ranle-(jutii:ièiae  aniitver- 
saire  de  son  Indépendance.  Désireuse  d'associer  loules  les  nalions  à 
.son  jidàlé,  elle  les  arai!  conriées  à  une  lérposilion  f nleriud ioiude  e! 
I  idverselle  organisée  en  conunéinojudion  de  celle  dale  iflorieuse. 
Anvej’s  en  ISOI),  puis  Dru.velles  en  lSil7  araieul  eu  le  pririh'nie  des 
précédenles  Exposilions :  c'esi  à  la  ville  de  Li/uje  <jue  revinl  l'honueur 
de  préparer  la  (jraude  nuuiifeslalion  de  lUOÔ.  ÎSul  choix  ne  pou  rai! 
élre  jdus  heureux,  car  la  vieille  ci, lé  ivallonne,  si  pleine  des  souvenirs 
du  jKissé.  es!  aujourd'hui  un  des  cenires  les  plus  riches  d'aclivilé 
induslrielle  et  commerciale.  En  (piehpies  mois,  par  un  maqnifnpm 
elJhrl,  les  Liéqeois  réalisèreid  des  Iravau.v  considérahles  pour  donner 
à  l  Exposition  la  silualion  merveilleuse  qu' elle  occupait  au  conihieni 
de  l  Ourihe  et  de  la  Meuse  doul  le  cours  arcidenlé  donne  à  toute 


IV 


AVAMÏ  PUOPOS 


ct‘Ue  région  un  chavine  incomparable.  Sur  les  rives  du  jleuve,  pamni 
des  pa?Y‘s  et  des  jardins,  se  dressèrent  les  palais^  les  halls  et  les 
constructions  pittoresques  de  l'Exposition,  auxquels  la  ceinture  de 
collines  (pu  entoiwe  Liège,  les  rochers  boisés  (pii  dominent  la  Meuse 
fournirent  le  jilus  admirable  décor  qidil  soit  donné  aux  yeux  de 
contempler .  Cette  situation  jirivilégiée  donnait  à  l' ensemble  de  l'Expo¬ 
sition  un  attrait  tout  particulier  et  des  plus  attachants,  et,  si  l'on 
considère  toutes  les  richesses  artistiques  et  industrielles  réunies  dans 
les  jialais,  l’on  ne  peut  (pie  constater  que  le  grand  succès  obtenu  par 
r Exposition  était  entièrement  justifié. 

La  Erance,  dès  la  première  heure,  a  apjtorté  èi  la  Belgique  son 
ajipui  le  plus  complet  et  a  contribué  pour  une  large  part  à  la  réussite 
de  l’Exposition .  La  Section  frampiise  occupait  à  elle  seule  près  de 
d'2.00t)  inèti  'es  de  superficie.  Son  organisation ,  son  aspect  en  tous 
points  remarquable,  l’intérêt  et  Limjiortance  de  ses  envois  dans  toutes 
tes  branches  de  l'Art  et  de  l'Industrie,  ont  fait  F  admiration  de  tous, 
et  c'est  arec  une  joie  bien  légitime  que  nous  avons  constaté,  lors  de 
nos  séjours  èt  L'ièije,  Funanirnité  et  la  sincérité  des  éhxjes  décernés  ci 
la  participation  fratapiise.  Cette  victoire,  dont  nous  jiouvons  être  fiers, 
est  due  à  rénerijie  et  l'i  la  haute  comjiétence  des  chefs  que  les 
exp(jsants  avaient  à  leur  tète  et  l’honneur  doit  en  revenir  à 
M .  Chapsal.  Commissaire  général  du  Gouvernement  de  la  République, 
dont  l'autorité  et  la  bienveillance  ont  attiré  tous  les  concours;  ci 
M.  I  dnard.  Président  de  la  Section  française,  qui,  par  .son  expé¬ 
rience.  son  travail  et  son  zèle  infatigables,  a  organisé  une  section 
nnjdèle,  et  au  Comité  Erançais  des  Exjiositions  <)  l’Etranger,  dont  la 
.solidarité  des  membres  ne  se  dément  jamais  lorsqu’il  s'agit  de  main¬ 
tenir  la  supériorité  de  notre  jxiys  dans  les  luttes  industrielles  et  com¬ 
merciales. 

La  photographie,  par  ses  perfectionnements  et  ses  applications 
ipii  se  multiqdient  sans  cesse,  est  devenue  la  jihis  précieuse  des  colla¬ 
boratrices  pour  les  savants,  les  artistes  et  nombre  d’industries 
au  rquelles  elle  apporte  une  aide  constante  et  efficace.  Elle  a  trans¬ 
formé  des  méthodes  anciennes,  ouvert  des  champs  d’observations  et 
d’investigations  nouveaux,  et  il  serait  téméraire  d’a.ssigner  une  limite 
aa.v  services  (ju’elle  sera  susceptible  de  rendre  demain.  Ce  n'de  de 
jour  en  jour  plus  jirépondérant  de  la  photographie  a  piermis  aux 


AVANT-PROPOS 


V 


industries  photographiques  proprement  dites  d'acquérir,  en  fort  peu 
d'années  et  dans  bien  des  pays  un  développement  considérable  :  leur 
importance  aujourd’ hui  est  telle  que  notre  industrie  nationale  doit 
songer  à  lutter  contre  lu  concurrence  étrangère  sous  peine  de  voir  sa 
prospérité  menacée.  A  ce  point  de  vue,  Idndustrie  photographique 
française  ne  peut  se  désintéresser  de  toutes  les  manifestations  qui  sont 
pour  elle  une  occasion  de  rivaliser  avec  les  produits  étrangers  et  de 
conquérir  des  débouchés  nouveaux.  La  France,  qui  fut  le  berceau  de 
la  photographie,  se  doit  èi  elle-même  de  poursuiime  son  rôle  et  de 
tenir  la  tête  du  mouvement  photographique  tant  au  point  de  vue  indus¬ 
triel  (p/au  point  de  vue  artistique  ou  technique. 

Aussi  ne  devions-nous  pas  hésiter  à  veidr  nombreux  cl  rExposition 
de  Liège  et  à  donner  à  une  nation  dont  toutes  les  sympathies  se  diri¬ 
gent  vers  nous,  mais  gui,  par  .sa  situation  géographique,  se  ti'ouve 
facilement  soumise  à  l’action  des  agents  commerciaux  de  nos  concui'- 
rents  les  jtlus  directs,  une  idée  exacte  de  la  force,  de  la  vitalité  et  de 
la  perfection  de  notre  industrie  nationale,  (/est  ce  qu’ont  parfaite¬ 
ment  comjiris  tous  les  Français  qui  ont  apporté  ci  Liège  une  si  bril¬ 
lante  participation. 

1/ accueil  que  nous  avons  reçu  en  Belgique  n’a  jias  déçu  nos  espé¬ 
rances  :  nous  connaissions  de  longue  date  l’affabilité  de  nos  collègues 
belges.  Liège  a  été  pour  nous  une  précieuse  occasion  de  resserrer 
d’une  façon  étrcnte  les  liens  d’une  amitié  durable,  et  nous  répondi'ons 
au.r  sentiments  de  tous  les  jurés  français  en  adressant  ici  à  nos  amis 
du  Jury  et  des  (Comités  belges  l’expression  de  notre  gratitude  pour  la 
belle  hospitalité  qu’ils  nous  oiü  offerte,  et  en  leur  envoyant  ici  notre 
plus  cordial  souvenir. 


/ 

I. 

s 


FAÇADE  I)L  JIALL  DES  1>DÜSIUIES. 


TRAVAUX  DU  COMITÉ  D’ADMISSION 
ET  D’INSTALLATION 


l’ar  (lécrel  en  dole  du  7  avril  i<)0''i,  le  Cmnilé  Franeals  des 
Expositions  à  I  l’étranger  a  été  chargé  de  rorganisation  générale  des 
grou|)es  III  à  X\  ,  Wlll  et  \I\  tic  la  Scclion  Irançaisc,  sons  le 
contrôle  dn  Céominissaire  général,  M.  Fernand  Chapsal,  maître 
des  rcipiètes  an  Conseil  d  Etat,  directeur  dn  Cahinet,  puis  direc¬ 
teur  dn  Commerce  au  Ministère  du  Commerce. 

\ux  termes  de  ce  décret,  le  Comité  l’hançals  des  Expositions 
à  ri’étranger  devait  procéder  au  recrutement,  à  radmission  et  a 
l’installation  des  exposants  ;  Il  se  mit  immédiatement  à  rouivrc  et 
constitua,  sous  la  présidence  de  M.  \.  Finard,  le  Comité  d’organi¬ 
sation  de  la  Section  iVançaisc. 

Une  circulaire  en  date  du  i5  avril  i<)0!'i  invitait  tous  les  meni- 


8 


EXI'OSlTIO\  IM'IÎUXATIOXAEE  DE  LIEGE 


bres  du  Coniilé  Français  des  Expositions  a  rÉtranger  à  parliciper  à 
cetie  Exposition  et  les  iidonnait  (jii’anx  termes  du  décret  du  7  avril 
précité  les  Comités  d’admission  et  d’installation  seraient  unicpie- 
ment  composés  de  mend)rcs  du  Comité  Français  des  Expositions  à 
rEtranger  ayant  pris  rengagement  d’exposer  et  présentés  à  l’agré¬ 
ment  du  Commissaire  général. 

Le  27  juin  190/1,  les  inendjres  de  la  classe  12  (|ui  avaient 
répondu  à  1  appel  du  Comité  se  réunissaient  en  séance  à  la  Ironise 
de  Commerce,  sous  la  présidence  de  ^E  A.  Pinard,  président  de 
la  Section  française,  pour  élire  leur  bureau  et  procéder  a  la  consti¬ 
tution  du  Comité  d’admission. 

[jC  bureau  élu  au  premier  tour  de  scrutin  fut  ainsi  composé  : 

PrésiilenI  :  iM .  Paul  Poüugeois. 

]  Ice-I^j'éüideiils  :  MM.  Léon  (iauîmont  et  A.  Niaïuniii.x. 

Secrétaire  :  M.  .Iules  Demarjx. 

Trésoi  'ier  :  M.  Pii  <;hhe  Mekcieh. 

Le  Comité  d’admission  comprenait  ;  MM.  C.  Balvgny,  E.  Hüesi>- 
FLUG,  A.  BeKT,  P.  PoVEH,  C.  HkAUiX,  M.  BuCQUET,  P.  CllÈXE, 
R.  DeMACIIY,  il  DeMAIIIA,  L.  CiEISLEH,  Cil.  GeHSCHEL,  e.  Ghiesuabek, 
IL  GuÉum,  R.  Guilleminot,  .Ioügf.a,  A.  Lumière,  L.  Lumière, 
Cil  Mexdel,  F.  M  laiciER,  P.  Nadar,  Otto,  C.  Puvo,  11.  Revaio.nd, 
L.  Tuiullox,  e.  Thouroude,  E.  Wallox. 

A  cette  séance,  M.  le  Président  de  la  Section  française  ayant 
sollicité  le  concours  de  la  classe  12  pour  la  constitution  du  capital 
de  garantie  de  la  Section  française,  A-ingt-deux  parts  de  mille  francs 
furent  souscrites  par  les  membres  présents. 


Comité  d’admission 

La  première  réunion  du  Comité  d’admission  eut  lieu  le 
5  juillet,  sous  la  présldcnec  de  M.  Paul  Bourgeois.  Iæ  premier 
soin  du  Comité  devant  être  de  procéder  au  recrutement  des  expo¬ 
sants,  il  fut  décidé  ipi  iine  circulaire  serait  adressée  à  tous  les  indus¬ 
triels  et  pbotograpbes  susceptibles  de  participer  à  l’Exposition  de 


SIÎCTION  FUANÇAISE. 


ISAl’PUirr  DE  I,A  CLASSE  12 


0 


Liège.  Au  lendemain  de  l’Expusilion  de  Sainl-ljouis,  la  lâche  du 
(lomilé  clail  parliculièremejit  diiricile,  el  tous  ses  membres  furejit 
invilés  par  le  Président  à  appuyei’  par  des  démarches  personnelles 
la  propagande  l’aile  en  faveur  de  l'Exposilion  de  liiège.  I^es  ell'orls 
de  M.  le  Pi-ésidenl  Hourgeois,  pour  réaliser  une  hrillanle  parlici- 


LIÈGE.  -  QUAI  DE  LA  BATTE 


pation  de  la  photographie  française,  fiirenl  admirahlemenl  secondés 
par  la  fdiamhre  syndicale  de  la  Photographie  el  de  ses  Applications 
et  la  Cdiandu’e  syndicale  des  Fabricants  et  Négociants  de  la  JMioto- 
graphie.  (les  deux  Fhamiires  syndicales  envoyaient,  en  ell’et,  un 
appel  pressant  à  tous  leurs  membres  et  créèrenl  en  fa\eur  de  l'Exjio- 
sition  un  mouvement  (|ui  facilita  singulièrement  la  lâche  du  Comité 
d’admission. 

La  Chambre  syndicale  de  la  Photographie  el  le  Pholo-Cluh  de 
Paris  formèi’ent  des  demandes  d'admission  pour  des  collectivités 
constituées  par  leurs  soins  et  assurèrent  ainsi  une  nombreuse  parti¬ 
cipation  à  la  classe, 


lO 


KXPUSlTiON  I-’SÏIÎUN’ATIOSALE  DE  LIEGE 


Comité  d’installation 

Une  décision  de  M.  le  (iornniissaire  général,  en  date  du 
i*-'*  oclobi-e  190/1,  constilLiail  les  Comités  d'instaüation.  Ces  Comités 
étaient  composés  îles  mêmes  éléments  que  les  Comités  d’admis¬ 
sion. 

Le  (/omité  de  la  classe  la,  investi  dès  Jors  de  tous  les  pouvoirs, 
put  se  mettre  ;i  son  œuvre  d’organisation  définitive,  il  se  consacra 
aussitôt  à  assurer  ragenceinent  matériel  de  la  classe.  Le  choix  d’un 
architecte  s’arrêta  à  l’unanimité  sur  M.  de  Montamal,  architecte 
de  la  îSeclion  rrançaise,  (jui  avait  déjà  donné  tant  de  preuves  de 
dévouement  et  de  capacité  à  Paris  en  1900,  à  Clasgow,  à  Hanoï, 
à  Saint-ljouis. 

Les  demandes  d’admission  comportaient  un  emplacement  de 
/loo  mètres  carrés  pour  satisfaire  aux  exigences  des  diverses  instal¬ 
lations  projetées  ainsi  qu’aux  règlements  de  la  Section  française 
qui  laissaient  à  la  charge  de  chaque  classe  les  grands  chemins 
olihgatolres  et  ceux  destinés  à  leur  service  particulier. 

Une  demande  de  concession  de  terrain  fut  faite  à  M.  le  Prési¬ 
dent  de  la  Section  française,  et  la  classe  12  obtint  un  emplacement 
de  3oo  mètres  seulement  par  suite  de  la  réduction  considérable 
que  le  (  lomilé  dut  Imposer  à  toutes  les  classes. 

Si  la  classe  12  eut  a  suliir  une  réduction  de  surface  importante, 
en  revanclie,  remplacement  qui  lui  était  attribué,  grâce  au  zèle  de 
son  Président,  était  admirablement  situé.  Ayant  accès  sur  la  grande 
galerie  centrale  du  Hall  des  Industries,  à  l’entrée  même  de  la 
galerie  réservée  au  groupe  111  de  la  Section  française,  la  classe.  12 
occupait  pour  ainsi  dire  un  poste  d’homieur.  Le  Comité  d’instal¬ 
lation  eut  a  cœur  de  lui  donner  tout  l’éclat  rpie  comportait  un  sem¬ 
bla  I  )  I  e  e  m  P  la  ce  m  en  l . 

Pour  I  etald issemen  1  de  son  budget  et  la  lixation  des  redevances 
à  demander  aux  exposants,  le  Comité  eut  à  étudier  toutes  les  charges 
lui  incomliant  et  à  prévoir  des  dépenses  évenlueîles  au  cours  de 
1  Exposition.  Les  charges  incombant  à  l’organisation  d’iine  classe 


SIXTK  )N’  Fl\  A>ÇA  ISE . 


liAlM’Uirr  DE  I>,V  CEASSE  12 


1  1 


i"  1/iiisUillalloii  cl 

rDiiicnienlatioii  yéiic— 

raie,  le  garcliciiiiage,  les 
frais  généraux  lie  la 

EA  MEUSE.  -  LE  QUAI  DES  l’ÈClIEUUS.  claSSC,  la  |  la  l' 1 1 C I  ]ia  1 1  OH 

à  la  ilécoratiim  générale 
avec  la  redevance  due  au  flomllé  de  la  Section  française  de  d5  francs 
par  mètre  brut  de  terrain  concédé; 

2^’  La  vitrine,  surface  murale  décorée  ou  Salon  à  fournir  à 
l'exposant  ; 


sont  d’ordres  dillercnts 
et  peuvent  se  résumer 
ainsi  : 


L'installation  intérieure  de  la  vitrine  et  la  représentation 
personnelle  de  l’exposant,  comprenant  le  transport  des  marchan¬ 
dises,  leur  Installation  et  entretien  pendant  rexpositlon,  le  ma¬ 
gasinage  des  caisses  vides,  le  réemballage,  les  formalités  de 
douanes,  etc...  : 

La  représentation  commerciale,  comprenant  les  renseigne¬ 
ments  a  fournir  aux  visiteurs  sur  les  produits  exposés,  la  dislribu— 
lion  des  prospectus  et  catalogues,  la  prise  de  commandes,  etc... 

Plusieurs  séances  furent  consacrées  a  I  étude  de  toutes  ces  ipies- 
llons  sur  lesquelles  le  Comité  ne  se  prononça  ipi’après  un  long 


EXPOSITION  INTEUNATIOiVALE  DE  lAEGE 


J  2 

examen.  M.  Bourgeois  se  mit  en  rapport  avec  divers  entrepreneurs, 
et  après  avoir  étudié  avec  M.  de  Montarnal  les  projets  et  les  devis 
(|ui  lui  avaient  été  adressés  et  les  avoir  longuement  discutés, 
soumettait  le  résultat  de  ces  études  au  Comité  d’installation.  Le 
projet  aiupiel  s’arrêta  définitivement  le  Comité  fut  celui  de 
M.  Cheminais.  f|ui  présentait  de  sérieux  avantages  de  prix  et  un 
ensendde  décoratif  de  nature  à  donner  à  la  classe  tout  l’éclat  dési¬ 
rable. 

La  question  de  la  représentation  des  exposants  fut  l’objet  d'une 
étude  très  minutieuse  et  le  Comité  décida,  sur  la  proposition  de 
son  Pi  ésident,  (pie  la  représentation  commerciale  des  exposants 
serait  assurée  par  un  employé  spécial  constamment  à  la  disposition 
(lu  public,  dans  la  classe,  pour  lui  fournir  tous  renseignements 
utiles  sur  les  objets  exposés.  Le  Comité  estima  avantageux  de 
confier  à  M.  Cbemi  nais  la  représentation  complète  des  exposants, 
comprenant  la  repiésentation  personnelle  telle  (pie  nous  l’avons 
définie  plus  liant  ainsi  ipie  la  représentation  commerciale,  à  charge 
par  lui  d’assurer  cette  dernière  dans  les  conditions  arrêtées  par  le 
(lomité  et  par  un  représentant  agréé  par  lui. 

Redevances. 

.Après  avoir  examiné  toutes  les  dépenses  à  prévoir,  le  Comité 
décida,  pour  la  commodité  des  exposants,  de  fixer  un  prix  global 
comportant  tous  les  frais  incombant  aux  exposants  de  manière  à 
les  exonérer  de  toutes  charges  ultérieures,  laissant  toutefois  en 
dehors  et  a  la  charge  de  chacun  l’assurance  des  marchandises 
contre  le  vol  et  l’incendie  au  cours  de  l’exposition. 

Les  prix  des  redevances,  arrêtés  dans  ces  conditions,  furent  les 
suivants  : 

Vitrines  adossées,  le  mètre  courant  de  façade,  j®‘  mètre.  Fr.  55o 
—  —  —  3°  mètre  .  .  5oo 

Betour  en  façade,  en  plus  pour  un  mètre  .  .  870 

Surfaces  murales.  —  Le  mètre  linéaire  de  cimaise  sur  s"", 80  de 


SECTION  FUANÇAISE.  -  «APPORT  DE  LA  CLASSE  12 


l3 


partie  utile,  la  frise  décorative  et  l’inscription  du  nom  de  l’exposant 


non  comprises  : 

I^e  i®‘  mètre . Fr.  275 

2®  mètre . 2  5o 

3®  mètre . 280 

4®  mètre  et  suivants  ....  220 


Salons.  —  Ne  comportant  aucun  mobilier  à  l’intérieur  dont 
l’installation  reste  entièrement  à  la  charge  de  l’exposant,  mais  livrés 
munis  d’une  moquette,  tenture  murale  et  vélum  : 

Le  mètre  carié.  .  .  .Fr.  45o 

Par  une  circulaire  en  date  du  7  janvier  iqob,  M.  le  Ibésident 
portait  à  la  connaissance  de  tous  les  intéressés,  les  condilions  de 
participation  arrêtées  par  le  Comité  d’installation,  et  leur  deman¬ 
dait  de  lui  faire  parvenir,  avant  le  i4  janvier,  la  confirmation  de 
leur  demande  provisoire  avec  acceptation  de  ces  conditions.  Les 
réponses  à  cette  circulaire  ne  se  firent  pas  attendre  et  le  Comité 
arrêta  aussitêit  le  plan  général  de  la  classe  et  la  répartition  défini¬ 
tive  des  emplacements. 


Budget. 


Nous  ne  pouvons  donner  ici  la  situation  exacte  des  recettes  et 
des  dépenses  de  la  classe,  les  comptes  n’étant  pas  définitivement 
apurés  au  moment  de  l’impression  de  ce  rapport;  cependant  Noici 
sur  quelles  bases  fut  établi  le  budget  : 


Hecettes . Fr .  4  5 . 000 

Dépenses  prévues  : 

Uedevance  au  Comité  français  .  .  Fr.  10.754 

Décoration  générale .  2 . 3oo 

Installation  et  représentation . 28.000 

Cardiennage .  2.000 

Frais  divers .  2.000 


EXPOSlTIO?<  OTEUNATIOXALE  DE  LIEGE 


l4 

Ces  prévisions  ne  furent  pas  atteintes  et  il  y  a  tout  lien  de 
croire  que  le  Comité  sera  en  mesure  de  faii’e  une  ristourne  d’envi¬ 
ron  iT)  o/o  aux  exposants. 

l/cxiguïté  du  terrain  concédé  à  la  classe  12  n’a  malheureuse¬ 
ment  pas  permis  la  réalisation  de  certaines  attractions  projetées 
par  le  (lomité;  il  lut  possible  néanmoins  d  organiser  un  salon 
lumineux  S|)écialement  aménagé  ])Our  la  présentation  d'épreuves 
positives  et  négatives  sur  verre.  Ce  salon,  qui  l’éunissait  les  très 
remanpiahles  envois  île  MM.  Ijumière,  Criesliaher,  Jongla,  Cuil- 
leminot,  Mercier,  mollirait  les  s|)écimens  (le  la  grande  variété  de 
préparations  sensibles  aetiiellemeiit  l'alirupiées  en  France,  et  obtint 
un  très  yraiid  succès. 

O 


Exposants. 

La  classe  12  comportait  cent  six  exposants,  dont  deux  collecti¬ 
vités  pbirinomiiiales  ;  celle  du  Pboto-CJul)  de  Paris  ((piarante-nn 
exposants)  et  celle  de  la  (diamlirc  Syndicale  de  la  Pliotograpbie  et 
de  ses  Applications  (viiigt-neiir  exposants). 

Palagvv  (Ceorges),  ir,  rue  Salneuvc,  l'aris. 

I)\i!in:i  (A.),  pbotogravenr,  lo/l,  boulevard  Montparnasse,  Paris. 
PiELLii.M  (Henri),  a|qjaieils  de  précision,  17,  place  Carnot,  Nancy. 
I )ovEH  (  Paul  ),  pbotograpbc,  25,  boulevard  des  (  iapucines,  Paris. 
Piiivi  x,  Ci.ÉMEvr  El  C"‘.  pliotograpbie  au  cbarbon  et  photogravure, 
18,  rue  Louis-lc-(  irand.  Pans. 

(ioLLEO'l’IVri'É  DE  LA  CuAVUmi'  SvMUCVLE  DE  LA  PlIOTOO  H  \  l*H  I E  ET  DE 

SES  Ai'clioa'i  loxs,  48,  rue  de  liicbebcu.  Pans. 

Al  TLA,  boulevard  de  Strasbourg,  Le  Havre. 

1)1, \ VIST,  (io,  avenue  de  Clieby,  Paris. 

Hoveis.  55,  boulevard  des  Capucines,  Pans. 

Dvvii),  ()0,  rue  de  Courcellcs,  Lcvallois. 

Desi  {OIS.  55.  cité  des  Fleurs,  Paris. 

Dibiseuil,  boulevard  Samt-Marlm,  7.  (  triéans. 

Falciv V,  Dunkenpie. 

Fauriî,  7,  rue  Jean-l\oisin ,  1511e. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


Fehmoue,  3i,  rue  de  Fleurus,  Paris. 

Fréon,  io6,  avenue  du  Roule,  Neuilly-sur-Seine. 

(lARMER,  147,  avenue  de  Villiers,  Paris. 

(Iendrald,  5,  rue  d’Assas,  Clermont-Ferrand. 

Cerscuel,  23,  lioLilevard  des  Capucines,  Pai'is. 

Cirai  DON,  i5,  rue  Bonaparle,  Pans. 

Fazon,  Cambrai. 

IjE  Dki.et,  “3,  rue  Claude-Rernard ,  Pans. 

Léon  et  Lamoiiie,  3(),  avenue  de  \4ayram,  Pai'is. 

Martin  (Louis),  Nantes. 

Mercier,  rue  Saint-Pierre,  Versailles. 

Moreau  frères,  i5(),  lioulevard  Sairit-l îermam.  Pans. 
Nauar,  5i,  rue  d  Anjou,  Pans. 

Pierre  Petit,  122,  rue  Lafayette,  Pans. 

Pe'iiton,  (),  rue  ( iulllaume-le-Con(|uérant,  Rouen. 

Poyet,  rue  Gambetta,  Epeniay. 

Société  Indl si rieele  de  Photographie,  Riieil. 

\  ai.i.ois,  ()(),  rue  de  Rennes,  Pans. 

VizzwoNA,  ()5,  rue  du  Rac,  Pans, 

\\  \ÈRE  (lie),  avenue  d  Avon,  Fontameldeau . 

W  I N  G  A  A  R  D ,  13  O  U 1 0  gii  e-s  U  l’-M  e  1' . 

Chambre  Syndicale  des  Farricants  et'  Négociants  de  la  Photo¬ 
graphie.  .34,  rue  Étienne- Marcel,  Paris. 

Demaria  frères,  constructeur  d’aiipareils  pholograpbiques,  2,  rue 
A I  ex  a  n  d  i-e-  P  a  r  o  d  i ,  Paris. 

Desbois  (Léon),  33,  cité  des  Fleurs,  Pans.  —  Agrandissements  et 
retouches. 

Du  RouLoz  (J,),  9,  boulevard  Poissonnière.  —  Autocopiste  pboto- 
graphique  et  céramique, 

Galîmont  et  C"^  (L.),  67,  rue  Saint-Rocb,  Paris.  — Appareils  pho¬ 
tographiques  et  cinématographiques. 

Geisler  (Louis),  aux  Chatelles,  par  Raon-Llttape  (Vosges).  — 
Photogravures  en  noir  et  en  couleurs,  papiers  et  impressions. 
Geilschel  (Charles),  24,  boulevard  des  Capucines,  Paris.  —  Pho¬ 
tographies. 

Grieshaber  et  C"^,  10,  rue  du  Trésor.  Paris. —  Plaques  et  papiers 
photographiques. 


Ijam)<)uz'^  (Ellejviie),  à  Dciiain.  —  Pliolographics. 

Mamiîl  (lleiii'l),  rue  tlü  Faiiboiirg-Moiilniarlre.  —  Portraits. 

iM  \(:kK,NSTKi\  (  hitablisseniciils),  ]5,  me  des  Carmes.  —  yVppareils 
(le  pbulograpbie. 

Miùmjrl  (Charles),  :it8,  me  d’Assas,  Paris.  —  Publications  et 
( > U V ra ges  [> b (jtog rap 1 1 1 ( | ii es . 

Ut'i'o,  place  de  la  Madeleine,  Paris.  —  Portraits. 

.Miîuciiîu  (Pierre),  ()5,  me  Leinercier,  ICiris.  —  Produits  pour  la 
photographie  ;  pla(|ues. 

Péuiciiotk  et  PnoToiiAAiA  (Société  anonyme),  o5,  me  .louberl, 
Paris.  —  y\ppareils  panoramujues  réversibles. 

Piioio-Cele,  1)1’.  pAiiis  ((Collectivité  du),  /|/|,  rue  des  Matburins, 
Paris.  —  lypreiives  pliotograpliupies  ;  publications  diverses. 


l6  EXPOSITION  INTEKNATIONALE  DE  LIEGE 

Glilleaiinot,  Poespflug  et  C'®,  6,  rue  Choron,  Paris.  —  Plaques, 
papiers  et  produits  photographiques. 

•:lise  (J.),  iid,  rue  Notre-Danie-des-Cbamps.  —  Héliogravures, 
IvoiisTEN  (h.),  lo,  rue  Le  Ihun,  Paris.  —  Appareils  de  photo¬ 
graphie. 


ENTltKE  DE  i/eXPOSTI'ION  AUX  YENNES. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


Beugon  (P.),  4o,  boulevard  ITaussniaiin,  Paris. 

Behte.vux  (G.),  75,  avenue  du  Houle,  Neullly. 

Besson  (G.),  lo.  rue  des  Isleiles,  Ibiris. 

Binder— Mestro  (iM™'),  7,  rue  d’Arlois,  Pans. 

Bonzoai  (E),  4b.  boulevard  Baspail.  Paris. 

Bourgeois  (P.),  8o,  lioidevard  Malesberbes,  l'aris. 

Brémari)  (M.),  4I)  boulevard  llaussniaiin,  Pans. 

Blcquet  (M’'®),  12,  rue  Paul— Baudry,  Paris. 

Bucquet  (M  .),  12,  rue  Paul-Baudry,  Ibuis. 

Gorbin  (P.),  io4,  avenue  des  Gliainps— Elysées,  Paris. 
Goste  (E.),  à  Lacanclie. 

Guniia  (iV.  ])a),  2.  rue  Meissonier,  Pai'is. 

Dardonville  (L.),  i5,  chaussée  de  la  Muelle,  l’aris. 
Demacua  (B.),  id,  rue  Erançois— I''' ,  Paris. 

Dlgolrai!  (E.),  io4,  Ijoulevard  |[aussinann.  Paris. 
h’ERRVM)  (G.),  à  Noyenl-sui'-Marne. 

(îiLiBERT  \.),  55,  rue  de  Prony,  Paris. 

Griaiprel  (G.),  71,  lauboury  Sainl-llonoré.  Paris. 

Guérin  (11.),  21,  rue  du  Général-Eoy,  Paris. 

IGciiETTi:  (A),  4-  l'iie  Bayard,  l’aris. 

iluGUET  i4b,  avenue  des  Gbainps-I'dysées,  Paris. 

Launay  (Baron  de).  10,  rue  Dupliol,  Paris. 

Le  Bègue  (B.),  5f.  rue  IjG  IGlelier,  Paris. 

IjEgreux  (IL),  II),  rue  Vinliniille,  Paris. 

IjEmoine  (A.),  22,  rue  de  Douai,  Paris. 

M ABiRE  (E.),  G,  rue  de  Madrid,  Paris. 

Mathieu  (E.),  .‘G,  rue  Eorluny,  Paris. 

Naudot  (P.),  35,  rue  Wasbinglon,  Paris. 

Ibrrrr  (G.),  do,  avenue  de  Messine,  Paris. 

PuYO  (G.),  dd,  rue  de  Turin,  Paris. 

Begad  (A.)  [\'i,  rue  du  Pré,  à  Sainl-Glaude. 

Boy  (G.),  i45,  boulevard  ilaussniaiin,  Paris. 
Saint-Giiaaiant  (de),  lod,  rue  de  l  Universilé,  Paris. 
Schneider  (J.),  4,  place  des  Saussaies,  Paris. 

SiNGLY  (Vicomte  P.  de),  dp,  boulevard  de  Malesberbes.  Paris. 
Stoiber  (A.),  di,  boulevard  l[aussnianu .  Paris. 

Toutain  (A.),  dp.  rue  Gopernic.  Paris. 


i8 


EXPOSITION  INTEUNATIOXAEE  DE  LIEGE 


Thurnexssen  (E.),  io,  rue  de  Tilsitt,  Paris. 

TYs/kiEAAicz  (Coiiilc  P.),  4,  rue  Lamennais,  Paris. 

Vagossin  (II-)-  50,  rue  de  Monceau,  Paris. 

W  ALLoix  (E.),  05,  rue  de  Prony,  Paris. 

lOiiELU  ET  Dubois  et  :?.0,  l'ue  de  la  llépulillque,  Puteaux.  — 
Epreuves  de  liraye  en  trois  couleurs. 

l^EEB  (Henri),  rue  .loullroy,  Paris.  —  Produits  jiliotogra— 

pliiipies. 

Ueaue  Ijuaiimîuse  (l^a),  ().  rue  Foyalier,  Pans.  —  Appareils  plioto- 
grapliiipies. 

liicvAioND  (Henri),  7O,  rue  de  Uennes.  —  Photogravures  en  noir  et 
en  couleurs. 

UiciiAnn  (.Iules).  ;i,5,  rue  Mclingue.  —  Vérascopes  et  taxi|)liotes. 

Société  anomme  ,1.  .Ioigi.a,  /|5,  rue  de  RiaoIi.  —  Plaques, 
papiers,  ap|)areils  pliolograpliiqiies. 

Société  anonyme  dils  Plaijues  ivr  PAïuiais  Euaiièue,  a  Lyon.  — 
Plaipies,  papiers  et  produits  pliotographiques. 

Société  Iniu  sttu  1:1,1. r:  de  l'iiorociiAi'uiE,  Uueil.  —  l’hotograplue 
rotative,  plaipies  et  pajuers. 

Si’ECirr  El'  Hi'.i.i.on,  /|.5,  rue  de  Eévis.  Pans.  —  Agrandissements, 

a  Si'LDiA  Eux  w.  |)liotograpliie  de  la  Jieoue  (/lédirale.  ;^8,  avenue 
îles  (lhamps-l'dysces,  Pans.  —  Pliotograpliies. 

"J  iioL Koum:  (E.),  rue  Ee  Peletier,  Pans.  —  Epreuves  microgra— 
phiques. 

Tlkii.lon  (Eouis),  rue  de  (Iravel,  Tjevallois.  —  Optiijiie  et 

appareils  pliotograp Impies. 

Vali.ois  (E.).  ()•),  rue  de  Uennes,  Paris.  —  Portraits. 


Description  de  la  Classe.  =  Visites  officielles. 

Ea  Section  Erançaise,  à  l’Exposition  de  Eiège,  présentait  un 
cnsemlile  très  remarquahle  par  le  bon  goiit  qui  avait  préside  à 
l'organisation  matérielle  de  toutes  les  classes,  et  d’unanimes  éloges 
ont  consacré  son  éclatant  succès.  Tous  les  comités  de  classes  avaient, 
en  ellet,  rivalisé  de  zèle  et  d’ingéniosité  pour  présenter  leurs  jiro- 


SECTION  FUANÇAISE.  -  nAIM’OUT  DE  LA  CL \SSE  12  K) 

duits  dans  nn  cadre  approprié  et  des  plus  allrayanls  ;  dans  ce 
concours  d’cllorts,  les  organisaleurs  de  la  classe  12  ont  parliculiè— 
renient  réussi  à  donner  à  leur  classe  un  aspect  digne  de  la  situation 
très  en  vue  ipii  avait  été  attribuée  à  la  Photographie. 

La  classe  12  occupait  un  emplacement  de  21  mètres  de  lon- 


Classtf 

17  = 


Vitrines 


-gRcjmond  p  a 


Bnmel 

Reeb 

5  oc ''Lumière 
el  ses  fils 

Guiileminüt 

tteuse  Vallois  BoijeT 


g. 

cia 


G-eisler 


Otto 


ChamliTe  Syndicale  -3  Desbons 
le  la  Fholo^raplile  -J 


=□ 


Société  Lumière  el  ses 


U==: 

T  =0 

oociété  Joujjl.i 

Gneohjber  a  1?'“ 

CdufnùfiL  i 

_ 

g 

G - 

- n 

1 

Salon  des 

^  0 - n 

g 

i 

Iransparenls 

1 

"J  J  Richard 

5 

Jouola  Cpieshabcr 

M  II  =i 

I)  émana 
frères 


Specht  Braun  Clément  el 
et  Bell  on 


Tbnlloi 

MaeLenstein 

niera  er 

Kotslfii 

Belheni 

Photo  -  Club  de  Paris 

Vitrines 


=a 


gueur  sur  10  mètres  de  largeur,  en  façade  de  la  Section  Lrancaise, 
sur  la  gi'andc  galei'ie  centrale  du  Mail  des  Industries.  De  larges 
dégagements  en  assuraient  un  accès  facile  aux  \lslteurs.  La  classe 
était  divisée  dans  toute  sa  longueur  ])ar  uni'  allée  centrale  se  pro¬ 
longeant  jnsipi  a  1  extrémité  de  la  galerie  réservée  au  groupe  III  des 
y\rls  Libéraux,  et  desservie  par  des  chemins  latéraux  permettant 
l’examen  des  expositions  murales. 

lue  ]dan  ei-dessus  Indupicra  la  disposition  générale  adojitée  par 
le  comité  et  les  emplacements  occiijiés  par  les  exposants. 

Sur  I  allée  centrale  se  trmn  aient  les  salons  occu[)és  par  MM.  De- 


Galerie  Centrale  da  fiali  des  Industries 


20 


EXPOSITION  INTEliXATIOXALE  DE  LIEGE 


maria  frères,  Gaimioiil  cl  G'°,  Jules  Richard,  Grieshaber  el  C'“,  la 
Société  Jongla  et  les  épreuves  Iraiisparenles  sur  verre.  Ces  salons 
étaient  constitués  par  une  large  frise  en  acajou  sculpté  supportée 

par  des  co¬ 
lonnes  d’an- 
g  I  e  d  ’  U  11  e 
élévation 
de  \  mètres, 
surmontées 
d  e  c  1 1  a  P  i  - 
t eaux  en 
a  c  a  j  o  U  e  t 
élevées  sur 
un  socle 
garni  de 
m  O  q  net  te. 
Les  vitrines 
en  a  c  a  j  o  u 
étaient  or¬ 
nées  de  sculplurcs  exlrèmcmeut  sobres  et  surmontées  d’une  frise 
contenant  I  inscripliou  du  nom  de  I  exposant.  I^a  garniture  inté¬ 
rieure,  d’une  tonalité  \erl-mousse,  faisait  admirablement  ressortir 
les  appareils  en  acajmi  el  cuivre  et  les  instruments  exposés,  tous 
disposés  avec  goût. 

Res  surfaces  murales,  situées  à  Rentrée  et  sur  les  cloisons  laté¬ 
rales  de  la  classe,  coni|)orlaient  un  soubassement  de  o"\8o  avec 
cimaise,  une  paroi  verticale  de  2"\(So  de  baulcur  tendue  de  toile 
de  pite  vei'l-mousse  dcstiiiée  ;i  receioir  les  cadres  exposes  et  une 
frise  conqioi'laul  le  nom  de  I  exposant. 

Tout  autmii'  de  la  (dassc  courait  une  frise  décorative  exécutée 
par  M.  Dutboit,  il  un  dessin  et  d’uii  coloris  très  beureux  ;  des 
motifs  enqiruntés  au  tournesol  alternaient  avec  des  cartouebes  con¬ 
tenant  Rinscription  des  grands  noms  de  la  pliotograpbie  Irançaise  : 
Mepcc,  Daguerre,  ’Ralbot,  Rayard,  Lippniann,  Marey,  etc. 

La  classe  était  entièrement  tendue  d’un  vélum  léger  et  trans¬ 
parent  qui  tamisait  le  jour  tomliant  des  verrières,  et  le  sol  était 
garni  d  un  linoléum  uni. 


SECTION  l'HANÇAlSE.  -  UAl’l’OUT  DE  I.A  CLASSE  l‘l 


Jja  classe  12  commuiiicjiiait  a  son  exlréiiiilé  avec  la  classe  17 
(Musique)  par  un  large  portique. 

Les  travaux  de  la  classe  furent  conduits  avec  une  telle  activité 
et  les  prescriptions  du  comité  d'installation  si  bien  suivies  par  tous 
les  exposants,  (pie  la  classe  12  se  trouva  seule  entièrement  prête  le 
jour  de  rinauguration  ollicielle  de  l’Exposition.  La  cérémonie  d'ou- 
verture  eut  lieu  le  27  avril,  présidée  par  LL.  AA.  Ul\.  le  Prince  et 
la  Pi  ■incesse  Albert  de  P)elgl([ue,  et  la  réception  du  Prince  et  de  la 
Pi  •meesse  de  Lelgique  eut  lien  jioiii'  la  Section  Eranc-aisc  dans  la 
classe  de  la  Photographie  ipii  avait  été  ti'ansl’oi'uiéc  pour  la  circons¬ 
tance  en  salon  oilicicl  de  la  Section  f'rançaise. 

La  classe  12  reçut  par  la  suite  d  autres  visites  olbcielles.  IjC 
2(j  juin,  M.  Dubief,  Ministre  du  (Commerce,  accompagné  de 
_M.  Cbapsal,  Commissaire  général,  y  fut  reçu  par  M .  Ilourgeois, 
président  de  la  classe,  entouré  de  MM.  (laumonl.  vice-jirésident, 
Demaria,  secrétaire,  et  MM.  Loyer,  Griesliaber,  Jongla,  IVicbard, 
Heymond,  Charles  Mendel.  Mercier.  Utlo,  Turillon,  membres  du 
Comité  d'installation . 

Plus  tard,  le  7  octolire,  la  classe  eut  riioimeiir  de  recevoir  la 
visite  de  S.  M.  le  roi  Léopold,  accompagné  de  M.  lêlienne,  l\lmistre 
de  l'Intérieur,  M.  Cbapsal,  commissaire  général,  et  de  M.  Pinard, 
président  de  la  Section  Française.  Sa  Majesté,  guidée  par  M.  Bour¬ 
geois,  président  de  la  classe,  voulut  liien  s'arrêter  devant  ipielques 
expositions,  marquant  ainsi  un  intérêt  tout  spécial  aux  O'uvres  et 
portraits  exposés. 


AFFICHE  DU  VIEUX  LIÈGE. 


PONT  DE  FR\GNÉE 


DESCRIPTION  DE  L’EXPOSITION 


\oiis  allons  aborder  maiatenaiTl  la  (lesei'iplion  des  diverses 
expositions  françaises  et  étrangères;  mais  (pi’il  nous  soit  permis, 
avant  de  procéder  a  cet  examen,  de  manifester  les  regrets  que 
nous  avons  éprouvés  en  visitant  les  sections  étrangères.  Si  la 
France  a  apporté  a  l’Exposition  de  Liège  une  participation  digne 
d’elle.  nous  n’avons  mallieureusement  pu  constater  le  même  élan 
de  la  part  des  autres  pays.  L’Allemagne,  1’ \ngletei-re,  les  Etats- 
Unis,  où  la  production  pliotogrtapinque  a  acquis  une  si  intense 
activité  dans  toutes  ses  applications,  s'étaient  pour  ainsi  dire 
abstenus  d’exposer,  tandis  que  d’autres  pays,  a  part  la  llelgiqiie  et 
la  Suisse,  avaient  des  expositions  vraiment  insuffisantes.  Nous  ne 
pouvons  que  déplorer  très  sincèrement  ces  abstentions,  car  il  eût 
été  intéressant  de  rencontrer  une  participation  complète  de  toutes 


24 


EXPOSITION  JXTEIINATIONALE  DE  LIEGE 


les  nations  on  la  pliotooraplnc  a  fait,  depuis  quelrpies  années, 
1  objel  d’éludes,  d'applications  cl  tie  pEogi'ès  considérables. 


FRANCE 


Nous  avons  dit  <pic  la  Section  biançaise  de  Pholograpltic  avait 
oblenLi  un  grand  et  légitime  succès  ;  nous  ajouterons  ici  ipie  ce 
succès  est  dù  à  la  participation  de  toutes  nos  premières  maisons 
de  production  industrielle  et  de  nos  ateliers  les  plus  justement 
réputés  ipn  rormaienl  un  ensemble  absolument  remanpiable.  Nous 
examinerons  successivement  les  envois  faits  dans  cliacuiic  des 
Inanclies  de  la  pliotograpliic.  Nous  avons  donné  ;i  dessein  une 
certaine  éteiulue  ;i  la  description  des  appareils  exposés,  entrant 
meme  souvent  dans  des  détails  de  description  ou  de  construction 
connus  de  tous  nos  Iccleui’s.  Ils  nous  en  excuseront.  Il  nous  a  sem- 
Idé,  en  ell'el,  ipie  la  mission  d’un  rapporteur  dans  une  Expositifui 
lui  imposait  le  devoir,  non  seulement  de  résumer  l’état  actuel  d'une 
industrie,  mais  aussi  de  réunir,  pour  l’avenir,  tous  les  documents 
siisceptililes  de  manpier  ses  étapes  dans  la  marche  vers  le  progrès. 
C’est  a  ce  litre  ipie  nous  avons  pensé  qu’il  serait  intéressant,  un 
jour,  de  retrouver  j’éunis  certains,  détails  de  construction  des  appa¬ 
reils  en  usage  aujourd’hui. 


Appareils  photographiques. 

Optique.  =  Appareils  pour  la  projection. 

L’appareil  à  main  le  plus  recliercbé  du  jaublic  photograpliiipie 
en  France  et  le  plus  couramment  construit  par  nos  fabricants 
est,  a  riieure  actuelle,  dénommé  du  terme  générique  Jumelle 
phoLofjrapldqiie.  Cet  ajiparcil  ne  rappelle  guère  la  jumelle  de 
campagne  que  par  son  mode  de  visée  à  la  hauteur  des  yeux  ;  mais 
sa  construction  rigide  et  l'obusle  permet  de  lui  assurer  une  préci¬ 
sion  absolue  jointe  à  une  commodité  d’emploi  qu’il  semble  bien 
dillicile  de  réaliser  ailleiu's.  C’est  ce  modèle  d’appareil  que  nous 


SlîCTll  )>'  !•  UA^Ç A  ISIÎ. 


HAI’l'OUT  Dlî  LA  CLASSE  12 


2b 

li'oiiAons  le  plus  IVécpiemnieiiL  exposé  ù  Liège.  Toulcrois,  les 
conslnicleiM's  IViiiieais  u’onl  pas  unicpiemeiil  ii  lenir  coiiiplc  du  goùl 
(le  leurs  conipalrioles  ;  ils  doiveut  rechercher  ipiels  sont  les  appa¬ 
reils  les  plus  eu  laveur  à  l'él ranger,  de  façon  à  se  conforiuer,  dans 


la  mesure  du  [lossihle,  à  celte  vogue  pour  leurs  produits  destinés  à 
l’expoi'latiou.  Aussi,  nous  trouvons  égalcnienl  à  Liège  des  appareils 
plus  légers  cl  plus  léduils  ipie  la  jumelle  ;  nous  pouvons  même 
dire  ipic  sous  ce  rap[)orl  nos  construclenrs  ont  su  réaliser  de  véri¬ 
tables  [U'odiges  en  ne  sacrihant  en  lien  la  précision  à  la  légèreté  et 
à  l’élégance. 

M.  H.  BELLIENI,  de  iNancy,  expose  ses  appareils  pliologra— 
phiipies  du  type  dénommé  Jumelle,  ajipareds  de  précision  par 
excellence  et  (pu  ont  acipiis  à  la  manpie  lîellicni  une  réputation 
universelle.  La  Maison  Lellieni,  roiidéc  ;i  Met/  en  1812,  n’élail  au 
début  (|u’un  magasin  de  détail  ;  plus  lard,  ses  rapports  suivis  avec 
l’Ecole  d  application  ramenèrent  à  construire  les  nomlireux  instru¬ 
ments  dont  elle  a  conservé  la  spécialité. 


1ÎVI>()S1T!()>  IM’EUNATIONALE  DE  LIEGE 


aG 

Après  la  guerre,  elle  se  Iraiisporla  à  Nancy  avec  son  matériel 
el  tous  ses  ouvriers  ;  c'est  là  (|u’elle  continue,  depuis  celle  époque, 
la  ral)ricatlon  des  instruments  employés  dans  les  services  du  génie, 
de  l'artillerie,  des  chemins  de  fer  et  des  forêts. 

Utilisant  les  capacilés  professionnelles  des  ouvriers  expérimen¬ 
tés,  formés  dans  scs  ateliers,  pour  la  construction  des  instruments 
de  géodésie,  la  maison  nellicni  a,  depuis  1889,  créé  de  nouveaux 
types  d’appareils  pliotograplii([ucs  (pii  ont,  pour  une  large  pail, 
contrifmé  à  établir  la  réputation  mondiale  des  appareils  pliotogi’a- 
plii([ues  de  construction  fram;aisc. 

Le  mode  de  visée  emjiloyé  dans  les  jumelles  Bellieni,  imité  de 
ceux  employés  dans  les  instruments  de  lever,  ont  une  précision 
rigoureuse  qui  permet  à  ropératcur  de  recevoir  sur  la  plaipie  sen- 
silile  l'image  exacte  ipi’il  a  vue  dans  son  viseur,  quelle  que  soit  la 
position  donnée  à  rolijectif. 

Dans  la  vitrine  de  M.  Bellieni  ligiiralenl  : 

Sa  jumelle  simple  Ç)  1  lî  à  magasin  indépendant  de  douze 
plaipies  el  double  décentrement  de  l’objectif  avec  viseur  et  œilleton 
assurant  une  mise  en  plaipie  parfaite;  le  môme  modèle,  plus  léger 
et  plus  réduit,  S|)éclal  pour  vues  de  projection  du  format  8X9. 

Une  jumelle  universelle  9X1-^  et  le  môme  modèle  en  8X0’ 
cet  instrument  mérite  à  tous  égards  son  nom  à' universel  :  il  con¬ 
vient,  en  ell'et,  pour  tous  les  genres  de  pbotograpbie,  et  à  cet  ellcl 
il  est  muni  d'un  olituratcur  de  précision  à  l’olijectif  pour  les  tra¬ 
vaux  pbotogra])bi(pies  courants  ;  d’un  obturateur  à  rideau  et  à  fente 
variable  fonctionnant  devant  la  pbupie  pour  les  grands  Instantanés; 
d’un  téléob)eclif  amovible  pour  la  pliolograjilile  des  objets  éloignés, 
donnant  un  grossissement  de  ipiatre  ou  six  fois  et  pouvant  servir 
également  pour  la  téléstéréosciqiic.  Celte  dernière  application  exige 
(pie  les  deux  vues  destinées  à  l’examen  binoculaire  soient  prises  de 
deux  stations  assez  éloignées  si  l’on  veut  obtenir  un  relief  bien 
accentué  ;  il  importe  donc,  pour  faciliter  la  superposition  des 
images,  que  l’appareil  occupe  une  position  identique  dans  les  deux 
stations  :  le  niveau  d’eau  ordinaire,  indicateur  d’aplonda,  devient 
ici  insulïisant,  puiscpie  l’on  a  souvent  à  prendre  des  vues  plon¬ 
geantes  ou  en  fiauteur  ipii  nécessitent  une  inclinaison  assez  forte 
de  l’appareil .  Pour  olnier  à  cette  dilTicullé,  M.  Bellieni  a  imaginé 


SECTION  EKANÇAISE.  -  llAPrOHT  DE  I.A  CI.ASSE  1  ü 


37 


iiii  (lisposilir  très  simple  et  très  pratique,  composé  d’im  niveau  fixé 
sur  une  petite  platine  actionnée  jiar  une  vis  (le  rappel  :  l’appareil 
étant  mis  au  point  à  la  première  station,  on  actionne  la  vis  de 
rappel  de  façon  à  amener  la  huile  du  niveau  au  centre  de  la 
cuvette  :  la  platine  oeeupe  alors  la  position  lioi'izontale.  Pour  la 
seconde  station,  on  transporte  l’appareil  au  point  voulu  sans  tou¬ 
cher  au  niveau  ni  à  sa  vis  de  rappel,  et  on  incline  l’appareil  en 
tournant  les  ohjectifs  vers  le  hut  à  photographier  juscprii  ce  ipie 
la  Inille  d’air  du  niveau  vienne  de  nouveau  occuper  la  partie  cen¬ 
trale  de  la  cuvette  :  on  est  ainsi  assuré  ipie  rinclmaison  de  I  apjia- 
reil  sur  l’horizon  est  alisolument  la  même  pour  les  deux  stations. 
Lin  dispositif  aussi  simple  permet  de  mettre  le  sujet  principal  exac¬ 
tement  au  centre  de  la  plaipie  pour  les  deux  poses  également.  Le 
dispositif  n'est  autre  (|ue  le  viseur  de  l’appareil  coill’é  d’uii  cache 
spécial  ipii  en  réduit  le  champ  et  son  œilleton,  dont  rouverture  est 
ramenée  à  des  proportions  minuscules,  assurant  ainsi  une  visée 
ngoureiisemenl  |)réclse.  Ce  même  mode  de  visée  peiTiiet  de  déter¬ 
miner  de  la  première  station  téléphotographlipie  la  position  de  la 
seconde,  pour  ipie  les  deux  vues  soient  prises  exactement  à  la 
même  hauteur.  La  jumelle  universelle  constitue  de  ce  fait  un  Ins¬ 
trument  de  la  plus  haute  précision,  susce|)tilde  d'être  employé, 
non  seulement  pour  la  pliolographie  ordinaire,  mais  pour  tous  les 
travaux  de  photogrammétrie. 

M.  Helliem  expose  en  outre  une  jumelle  <)X  i:î  ii  deux  foyers, 
permettant  l’emploi  d'un  objectif  ordinaire  de  foyer  normal  ou 
d’un  (dijectif  grand  angulaire  pour  la  plioLographie  d’intérieurs  et 
dans  tous  les  eas  où  le  recul  est  insuffîsant. 

Une  jumelle  stéréoscopique  donnant  deux  Images  H  Xi  i)  t“t  un 
autre  modèle  donnant  deux  images  h  X  ^  mêmes  per- 

feetlonnements  ipie  nous  avons  signalés  pour  la  jumelle  univer¬ 
selle  ()Xi3  ont  été  appli(|ués  à  ces  deux  modèles  stéréoscopiipies. 

Dans  la  vitrine  de  M.  lîellieni  ligure  également  son  nouvel 
ajipareil  de  poche  8X^o  à  ohturateur  de  pla(|ue  :  cet  appareil  est 
une  véritalile  merveille  de  légèreté  et  de  précision  ;  Il  a  été  étahli 
spécialement  pour  les  amateurs  de  grands  instantanés  :  chevaux 
sautant,  courses,  ete.  On  remanpie,  dans  cette  nouvelle  création 
de  la  maison  Bellieni,  le  même  soin  et  la  même  perfection  apportés 


28 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  JJE  LIÈGE 


jns(|ne  dans  les  plus  menus  détails  qui  caraclériseni  tous  les  appa¬ 
reils  sortant  de  ces  ateliers  renommés. 

M.  Bellieni  nous  montrait  encore  sa  jumelle  appliquée  à  la 
pliolomicrograpliie  ainsi  qu’une  série  d’accessoires  et  appareils  auxi¬ 
liaires,  tels  que  châssis  pour  le  tirage  et  la  transposition  des 
épreuves,  chandDres  de  reproduction  et  d’agrandissement  d’un  travail 
très  soigné. 

LA  CHAMBRE  SYNDICALE  DES  FABRICANTS  ET  NÉGOCIANTS 

DE  LA  PHOTOGRAPHIE  présentait  en  tableaux  et  sous  une  forme 
très  concrète  les  dillérents  rouages  de  son  organisation  et  de  son 
lonctionnement  :  elle  a  été  fondée  en  i88q  dans  le  but  de  réunir 
en  un  groupe  indépendant  tous  les  industriels  et  négociants  exer¬ 
çant  les  professions  se  rattachant  à  cette  partie. 

Elle  étudie  et  propage  toutes  les  questions  techniques,  par  l’in¬ 
termédiaire  de  son  organe  mensuel,  publié  régulièrement  sous  le 
nom  de  Bullelln. 

Non  contente  de  défendre  les  intérêts  de  ses  adhérents  et  de 
pourvoir  aux  mesures  utiles  et  nécessaires  pour  développer  et  main¬ 
tenir  dans  la  bonne  voie  le  commerce  photographique,  elle  vulga¬ 
rise  et  propage  le  goût  de  la  pliotographie  par  des  cours  gratuits 
professés  dans  tous  les  arrondissements  de  Paris  avec  le  concours 
des  Associations  Philotechnique  et  Polytechnique. 

La  Chambre  Syndicale,  soucieuse  enfin  des  intérêts  de  tous, 
protège  et  récompense  les  employés  et  ouvriers,  concourt  gratuite¬ 
ment  à  leur  placement  et  facilite  l’entente  entre  patrons  et  ouvriers 
ou  employés. 

Enfin,  la  Chambre  Syndicale,  reconnaissant  la  haute  portée  de 
certaines  œuvres  d’intérêt  général,  fait  partie  des  Chambres  de 
Commerce  de  Milan,  Anvers  et  Genève  ;  elle  subventionne  annuel¬ 
lement  et  selon  ses  ressources  l’OIfice  National  du  Commerce 
Extérieur,  ceuvre  créée  par  le  Ministère  du  Commerce  (loi  du 
4  mars  1898). 

Itlle  fait,  en  outre,  partie  de  l’Union  Nationale  des  Sociétés 
Photographi(|ues  de  France  et  du  Musée  des  Photographies  Docu¬ 
mentaires,  directeur  M.  Léon  Vidal,  auquel  elle  a  oJfert  un  exem¬ 
plaire  de  toutes  les  épreuves  admises  au  concours  de  photographie 


SECTION  FUANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  EA  CLASSE  12  2C) 

instantanée,  organisé  en  1898  sous  la  présidence  de  M.  le  Ministre 
de  I  InsliTiclion  pnbli(|iie,  avec  le  concours  du  (conseil  Général  de 
la  Seine  et  du  Conseil  Municipal  de  Pans. 

MM.  DEMARIA  FRÈRES,  à  Paris,  dont  la  maison  compte  au 
nomlire  des  plus  importantes  du  monde  entier,  avaient  réuni  dans 
leur  vitrine  les  principaux  modèles  d  appareils  de  leur  laljricalion . 
Ces  appareils  se  distinguent  par  leur  lini  et  leur  cachet  tout  spécial 
ipii  alteslcnt  du  soin  apporté  à  leur  conslriiclion  :  chambres 
d’atclicr,  chamlircs  tourisles,  chambres  pliantes  de  lormal  cl  île 
volume  réduits,  jumelles  simples  et  sléréoscopiipics  en  bois  gainé 
et  en  métal,  appareils  pour  la  prujection  et  I  agrandissement,  ciné- 
malograplies,  ol))ectils  rectilignes,  a  portrait  et  anastigmats;  le  tout 
d’un  travail  irréprocbalde  tant  au  point  de  i  ue  optupie  911  au  [loint 
de  vue  mécaniipie,  atteste  ipie  la  ré|)ulation  universelle  de  la 
maison  Demaria  est  pleinement  méritée.  Passant  successivement 
en  re\uc  les  a|)j)areils  exposés,  nous  notons  : 

Une  série  d  ap|)areils  Caleh,  les  plus  minces  et  les  plus  réduits 
ipii  CMstcnl,  en  lormat  9X  > et  1 .»  18:  malgré  leur 

légèreté  et  leur  volume  réduit  au  minimum  ces  appareils  ollrent 
une  très  grande  stabilité.  L  ii  modèle  spécial  de  (ji/ch,  du  lormal 
()><C  été  muni  d  un  olituratcur  de  plaque  jiour  les  instantanés 

très  rapides;  un  obturateur  central  à  robjcctir  utilisalile  pour  les 
travaux  courants  complète  l'appareil. 

Une  série  d’appareils  établis  d'après  le  meme  principe  et  por¬ 
tant  la  meme  désignation,  établis  pour  les  formats  i,^Xi8, 
et  3oX4o;  ces  appareils,  construits  en  bois  et 
métal  léger,  réalisent  un  véritable  prodige  de  mécaniipie  :  ils 
ollrent  une  rigitlrlé  ipie  poinaient  seules  donner  pisipi  ici  les  cbam- 
bres  massives  du  modèle  touriste  ou  d’atelier. 

Une  série  de  (Julel),  du  lormat  9X1'^)  c*i  liois  de  leck  insen¬ 
sible  aux  changements  de  climat  et  de  lempéralure,  avec  soulllet 
imperméable  en  toile  grise  doublée  n’absorbant  pas  la  cbaleur  :  cet 
appareil  est  spécialement  étudié  et  construit  pour  les  colonies 
ebaudes  et  luimides  :  l’optupie  en  est  très  soignée  et  satislait  à 
toutes  les  exigences. 

Désireux  de  se  conformer  au  goût  du  public  qui  commence  a 


oo 


EXl'OSIÏTON  IXTEUNATIONALE  DE  LIEGE 


apprécier  les  avanlagcs  des  pellicules  phoLographiqucs  en  cartouches 
se  chargeant  en  pleine  lumière,  MM.  Demaria  ont  entrepris  la 
lahrication  d’aiipareils  ulllisanl  ce  genre  de  support  sensible;  c’est 
celle  série  d'appareils  (|u’ils  nous  présentent  sous  la  même  dési¬ 
gnation  de  Caleh  et  en  formais  8Xio  1/2  et  10X12  1/2:  ces 


appareils  permettent  l’emploi  facidlalif  de  pellicules  en  bobines  ou 
de  pbupies  ordinaires  ;  leur  conslrnclion  csl  des  plus  soignées  et  il 
convient  de  léhciter  MM.  Demaria  d’avoir  les  premiers,  en  France, 
pris  l'inilialive  de  construire  ce  modèle  de  cliambre  noire  qui 
semble  appelé  à  jouir  d'une  grande  vogue  et  pour  lequel  nous 
élions  tribu  la  1res  de  l’élranger. 

Dans  la  même  série  des  (Ja/eh,  nous  voyons  encore  un  appareil 
panoramKjiic,  employani  les  pellicules  en  boliine  et  donnant  des 
épreuves  b  X  odirassent  un  angle  de  120  degrés  environ. 

La  pellicule  sensible  est  tendue  sur  un  cintre  métalllipie  à  l’inté¬ 
rieur  de  l’appareil.  L’objectif,  acbromallipie  ou  anastigmal  est 
monté  à  pivol  avec,  à  l  anière,  un  obturateur  pyramidal  dont  la 


SECTION  FRANÇAISE.  -  UAPrORT  DE  LA  CLASSE  12 


3l 

fenle,  de  largeur  variable,  passe  iinniédiatenienl  devant  la  pellicule 
sensllile  ;  la  vitesse  de  translation  de  robliiraleiir  et  de  l’objectir 
peuvent  également  être  variées,  ce  (jui  donne  une  très  gi'ande  lati¬ 
tude  dans  les  combinaisons  de  vitesses. 

Sous  le  nom  de  (Japsa,  MM.  Demaria  exposent  une  série  de 
jumelles  simples,  stéréoscopicpies  ou  stéréoscopiques  à  décentre— 
ment  panorami(|ue,  d’un  Uni  et  d’une  précision  admirables. 

Les  Capsa  stéréoscopiipies  à  transformation  panoramique  auto¬ 
matique  sont  de  nouveaux  appareils  (jui  permettent  de  passer 
immédiatement  de  la  position  stéréoscopique  à  la  position  pano— 
ramiipie,  jnir  le  smqile  mouvement  de  déeentremeiit  de  l  avant  ipii 
amène  un  des  deux  objectifs  au  centre  et  qui  élimine  aiitomatiipie- 
ment  la  sé|)aration  stéréoscopique. 

Le  mouvement  inverse  ipii  remet  les  deux  objectifs  :i  leur 
|)ositiou  de  stéréoscopie,  ramène  en  même  temps  la  séparation  à  sa 
place.  Les  mouvements  se  font  sans  détacher  le  magasin,  même 
avec  la  plaipic  sensible  découverte,  sans  perte  de  temps  et  sans 
risipie  de  voile.  La  cloison  ii’est  jamiiis  détachée  de  l  appareil. 

fies  jumelles  sont  construites  en  liois  et  gainées  maroipim, 
pour  les  formats  q  i8  et  8Xi();  elles  sont  entièrement  mélal- 
liipics,  acier  et  cuivre  noirci,  pour  les  formats  (iXid  et  /IbXï**?- 
ces  deux  derniers  modèles  constituent  donc  des  appareils  tout  dési¬ 
gnés  pour  les  climats  chauds  et  humides  où  les  appareils  en  bois 
risipient  de  se  détériorer. 

Sous  le  même  nom  de  Capsa,  MM.  Demaria  exposaient  encore 
dillérents  modèles  de  jumelles  simples  du  format  (i  i 

Il  magasin  mobile,  mise  au  point  variable  et  double  décen- 
Iremenl  vertical  et  horizontal  de  l’objectif;  ainsi  qu’une  petite 
jumelle  entièrement  métallique,  pour  plaques  4  i/2Xd  n'cc  ma¬ 
gasin  de  12  plaijues,  et  enfin  une  jumelle  stéréosco|)i(pie  avec 
magasin  mobile,  du  format  G  X  9X1S. 

DilVérents  modèles  de  détectives  et  de  jumelles  d’un  prix  réduit 
et  employant  les  châssis  simples  en  métal  ;  des  détectives  et 
jumelles  à  escamotage  pouvant  contenir  six  ou  douze  pbupics  et  de 
bonne  fabrication,  supprimant  complètement  les  chances  de  ratés 
(pii  se  produisent  généralement  avec  ces  instruments. 

ÎVous  notons  encore  un  appareil  pliant  à  olitiirateur  de  jdaipie. 


32 


EXPOSITIOX  ISTEHNATIOXALE  DE  LIEGE 


du  formai  9X12  et  destiné  aux  instaiilaués  rapides  :  l’appareil  est 
gainé,  la  planclielle  avant,  en  bois  noir,  est  à  double  décentrement 
et  munie  d  un  objectif  à  monture  hélicoïdale  pour  la  mise  au  point 
des  olijets  rapprochés.  L’obturateur  de  plaipie  est  à  fente  variable 
depuis  cin(|  millimètres  jusipi  ;i  la  pleine  ouverture  ;  la  largeur  de 
la  lente  est  lisible  <le  l’extérieur,  ce  911  i  évite  tout  tâtonnement  ;  la 
vitesse  de  translation  du  rideau  de  l’obturateur  peut,  en  outre,  être 
modiliée  au  moyen  du  ressort-moteur  dont  la  tension  peut  varier. 
Cet  appareil  est  très  liien  compris,  très  bien  construit  et  il  a  trouvé, 
ilii  reste,  le  meilleur  accueil  auprès  du  public  ])botographi(pie. 

Les  7mA/c7’.s,  (]ui  ligurent  dans  la  vitrine  de  MM.  Ltemaria,  sont 
des  appareils  universels  pliants,  d’un  volume  et  d  un  poids  très 
réduits  ;  ils  allient  très  beiireuscmcnt  l’élégancc  à  la  solidité  et  per¬ 
mettent  d'opérer  soit  à  la  main,  soit  au  pied  ;  comme  support 
sensilile.  ils  utilisent  soit  les  jibupies  en  châssis  doubles  ordinaires, 
soit  les  pellicules  rigides  ;  ils  peuvent  également  recevoir  les  châssis 
à  magasin  pour  |)la(|ucs  ou  les  châssis  à  rouleaux  ])our  pellicules. 
L’ébénisterie  en  est  très  soignée  ainsi  que  l’ojitKpic  et  les  dilférentes 
parties  mécaniipies  :  les  Polders  se  présentent  sous  un  asjiect  très 
séduisant  <pii  juslilie  la  l'aA^eur  dont  ils  jouissent.  Ces  a|)pai'eds 
sont  établis  dans  les  formats  9X12,  8Xidi,  GXi'^ 

9X1^’  pour  la  stéréoscopie  et  le  panorama. 

Indépendamment  de  ces  appareils  touristes  de  série  courante, 
MM.  Deu  laria  avaient  tenu  à  présenter  leurs  chambres  PoïKjrès 
ipii  réunissent  tous  les  perfectioimcmcnts  désirahles  et  réalisent 
l’idéal  du  touriste  amateur  aussi  bien  ipic  du  pliotograpbe  profes¬ 
sionnel  :  ces  cliamhrcs  sont  robustes,  légères,  mûmes  de  tous  les 
mouvements  de  d(■ceutrcment  et  de  bascule  indispensables  |iour  la 
pbolograpbie  de  siqets  dilliciles  à  approcher,  ou  dans  les  cas  où 
l'on  est  obligé  de  pbologiMpbicr  de  très  près  un  monument  élevé, 
ce  ipii  nécessite  l'inclinaison  de  l’appareil  et  produit  une  déforma¬ 
tion  très  sensible.  ()utre  le  modèle  ordinaire  en  noyer  ou  acajou, 
MM.  Demaria  exposent  également  un  modèle  colonial,  de  cons¬ 
truction  spéciale,  :i  assemblages  vissés  et  tout  en  bois  de  teck. 

A  leurs  ateliers  d’ébénisterie  et  de  mécanique  de  précision, 
MM.  Demaria  ont  adjoint,  il  y  a  (picbpies  années,  des  ateliers 
d’o|)ti(pie  dont  les  produits  sont  uni\ ersellement  réputés.  Sans 


JARDINS  DE 
L’EXPOSITION. 


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SECTIO>’  FRANÇAISE. 


RAPPORT  DE  LA  CLASSE  13 


35 


parler  des  objectifs  rectilignes  et  autres  combinaisons  courantes, 
les  anasligmats  Demaria  frères  soutiennent  avantageusement  la 
comparaison  avec  les  mar(|ues  étrangères  et  ils  font  le  plus  grand 
bonneur  à  l'optique  pbotograpbique  française,  dont  nous  devons 
déplorer  l'absence  presijue  totale  à  l’Kxposition  de  Liège. 

MM.  Demaria  ont  toutefois  fait  iigiirer  dans  leur  vitrine  leurs 
célèbres  anastigmats  qu'ils  construisent  en  dilVérentes  séries  : 

La  Série  I  ;  objectifs  universels  à  cin(|  verres,  ouverture  F  :  8, 
angle  de  75  à  80  degrés,  spéciaux  pour  instantanés,  groupes,  por¬ 
traits,  reproductions  et  agrandissements. 

Série  II  :  anastigmats  doubles  symétriques,  ouvei’ture  F  :  (i.8, 
angle  moyen  de  (io  degrés,  composés  de  six  verres  associés  par 
trois  en  deux  éléments  syméti'iques. 

Série  III  :  anastigmats  Coiivertihies  asymétriipies.  composés  de 
deux  éléments  de  foyevs  dillérents  et  formés  de  trois  verres  collés, 
(ibacun  des  éléments  peut  s  employer  seul,  ce  qui  donne  en  un 
seul  ob|ectif  trois  combinaisons  de  longueur  focale  dilférente.  soit  : 
1"  l'objectif  complet  ;  3"  la  lentille  avant,  enqiloyée  seule  :  d"  la 
lentille  arrière,  employée  seule. 

Dans  tous  ces  instruments,  la  correction  des  dill'érentes  alier- 
rations  idrromatiipie,  sphérique  et  de  l'astigmatisme  est  excellente, 
le  cbamp  est  absolument  plan  jusipi’aux  bords  de  la  pbupie  pour 
laipielle  ont  été  construits  ces  objectifs. 

MM.  Demaria  construisent  également  les  cbamlnes  d'atelier 
spéciales  pour  pbotograpbes  professionnels  et  amateurs  ainsi  ipie 
pour  la  reproduction  et  la  pbotogravure.  Tous  ces  appareils  sont 
soigneusement  étudiés  de  façon  à  en  simplilier,  dans  la  plus  large 
mesure  du  possible,  les  dillérents  organes. 

Nous  notons  enfin  une  fort  belle  série  d’appareils  pour  la  jiro- 
jection  et  l’agrandissement,  d'une  construction  robuste  et  élégante: 
les  uns  destinés  aux  séances  classupies  de  projections,  les  autres 
plus  spécialement  adaptés  aux  besoins  des  amateurs  ou  des  pboto¬ 
grapbes  professionnels.  Il  convient  de  signaler  en  passant  le  dispo¬ 
sitif  permettant  de  transformer  un  appareil  pliotograpliique  ordi¬ 
naire  en  un  appareil  d'agnindissement,  par  l'adjonction  à  la 
cbambre  touriste  ou  folding  d'un  corps  de  lanterne  en  tôle  et  d  un 
condensateur;  dillérents  instruments  auxiliaires  très  utiles,  tels  ijue 


36 


EXPOSITION  IMTEUNATIONALE  DE  LIEGE 


chevalets  de  mise  au  point,  lampes  à  incandescence  par  l’alcool 
dénaturé,  carburateurs  et  clialumeaux  pour  la  lumière  oxyéthérique 
on  oxhydrique,  lampes  à  arc  avec  rhéostats  pour  la  projection, 
olijectifs  et  trousses  pour  la  projection. 

L’exposition  de  la  Maison  Demaria  était  une  des  plus  complètes 
et  des  mieux  comprises  :  Mi\l.  Demaria  qui  foui  avec  la  Belgique 
un  chitlVe  d’aUaires  considérable  et  {|ul  sont  tenus,  par  leur  suc¬ 
cursale  de  Bruxelles,  en  relations  constantes  avec  la  clientèle  belge, 
verront  certainement  augmenter  encore  leur  clulïre  d’aUaires  avec 
ce  pays. 

MM.  L.  GAUMONT  et  C'^  à  Paris,  en  dehors  de  la  faliricalion 
d'appareils  photograpliiipies  de  précision,  se  sont  fait  une  spécialité 
de  la  construction  d’appareils  cinématograpliiijues  et  d’édition  de 
111  ms  pour  cinématographes.  Nous  trouvons  donc  chez  eux  encore 
une  exposition  fort  remarqualde  d’appareils  réalisant  une  perfection 
ahsoliie  et  frairpés  de  ce  ca.cliet  particulier  (jui  distingue  la  fabri- 
cation  française. 

i\li\l.  L.  Gaumoiit  et  exposent  en  premier  lieu  leur  dernière 
création  :  le  Jylock-Noles,  nom  liien  mérité  s’il  en  fut  et  qui  désigne 
un  appareil  photograjdiique  minuscule,  ne  tenant  pas  plus  de 
|)lace  dans  la  jioclie  ipi’un  carnet  et  donnant  cependant  des  images 
extrêmement  (ines,  du  formai  [[  pouvant  être  agrandies 

en  id  //i(S  et  i8  ,,<^2/1  sans  rien  perdre  de  leur  netteté. 

Le  Ij/oc/, -Noies  se  compose  d’un  corps  avant  mélallicpie,  por¬ 
tant  rolqectif,  les  diaphragmes,  le  viseur  et  roliturateur.  Un  corps 
avant  est  réuni  ;i  la  partie  arrière  de  l’appareil,  mélalüijue  égale¬ 
ment,  au  moyen  de  ipiatrc  tiges  en  acier  d’une  rigidité  absolue  et 
articulées  de  façon  à  permettre  de  rapprocher  les  deux  parties  de 
l’appareil.  Le  corps  arrière  |)eut  recevoir,  soit  des  cliassis  sinqiles 
métalliques,  soit  un  châssis  à  magasin.  Un  simple  mouvement 
dé|)lie  l’appareil  ;  un  second  mouxement  ouvre  le  viseur,  démasipie 
l'objectif  et  arme  rohiurateur  ;  l’appareil  se  trouve  ainsi  instanta¬ 
nément  prêt  ;i  fonctionner;  c’est  donc,  par  excellence,  le  Block- 
\otes  pliotographiipie,  toujours  prêt  à  saisir  un  croipiis  instantané, 
l^e  Siéréo-Jjloc/i-Noles  est,  comme  son  nom  l’indique,  un  appareil 
stéréoscopique  établi  sur  le  même  plan  et  d’après  le  même  prin- 


SECTlUx^  l’UA>’ÇAlSi;.  -  KAI’l'OKT  DE  EA  CLASSE  12 


■^7 


clpe  :  le  Sléi‘éo-l}/ocl, -Noies  donne  des  iniiiyes  sléi'éosc(>|)i([ues  du 
IVn-niat  '10X^107  inilliiuèlres.  Désireux  de  d(.»iniei'  sallsruelion  à 
une  cerlaine  caléyorie  d'ainaleurs,  parlisans  des  appareils  jif^ides, 
MM.  L.  (jaumonl  el  C'“  oui  construil  égalenieul  un  llloelv-Xoles  el 


un  Stéréo-Bluck-Noles  dans  lescjuels  le  soulUet  en  peau  est  rem¬ 
place  par  un  corps  rigide  en  métal. 

Les  Spldos  (|ui  ligurenl  également  dans  leur  viirmc  sont  des 
appareds  pliotograpln([ues  de  haute  précision,  conslrmls  soit  en 
l)ois  com|»cnsé,  soit  en  métal.  Le  ilécenlremenl  de  la  partie  opliipie 
s’opère  dans  les  deux  sens  ;i  rroltemenl  doux  :  la  planclietle  d'ol)— 
jectif  peut  être  innnolnlisée  au  moyen  d  une  manette  de  serrage. 
(Quelle  (]ue  soit  la  position  de  la  |)lanchelto  de  décenlremcnl,  le 
xiseur  donne  toujours,  d  une  laçon  automalHpie  et  |)récise,  rimage 
exacte  du  SLijet,  telle  qu  elle  sera  laqiroduite  sur  la  jdaipie  sensible. 
L’olituralcur  dit  du  ('ong?'ès  est  ;i  très  grand  rendemcnl,  ce  qui 
permet  d  utiliser  complètement  la  luminosilé  des  objectifs.  Les 
Sjddos  peuvent  recevoir  soit  un  cbàssis  à  magasin  à  escamotage, 
contenant  12  phupics,  soit  un  châssis  a  roideaux  pour  pellicmles 


38 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


se  chargeant  en  plein  jour,  soit  encore  les  châssis  doubles  ordi¬ 
naires  à  rideau  ou  les  châssis  Film-Pack  pour  pelllcuies  rigides 
en  enipacjuetage  spécial. 

Les  Spidos  se  font  avec  corps  rigide  en  bois  compensé,  pour 
le  format  <)  >\  i2,  (i  Xi  et  8  X  ih,  ou  entièrement  en  métal 
pour  le  format  0  X  id.  Dans  la  série  des  Spidos,  trois  modèles 
méritent  une  mention  spéciale  : 

Le  Spido  universel  p  X  d  double  décentrement  et  xdsée  sim¬ 
plifiée  est  muni  de  deux  obturateurs  :  un  obturateur  de  plaque, 
pour  les  grands  instantanés  et  un  obturateur  du  Congrès  (Brex^et 
Decaux)  à  grand  rendement  à  l’objectif,  pour  la  photographie 
courante.  C’est  cette  disposition  que  nous  avons  trouvée  déjà  dans 
la  jumelle  univei'selJe  Beltieni. 

Le  Spido  pliant  9X1^  également,  est  un  appareil  réunissant 
à  une  très  gi-ande  précision  le  minimum  de  poids  et  de  volume  ; 
il  se  compose  essentiellement  de  deux  corps,  dont  celui  d’avant 
porte  l’objectif  et  celui  d’arrière  l’obturateur  focal,  reliés  par  qua¬ 
tre  articulations  métalliques  absolument  rigides  quand  elles  sont 
tirées  à  fond. 

Les  Stéréo-Spidos  panoranudnpies  du  format  GXi3  et  8X^6 
sont  établis  sur  les  mêmes  principes  que  le  Spido  ordinaire  9X12, 
mais  le  décentrement  horizontal  de  l’objectif  est  ici  remplacé  par 
un  mouvement  plus  considéraJde  (pu  d’un  même  coup  amène  au 
centre  de  la  plaque  un  des  objectifs  stéréoscopiques  et  ellace  la 
cloison  à  rintérieur  de  l’appareil.  IjC  mouvement  en  sens  inverse 
ramène  à  leurs  positions  res[)ectives  les  objectifs  et  la  cloison  pour 
la  photographie  stéréoscopique. 

Les  Stéréo-Spidos  métalldpies  (i  X  ne  diffèrent  guère  du 
modèle  type  que  par  leur  essence  même  :  toutes  les  parties  en  bois 
du  corps  de  la  jiimelle  et  du  magasin  étant  remplacées  par  le  métal. 
On  y  retrouve  les  mêmes  dispositifs.  Le  fonctionnement  des  divers 
mécanismes  n'a  pas  changé. 

Sous  le  nom  de  Stéréodrome,  JMW.  Claumont  et  G‘®  exposent 
un  nouveau  stéréoscope  classeur  pour  la  vision  directe  et  la  projec¬ 
tion  ;  cet  appareil  rpu  se  présente  sous  la  forme  élégante  d’un 
petit  meuble  de  salon  met  ramateur  à  même  de  regarder  successi¬ 
vement,  et  sans  aucune  faticue,  toute  une  collection  de  xmes  sté- 


SEGT10>'  l'H  VNÇAISE.  -  KAPPORT  IIE  I.  \  CLASSE  12 


39 


réoscopifjues  simplement,  an  moYen  de  boites  à  l'aimires,  for¬ 
mant  classeurs,  dénommées  hlocs~c/(issea?'s  et  dont  chacune  peut 
contenir  A'in^l  positifs.  Les  oculaii’es  du  stéréosco|)e  sojit  à  écarte¬ 
ment  et  a  mise  au  point  A'ariable.  Un  dispositif  très  moémeux  per¬ 
met  de  ramener  à  cha(|ue  instant  devant  les  oculaires  une  vue 
quelconque  choisie  au  hasai’d  parmi  la  collection  et  sans  déranger 
le  classement  des  clichés. 

IjCS  memes  constructeurs  ont  établi  une  lanteime  spéciale  pour 
projections,  qui  foi’me  le  complément  du  stéréodrome.  Le  corps  de 
cette  lanterne  est  étuilié  de  telle  façon  (|u’il  sidfit  d  y  mtrodnlre  le 
stéréoscope  classeur  et  d  en  faire  fonctionner  la  manivelle  :  les 
vues  sont  amenées,  successivement  et  de  façon  tout  autoniatif|ue 
devant  l  objectif  qui  les  projette  sur  l’écran. 

MM.  L.  (  laumont  et  U'®  présentent  en  outre  dillérents  instru¬ 
ments  également  remarquables  : 

Un  stéréoscope  corollaire  à  écartement  variable  et  dont  les  len¬ 
tilles  ont  été  calculées  de  telle  façon  que  I’omI  puisse  s’approcher 
le  plus  près  possdde  du  point  nodal  d’émergence  ;  condition  qu’il 
est  indispensalile  de  remplir  pour  obtenir  un  bon  relief  et  une 
perspective  naturelle. 

Un  appareil  pbotograpbi(|ue  controleur  de  vitesse,  spécialement 
établi  pour  le  contrôle  des  voitures  autonioliiles  ;  cet  enregistreur 
employant  des  ])la([iies  8  X  se  compose  essenliellement  d  iin 
obturateur  de  plaipie  muni  de  deux  fentes.  I  ne  partie  de  la  jilaipie 
SP'3  il  prendre  la  vue  des  objets;  I  autre  partie  est  utilisée 
pour  l’inscription  |)ar  la  lumière  des  vibrations  d  un  diapason  éta¬ 
lonné  donnant  cent  vibrations  douilles  à  la  seconde. 

Une  cbambre  Folding  de  construction  spéciale,  dite  à  «  Hlock 
System  »  et  munie  d’un  dispositif  automatique  qui  assure  un 
parallélisme  parfait  entre  le  corps  d’avant  ipii  porte  l’objectif  et  le 
corps  arrière  destiné  à  recevoir  la  ])la(|ue  sensible  :  cette  cbambre 
est  construite  en  bois  dur  très  sec  :  le  volume  et  le  poids  sont 
réduits  aux  dernières  limites. 

Dilîérentes  chamlires  d’un  modèle  plus  courant  et  du  genre 
«  folding  1)  ou  «  touriste  »  :  (|ui  allient  l'élégance  à  la  solidité. 

Des  amplificateurs  automatiques  et  à  rapports  multiples  pour 
l’agrandissement  automatique,  en  dimensions  variables,  des  petits 


E,\l>O.SITIüN  l>iTEK?<AT[0;<ALE  DE  LIEGE 


4ü 

cljcliés  Ibiimls  par  les  jiinielles  Spldos  ou  le  Block-Notes.  Ces 
appareils  soivl  d’une  conslruclion  très  soignée;  Je  fonctionnement 
en  est  nnnntieusemenl  réglé  de  laçon  à  assurer  le  maximum  de 
nellelé  aux  épreuves  agrandies. 

Cue  séj'ie  d  appareils  pour  la  projection  fixe;  modèles  classiques 
d  une  solidité  à  toute  épreuve  et  utilisant  soit  réclairage  au  pétrole 
ordinaire,  soit  la  lampe  a  arc  dont  ]\1jM.  Gaumont  et  C'®  exposent 
également  dillérents  modèles  avec  et  sans  résistances. 

|j  industrie  cinématograpliKjue  a  pris  en  France  un  développe¬ 
ment  considéralde,  et  1  on  peut  ailirmer  que  la  maison  Gaumojit  a 
etc  la  |U'(.)mol rice  de  ce  mouvement  en  mettant  la  première  en 
cxjdoi talion  les  brevets  Demeny.  Ija  lahrication  des  appareils  ciné— 
niatograpliiques  et  de  roulillagc  nécessaire  à  leur  exploitation, 
occupe  une  grande  partie  des  ateliers  de  iMlM.  Gaumont  et  C'®,  qui, 
actuellement  encore,  suppléent  pour  la  plus  large  part  aux  besoins 
des  dillérents  marchés  conlinentaux  et  du  marché  anglais. 

Les  ajipareils  pour  projccLions  cinématographiques  exposés  a 
Liège  [uir  iNI  M .  Gaumont  et  G‘®,  se  distinguent  par  certaines  parii- 
cularilés  ijui  méritent  d’être  signalées  ;  ils  sont  d’abord  à  perfora¬ 
tion  universelle,  ce  ipii  permet  de  projeter  les  pellicules  de  fabri¬ 
cations  dillérentes  ;  pour  supprinier  tonte  chance  d’accident,  les 
constructeurs  ont  en  outre  imaginé  un  système  d’écran  de  sûreté 
qui  ne  démasijue  la  pellicule  qu’au  moment  où  l’appareil  a  pris  sa 
\  liesse  régulière;  1  écran,  actionné  par  la  lorce  centrifuge,  revient 
se  mettre  en  place  dès  (jue  l’appareil  s’arrête  pour  une  raison  quel- 
conijue. 

Mais  la  création  la  plus  originale  et  la  jilus  ingénieuse  que  nous 
ayons  pu  voir  ligurer  a  Liège,  est  sans  contredit  le  Chrono-Phono, 
ajipareil  composé  d’un  cinématographe  projecteur  et  d’un  phono- 
grapbe  synchroniquement  accouplés;  cet  apjiareil  reconstitue  la  vie 
dans  les  moindres  détails,  le  geste  et  la  voix  de  l’acteur,  le  bruit 
et  le  mouvement  de  la  foule  :  Je  synebronisme  est  parfait  et  cette 
création  nouvelle  qui  a  nécessité  de  longues  études  et  bien  des 
tatonnenienls  avant  d  être  définitivement  mise  au  point,  sera  cer¬ 
tainement  accueillie  avec  enthousiasme  par  les  organisateurs  de 
conférence  ou  représentations  publiques,  foraines  ou  autres. 

Indépendamment  de  ces  appareils,  MM.  Gaumont  et  G'®  avaient 


SIÎCTION  I-’UAKÇ.VISIÎ.  -  HAPPOHT  J)E  LA  CLASSE  12  4l 

fait  ligiirer  dans  leur  viliine  nombre  d’accessoires  très  bien  compris 
et  d’nn  travail  Irréprocliable,  tant  au  jioiul  de  vue  de  l’exécution 
qu’au  point  de  vue  de  la  conception  elle-meme. 

dette  exposition  embrassait  donc  un  choix  très  grand  d’appa¬ 
reils  de  toute  nature  et  de  la  plus  haute  pi’ccislon,  présentés  au 
surplus  de  façon  fort  attrayante. 

M.  L.  KORSTEN,  à  Paris,  constructeur  d’appareils  pour  les 
Sciences,  Rayons  \,  ’l’élégrapbie  sans  lil,  etc.,  a  adjoint  à  son 
industrie  principale  la  falincation  des  appareils  pour  la  pliotogra- 
pbie  et  la  projection.  Nous  voyons  donc  ligurer  dans  la  classe  \11 
les  ddl'érents  modèles  d’appareils  sortis  de  ses  ateliers  : 

Sa  |umclle  Litote,  jtour  vues  stéréoscopHpies  (i^io  :  appareil 
sérieux,  de  construction  irréprochable  et  qn'un  outillage  mécanique 
bu  permet  de  produire  à  un  prix  qui  a  eu  vite  fait  de  la  rendre 
populaire,  d’est  un  grand  mérite  de  savoir  faire  bien  et  bon  marché. 

Une  IJtote,  plus  réduite  tpie  la  précédente,  donnant  également 
des  images  stéréoscopiipics  mais  du  format  4b  Xi  107  millimètres, 
construction  idcnticpie  à  la  précédente. 

Une  autre  modèle  de  jumelle,  portant  la  meme  désignation  et 
donnant  des  images  panoramiipies  b  Xi  ib;  ainsi  (|u  un  dernier 
modèle  pour  vues  stéréoscopi(|ues  SXiilj- 

Un  châssis  transposeur,  pour  le  tirage  des  positifs  stéréosco¬ 
piques  sur  papier  ou  sur  verre,  permettant  d  olitenir  directement 
des  épreuves  transjiosées  sans  être  obligé  de  couper  les  négatifs  ou 
de  recourir  à  l’inversion. 

Un  appareil  Polymètre .  pour  ragrandissement  et  la  projection  : 
appareil  très  bien  compris,  soigneusement  construit  et  irréprochable 
à  tous  égards,  tant  pour  la  partie  opti(|ue  que  pour  le  reste. 

Un  châssis  ou  banc  d'agrandissement,  établi  spécialement  pour 
la  mise  en  place  automatique,  sans  tâtonnements  ni  erreur  possible, 
du  papier  sensible  destiné  aux  agrandissements  ;  le  même  banc 
sert  à  faire  une  mise  au  point  précise  du  sujet  à  agrandir. 

Une  lanqie  à  arc  spéciale  pour  la  projection  fixe  ou  animée, 
montée  sur  un  support  massif  en  fonte,  ce  (pii  évite  tout  ajustage 
dans  le  corps  de  la  lanterne  ;  le  réglage  se  fait  à  la  main.  Ce 
modèle  peut  employer  un  courant  de  douze  ampères  :  il  est  ton- 


EXPOSITION  IXTEIINATIOXAEE  DE  LIÈGE 


4  2 

lefois  à  même  fie  siippoiler  un  couranl  de  vingt  à  vingt-cinq  am¬ 
pères  sans  ei'ainte  de  détérioration. 

J. a  lampe  à  arc  Luknr  utilisant  un  débit  faible  de  deux  à  trois 
ampères  et  se  branchant  instantanément  sur  une  douille  de  lampe 
à  incandescence  :  ce  modèle  a  été  adopté  par  un  grand  nombre  de 
maisons  étrangères  conslruisant  les  appareils  pour  projection,  aussi 
liien  pour  la  commodité  de  son  emploi  que  pour  sa  construction 
irréprochable. 

Enihi  une  autre  lampe  a  arc  établie  pour  les  courants  à  grand 
débit  et  pouvant  fonctionner  sans  accidents  et  sans  à-coups,  avec 
un  débit  de  tiente  anqières  ou  cent  ampères  pour  le  dernier  mo¬ 
dèle  :  les  organes  de  commandes  sont  disposés  de  telle  façon  (pi’ils 
ne  puissent  s’éebaun'er  :  cette  dernière  lampe  offre  donc  autant 
de  commodité  cpie  de  sécurité  et  elle  permet  à  I  opérateur  d’avoir 
sous  la  main  un  instrument  susceptible  de  se  prêter  à  toutes  les 
exigences. 

Il  faut  féliciter  M.  Korsten  de  deux  eboses  :  d’avoir  su  popula¬ 
riser  la  pbotograpliie  stéréoscopique  par  la  création  de  sa.  Litote  : 
d  avoir  familiarisé  les  projectionnistes  avec  la  lampe  à  arc,  par  la 
création  de  sa  Lui, -or  et  de  ses  dlUérents  autres  modèles  marcliant 
régulièrement  avec  des  courants  alternatifs  ou  continus  et  de  débit 
variable. 

LA  SOCIÉTÉ  ANONYME  DES  ÉTABLISSEMENTS  MACKEN= 
STEIN,  à  Eaiis,  a  acipils  une  réputation  universelle  pour  la 
perfection  et  le  lini  de  tous  les  appareils  (|ui  sortent  de  ses  ateliers 
d’ébénisterie.  Les  appareils  (|ui  nous  sont  présentés  à  Liège  justi¬ 
fient  pleinement  cette  réputation,  et  nous  devons  signaler  en 
premier  lieu  les  Fra/icias,  jumelles  |)botographic|ucs  perfectionnées, 
construites  avec  un  soin  ipii  en  fait  des  instruments  hors  ligne. 

Nous  signalons  en  particulier  les  Francias  6  1/2  Xi  9» 
et  qX  12  à  double  décentrement  de  l’objectif  et  viseur  corres¬ 
pondant  aux  différents  décentrements.  Ces  appareils  sont  munis 
d’un  obturateur  monté  au  centre  de  I  objectif  et  à  rendement 
maximum.  L’objectif  et  riditurateur  sont  amovibles,  de  façon 
ipi’on  puisse  les  employer  sur  un  autre  appareil  ou  pour  l’agran¬ 
dissement. 


SECTION  FllAiNÇAlSE.  -  UAPl’OllT  DE  LA  CLASSE  12  /|  3 

IjCS  Fraudas  slrréo-jxiaora/najaes,  élablies  dans  les  formais 
()  X  i3  cl  8  X  iS,  consliliienl  des  appareils  universels,  poiivanl 
fournir  à  volonté  des  vues  sléréoscopiipies,  des  vues  simples  occu¬ 
pant  la  moitié  de  la  plaipie,  des  vues  panorami(|ues  sur  toute  la 


DOME  GEM'UAL  DL  IJ.VLL  DES  INDUSTRIES. 


surface  de  la  plarpie.  La  séparation  stéréoscopupie  s  ellace  automa¬ 
tiquement.  De  plus,  l’appareil  recevant  uu  magasin  indépendant, 
il  est  possilile  de  faire  la  mise  au  point  sur  verre  dépoli.  L’arrière 
de  l’appareil  est  disposé  de  façon  à  recevoir,  le  cas  échéant,  une 
rallonge  supplémentaire,  pour  l'emploi  du  téléobjectif  ou  de  lentilles 
à  long  foyer.  La  mise  au  point  se  fait  à  l'aide  d'une  crémaillère. 

Le  même  principe  a  été  adapté  à  la  création  d  une  Francia 
45  X  '  07  millimètres  donnant  également  les  images  sléréoscopiipies 
ou  le  panorama  sur  la  plaque  entière.  Cette  nouA'elle  création 
comporte  tous  les  mêmes  perfeclionnemcnts  ipie  les  précédentes. 


EM’OSITIÜN  IM’El!?iAT10NALE  DE  LIEGE 


/|/l 

Soucieux  de  donner  salisfaclion  à  loutes  les  exigences  du  public 
photographique,  les  Étahlissenienis  Mackcnslein  ont  également 
créé  un  modèle  de  jumelle  simple  et  stéréoscopi(|ue  à  obturateur 
de  pla(|ue.  Cet  instrument,  comme  du  reste  tous  les  appareils 
jMackenstein,  est  d'une  construction  excessivement  soignée  et  d’un 
fonctiounemenl  régulier  et  Irréprochable. 

Ils  ne  dinerent  des  modèles  précédents  (pie  par  rohturateur, 
ipii  est  ici  du  système  à  rideau  se  déplaçant  Immédiatement  devant 
la  plaipie  sensilile.  Ce  rideau  est  muni  d’une  l'ente  dont  la  largeur 
est  variable  et  réglable  de  l'extérieur;  la  vitesse  de  translation  du 
rideau  peut  elle— même  être  modifiée  au  moyen  de  la  tension  du 
ressort  moteur.  L’obturateur  de  la  Lrancia  roncllonne  réiiullè— 

O 

renient,  sans  secousses,  et  II  permet  en  outre  de  faire  la  pose 
raciiltative,  ce  ipii  constitue  un  avantage  très  appréciable.  Les 
bords  de  la  fente  sont  eux-mêmes  garnis  de  mâchoires  métallûjiies, 
de  façon  à  assurer  une  ouverture  régulière  et  à  éviter  les  stries 
occasionnées  fréipiemment  jiar  rirrégularité  des  bords  des  rideaux 
cousus. 

Le  même  système  d’olituratcur  a  été  ajiplupié  à  un  appareil 
pliant  des  mêmes  conslructeurs  :  cet  appareil,  d’une  construction 
très  soignée,  est  d’un  maniement  très  facile  cl  possède  des  avantages 
Incontcstaldes.  Il  est  d’un  volume  et  d’un  poids  restreints,  qui  en 
font  un  appareil  porlatif  par  excellence. 

La  fente  du  rideau  est  variable  depuis  un  millimètre  jusipi’à  la 
largeur  exacte  de  la  plaipie;  le  changement  est  obtenu  de  rexléricur 
en  tournant  simplement  un  boulon  ;  une  petite  fenêtre  permet  de 
lire  au-dessous  de  ce  bouton  la  largeur  exacte  de  la  fente.  Le 
ressort  moteur  permet  de  donner  dix  tensions  dllVérentes,  et,  en 
combinant  ces  tensions  avec  la  largeur  de  la  fente,  on  arrive  à 
obtenir  toutes  les  vitesses  désirables,  depuis  le  i  lo  jusqu’au 
I  1200  de  seconde;  mais,  comme  nous  l’avons  déjà  signalé, 
robturateur  fait  également  la  jiose  à  temps  compté. 

L’objectif  peut  être  décentré  dans  les  deux  sens  :  sa  monture 
hélicoïdale  permet  de  faire  la  mise  au  point  des  objets  rapprochés. 

Sous  le  nom  de  Minima  nous  voyons  figurer,  dans  la  même 
vitrine,  une  pochette  photograpliicpie  donnant  des  images  stéréos¬ 
copiques  du  format  45  X  107  millimètres  :  cette  pochette  se 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  I.A  CLASSE  12 


45 


compose  de  deux  corps  réunis  par  rpialre  liges  métalliques,  ou 
tendeurs  rigides,  et  un  soulllet.  Le  corps  avant  porte  les  objectifs, 
les  diaphragmes  et  robtiiraleur.  Le  corps  arrière  reçoit  des  châssis 
simples  en  métal  pour  plaques.  L’appareil  est  léger,  réduit,  facile 
à  manœuvrer  et  construit  avec  cette  précision  que  nous  l'etrouvons 
dans  tous  les  instruments  sortis  de  ces  memes  ateliers. 

Les  Ltalilissements  Mackenstein  exposaient  en  outre  : 

Une  chambre  folding,  construite  en  acajou,  vernie  intérieu¬ 
rement  et  gainée  extérieurement  en  maroijuin  :  cette  chambre  est 
munie  du  même  oliturateur  de  plaipie  que  nous  avons  déjà  décrit. 

Une  série  de  chand)res  touristes,  construites  avec  le  plus  grand 
soin  et  (pii  peuvent  être  considérées  comme  des  chefs-d’œuvre  de 
l'ébénisterie  photographiipie.  Parmi  ces  chambres  ligurent  un 
modèle  dit  anglais  perfectionné,  construit  en  éhénisterie  et  méca- 
niipie  de  la  plus  haute  précision,  'rout  en  étant  des  instruments 
universels  et  pratiipies.  ce  sont  de  véritables  bijoux  comme  lini  de 
travail  et  élégance,  dans  lesipiels  rien  n’a  été  négligé  pour  les 
munir  de  tous  les  perfectionnements  et  de  tous  les  avantages  dési¬ 
rables. 

Ces  appareils  sont  carrés,  mais  le  cadre  dépoli  possède  un 
système  de  renversement  rapide  permettant  de  se  préparer  instan¬ 
tanément  pour  opérer  soit  en  largeur,  soit  en  hauteur. 

La  construction  ingénieuse  et  rationnelle  de  ces  appareils 
permet  d  y  utiliser  les  foyers  les  plus  courts  et  d'obtenir  le 
maximum  de  tirage  (pi  on  peut  donner  aux  chambres  noires.  Munis 
de  double  liascule  à  barrière  et  de  la  bascule  verticale  à  bavant, 
ces  appareils  permettent  d’opérer  rapidement  et  avantageusement 
dans  toutes  les  positions,  même  les  plus  dilliciles. 

Une  série  de  cbambi'es  d’atelier  et  d’appareils  pour  l’agrandis¬ 
sement  à  la  lumière  du  jour  ;  ces  appareils  sont  construits  avec  le 
même  soin  que  les  chambres  touristes  dont  nous  venons  de  parler  ; 
les  assemblages  en  ont  été  particulièrement  étudiés  pour  leur 
permettre  de  résister  à  tous  les  changements  de  température. 

Les  Établissements  Mackenstein  se  sont  également  fait  une 
spécialité  de  la  construction  des  appareils  et  insiruments  auxiliaires 
pour  la  similigravure,  le  procédé  Iricbrome  et  la  [ihotograpbie 
industrielle  en  général  :  ils  présentent  un  modèle  de  chambre 


46 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


noire  pour  J  a  reproduction  en  demi-teintes  d’une  construction  par¬ 
faite  à  tous  égards  :  l’appareil  est  monté  sur  un  support  spécial 
évitant  toute  vibration.  La  trame  se  déplace  parallèlement  à  la  sur¬ 
face  sensible  et  l’écartement  peut  toujours  être  contrôlé  avec  la 
plus  grande  précision.  Un  porte— modèle,  ou  porte-trame  rotatif, 
permet  d’incliner  soit  la  trame,  soit  le  modèle  lui-meme  afin  de 
lui  donner  toutes  les  positions  voulues  pour  le  procédé  aux  trois 
couleurs. 

11  nous  reste  à  signaler  encore  un  cbàssis  à  mercure,  d’un 
maniement  très  facde,  pour  la  photographie  des  couleurs  par  la 
méthode  intcrférentielle  (Lippmanii).  Ce  châssis  s’adapte  à  n’im¬ 
porte  (piellc  chamiire  noire,  au  moyen  d'un  hâti  spécial  que  chacun 
peut  iijuster  sol-méme  et  donne  des  Images  qXiîj. 

L  exposition  de  la  Société  Anonyme  des  Etahlissements  Mac— 
keiistein  était,  ou  le  voit,  des  plus  complètes  et  bien  propre  à 
donner  hi  plus  haute  idée  île  l’éliénisterie  photographique  française. 

SOCIÉTÉ  ANONYME  PÉRIPHOTE  ET  PHOTORAMA.  L’Expo¬ 
sition  de  celle  Société  était  située  en  dehors  de  la  classe  \  ‘>.  propre¬ 
ment  dite;  elle  occupait  dans  les  jardins  de  l’Exposition,  à  côté  du 
Ealais  de  l’Art  ancien,  un  vaste  eniplaceinent  où  s’élevaient  d'élé¬ 
gantes  constructions  aménagées  avec  un  goût  parfait.  C’est  là 
qu'étalent  ex[)Osés  les  appareils  construits  par  la  Société  et  que 
fonctionnaient  d'une  façon  permanente  le  Pbotorama  et  les  ciné¬ 
matographes.  Les  spectacles  organisés  par  M.  Promio,  directeur 
de  la  Société,  et  sans  cesse  renouvelés,  furent  une  des  attractions 
les  plus  curieuses  de  l  Exposition,  et  le  pulilic  nondjreux  qui  vint 
les  applaudir  jusipi’aii  dernier  jour  en  consacra  le  grand  succès. 

Les  deux  adniiraldes  apjiareils  exposés  |)ar  la  Société  du  Pén- 
pbote  et  du  Pholorarna  sont  coiislrulls  [lar  elle,  d  après  les  brevets 
de  MM.  A.  et  L.  Lumière,  de  Lyon.  Ix;  premier  de  ces  appareils, 
déuoinmé  l*rrlp/iole,  enregistre  sur  la  pellicule  sensible  le  tour 
complet  de  l’Iiorizon,  sans  la  moindre  déformation.  C’est  l’appli¬ 
cation  la  plus  ingénieuse  de  la  photographie  ([ue  nous  ayons  eu  a 
noter  depuis  plusieurs  années.  Le  Péi  i[)hole  se  compose  essentiel¬ 
lement  d'une  boîte  cylindri(|ue  alisohiment  étanche  à  la  lumière  et 
contenant  un  tambour  sur  lequel  est  tendue  une  pellicule  sensible. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLAS.SE  12 

La  pellicule  employée  est  enroulée  sur  une  bobine  ordinaire,  placée 
à  l’intérieur  du  tambour  :  elle  en  sort  par  une  fente  étroite  ména¬ 
gée  dans  la  paroi  et  y  rentre  par  la  même  fente,  apres  avoir  fait  le 


PALAIS  DL  l’art  AWLILN. 


tour  complet  du  cylindre,  pour  s’enroider  à  nouveau  sur  une 
deuxième  bobine  vide  destinée  à  la  recevoir. 

Sur  ce  tambour  cylindricpic  vient  s  appliquer,  de  façon  toute- 
fois  à  laisser  un  certain  espace  entre  les  deux  cloisons,  un  deuxième 
cylindre  creux  et  al)Solument  étanche  à  la  lumière.  Ce  cylindre 
porte  une  boîte  prismaticpie  sur  la(|uelle  est  fixé  l'objectif.  Le 
cylindre  est  porté  par  un  axe  à  roulement  à  billes  et  mù  par  iiii 
mouvement  intérieur  (riiorlogerie  ipii  peut  lui  faire  accomplir  le 
tour  complet  de  l’iiorizon.  A  l'arrière  de  rolq'cctif  se  trouve  une 
surface  argentée  qui  rénéebit  les  rayons  lumineux  sous  uii  angle 
de  45  degrés,  ainsi  ipi  un  obturateur  à  fente  île  i  millimètre  d'ou¬ 
verture  :  lobjectif  et  l'obturateur  solidaires  des  mouvements  du 
cylindre  extérieur  parcourent  donc  le  tour  complet  de  l'iiorizon,  cl 


48 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


la  fente  de  robtiiraleur  balaie  successivement  toute  la  surface  de  la 
pellicule  tendue  sur  le  tambour  intérieur.  L’obluraleur  s’ouvre  et 
se  ferme  automatiquement  en  un  meme  point  du  cercle,  corres¬ 
pondant  à  la  fente  du  tambour  intérieur  par  laquelle  la  pellicule 
sort  et  rentre  dans  son  logement  intérieur  :  celte  disposition  évite 
tout  raccord.  Le  nuuivemenl  de  rotation  du  cylindre  extérieur  est 
réglé  au  moyen  d'un  excentrique  à  boules,  et  la  vitesse  peut  être 
modilléc  suivant  les  cas. 

|j  appared  est  d  une  simplicité  inconcevable,  son  volume  est 
excessivement  réduit  et  le  poids  est  ramené  aux  dernières  limites  : 
ajoutons  que  le  Péi-lpliole  est  construit  tout  en  métal.  Au  point  de 
vue  du  fonclionnement ,  tout  se  fait  aulomatiipiement  une  fois  la 
pellicule  mise  en  place  :  il  sulllt,  en  clVel,  d’armer  l’appareil  en 
remontant  le  mouvement  d'borlogerie,  ce  ipii  s  elfectue  tout  sim¬ 
plement  en  faisant  tourner  le  cylindre  sur  lui-même  d  Un  peu  plus 
de  dbo  degrés;  au  moment  voulu,  dégager  le  régulateur,  et  l’ap¬ 
pareil  SC  met  en  marclie,  parcourant  le  cercle  d’horizon  :  l'oblu- 
l■alcur  s  ouvre  et  se  ferme  aulomaliqiiement  sans  qu'il  soit  liesoin 
de  s’en  préoccuper. 

Le  P/ioloj'o/na  utilise  les  vues  prises  au  moyen  du  Pérlphole. 
11  SC  compose  essentiellement  d’un  tambour  recevant  la  pellicule 
positive  et  de  douze  objectifs  projcclenrs  mobiles,  assurant  un 
éclairage  uniforme  de  l’écran  circulaire  et  réduisant  au  minimum 
la  vitesse  du  déplacement  angulaire. 

L’éclairage  est  fourni  par  un  projecteur  Mangin  du  type  em¬ 
ployé  par  la  marine  :  la  source  de  lumière  se  trouve  conqilètement 
séparée  de  la  salle  de  spectacle  et  transmise  sur  toute  la  surface  de 
la  pellicule  par  un  système  très  ingénieux  de  prismes  et  de  miroirs. 

Indépendamment  du  succès  qu’il  obtiendra  toujours  pour  les 
spectacles  forains,  à  dessein  desipiels  il  a  été  )us(|u’à  présent  parti- 
culièrement  étudié,  le  Prrlphole  rendra  certainement  de  très  grands 
services  pour  le  lever  des  plans  par  la  pliotograplile.  Ajoutons  à  ce 
propos  (|ue  la  Société  yVnonyme  Péripbole  et  Photorama  exposait 
également  un  modèle  d’appareil  destiné  aux  amateurs  permettant 
la  prise  de  vues  ]ianoramiqiies  dans  les  mêmes  conditions  et  d’après 
les  mêmes  principes  que  nous  venons  d’exposer.  Un  autre  appareil 
dénommé  Pycloncopc  servira  à  l’examen  des  positifs  panoramiques. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


''l!) 

H.  REHB,  à  Paris,  présenle  ses  spécialités  pliotographiques 
dont  nous  parlerons  en  détail  un  peu  plus  loin,  ainsi  que  sa  Fol- 
diny-Eclalr,  appareil  universel  par  excellence,  élalili  d'après  les 
données  les  plus  rationnelles  et  pernicllant  d’ohtenir,  alternalive- 
inent,  les  vues  stéréoscopiipies  7  ^6®  vues  simples  7  X  7- 

format  du  Congrès  pour  projeclions.  ainsi  que  la  vue  panoramique 
7X  sur  la  plaque  entière.  L’appareil  est  de  volume  très  réduit, 
léger,  d’un  maniement  sinqile  et  facile.  Il  est  frappé  de  ce  même 
cachet  original  tout  particulier  ipie  nous  trouvons  dans  tous  les 
appareils  de  construction  française. 

LA  REVUE  LUMINEUSE  avait  réuni  une  fort  lielle  collection 
de  vues  pour  projections,  ainsi  que  dilVérents  appareils  pour  la  pro¬ 
jection  fixe  et  la  projection  animée  ;  ces  appareils,  établis  dans  un 
but  spécial  de  vulgarisation,  sont  de  construction  simple,  roluiste 
tout  en  ne  maïupiant  pas  d’élégance. 

Dans  la  vitrine  de  la  Hevuc  Lumineuse  figurait  également 
Vüj’anm,  appareil  multiple,  se  transformant  successivement  et  par 
simple  sulistitution  des  tblTérentes  parties  optiijucs,  cpii  s’ell'acent 
automati(]uement,  en  une  jumelle  de  campagne,  donnant  un  fort 
grossissement  et  une  image  très  nette,  en  un  appareil  stéréosco¬ 
pique  pour  vues  (i  X  appareil  pliotograpbiipie  simple 

donnant  des  images  (i  X  Ij  •  1  appareil  Orania  se  Iransfnrme  encore 
en  stéréoscope  pour  rexamen.  par  transparence  ou  par  réilexion. 
des  vues  obtenues  par  le  dispositif  pbotograpbiipie. 

L'Oruina  constitue  donc  une  nouveauté  fort  originale  et  (jui  sera 
certainement  appréciée  à  sa  juste  valeur  par  le  public  pbotograpbiipie. 
L'appareil  se  présente  sous  une  forme  très  élégante;  il  est  léger,  de 
volume  réduit;  les  parties  mécaniques  et  optiipies  ont  été  soigneu¬ 
sement  étudiées  de  façon  à  olfrir  le  maximum  de  garantie  et  de 
rendement  dans  cbacune  des  applications  multiples  de  rmstrument. 

M.  JULES  RICHARD  expose  ses  appareils  pbotograpbiipies 
universellement  connus  sous  le  nom  de  1  rruscopes  et  renommés  à 
juste  titre  pour  rexcellence  de  leur  optique  et  de  leurs  organes 
métalliques  qui  leur  assurent  un  fonctionnement  parfait  dans  les 
conditions  les  [)lus  défectueuses  et  sous  les  climats  les  plus  divers, 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


5o 

Les  V érascopes  Richai'd  se  recommanclenl  encore  par  une  autre 
(jualité  qui  prime  toutes  les  autres  sans  en  exclure  aucune  ;  la  sim¬ 
plicité  de  leur  mécanisme  qui  en  fait  précisément  des  instruments 
hors  ligne,  iudéréglahles  et  que  l’on  peut  sans  crainte  confier  aux 
mains  les  plus  inexpérimentées.  On  peut  dire  ipie  la  photographie 
stéréoscoplipic  a  pris  en  Krance  un  développement  considérable, 
pour  le  plus  graiid  lilen  du  commerce  et  de  rindustrle  photogra- 
pliique  tout  entière,  gi'àce  surtout  au  Vcd'ascope  Richard,  qui,  per¬ 
mettant  d  oliteiilr  toujours  des  résultats  parfaits,  un  relief  bien 
naturel,  a  entretenu  et  développé  dans  le  publie  le  goût  de  cette 
lielle  hranclie  de  la  photographie. 

L  adoption  d  iiii  petit  l’ormat  a  rendu  posslhle  la  construction 
d'un  appareil  |)liotogra[>ln(|ue  de  haute  préeislon,  tout  en  restant 
très  pratiipie  pour  tout  le  monde. 

Le  l  crascopc,  cpiel  qu’en  soit  le  modèle,  est  tout  entier  en 
cuivre  argenté,  et  ee|)endant,  d  ne  pèse  ipic  ()(S()  grammes,  tout 
chargé  île  ses  douze  [daipies  stéréoscoplipics  pour  le  lormat 
'|5  X  i*'7- 

Dans  la  \ltrlne  de  M.  Jules  Ihehard  ligiiraient  ; 

Le  l  crascope  modelé  ordinaire,  ty[)e  populaire  par  excellence, 
dont  îles  milliers  d’exemplaires  fonctionnent  journellement  sous 
tous  les  climats  et  par  toutes  les  latitudes  :  cet  appareil,  tout  en 
métal,  se  conqiose  d’un  corps  de  chamhre  évidé,  d’un  viseur 
encastré  et  de  deux  objectifs  rectihuéaires  avec  obturateurs  et  dia— 
|)hragmes  :  un  magasin  Interchangeable  en  jileine  lumière  complète 
l’aiqiarell . 

Ije  Vérasrope  modèle  liKlO,  également  métallique,  muni  d’ob¬ 
jectifs  anastigmats  d  une  grande  linesse  et  très  lumineux,  avec 
magasin  à  fermeture  de  sûreté,  supprimant  le  volet  et  empêchant 
toute  Inliltration  de  lumière. 

Le  Vérasrope  èi  déceidremenh  modèle  I  OOo  :  ce  nouveau  modèle 
comporte,  eu  plus  des  organes  et  des  perrectionnements  signalés 
dans  le  modèle  iqoo,  un  dispositif  d  une  manœuvre  simple  et 
commoilc.  permettant  le  décentrement  des  objectifs  jusqu’à  8  milli¬ 
mètres  au-dessus  de  leur  position  normale. 

Le  mécanisme  par  leijiiel  s  opère  le  décentrement  des  objectifs 
opère  en  même  temps  le  décentrement  des  viseurs  ;  de  sorte  que 


SECTION  FlIANÇAISE.  -  IIAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


l’on  voit  toujours,  dans  le  Aiseur  direct  à  œillelon.  rimagc  exacte 
(jui  sera  reproduile  sur  la  plaijue  sensible.  Le  Vérascope  modèle  JQod 
est,  comme  le  précédent,  muni  de  deux  excellents  anastigmats  et 
d'un  magasin  métalliijue  pouvant  contenir  douze  phujues. 

Le  \  éniscojte  7  X  id,  établi  pour  les  amateurs  (jui  veulent 


faire  des  épi’euves  sur  pajiier  destinées  à  être  collées  sur  les  feuillets 
d  un  album  sans  avoir  besoin  de  l'ccourir  aux  a|i|)areils  d’agran¬ 
dissement,  est  fiasé  sur  les  memes  juincipcs  ipie  le  1  Vv’u.sro/>c 
45  X  107  "V'"  d  possède  toutes  les  ijualités  et  tous  les  jierlec— 

tionnements  ;  les  seules  dillérences  entre  le  Véfaseope  7X  i'* 
le  modèle  consistent  dans  le  format  cl  dans  les  diapliragmes 

iris  des  objectils  (jiii  sont  ici  accou|dés  et  actionnés  par  nue  liielle 
qui  les  rend  solidaires,  l^’ojitique  est  aussi  soigneusement  choisie 
et  se  comjiosc  de  deux  anastigmats  à  court  foyer  et  ;i  grande 
ouverture. 

Ce  (jui  caractérise  le  Vérascope ,  indépendamment  de  sa 
construction  robuste  toute  en  métal,  et  de  la  juécision  ijui  en 
résulte,  cpielles  (jue  soient  les  conditions  climatéi'Kjues  du  beu  où 


EXPOSITIOIV  IXTEUXATIOXALE  DE  LIEGE 


52 

rinstrument  est  utilisé,  c’cst  le  relief  surprenant  que  donnent  les 
images  du  Vérascope.  Tout  le  secret  en  réside,  il  est  vrai,  dans  la 
construction  minutieusement  étudiée  de  l’instrument,  dans  le 
réglage  absolument  parfait  des  objectifs,  réglage  non  seulement  en 
ce  (pii  concerne  l’écart  entre  les  axes,  mais  aussi  pour  le  foyer. 
Pour  utiliser  toutes  les  qiudités  optiipies  d’un  objectif  anastigmal, 
il  est  indispensable,  en  elfet,  (|ue  la  surface  sensible  se  trouve  tou¬ 
jours  exactement  au  plan  focal  de  l’objectif,  à  un  écart  infinitésimal 
près  :  cette  condition  (pu  est  surtout  indispensable  pour  les 
objectifs  à  court  loyer,  se  trouve  réalisée  de  la  façon  la  plus  par¬ 
faite  dans  le  Vérdscojie  lUchard:  aussi  ne  devons-nous  pas  être 
surpris  de  voir  exposées  des  épreuves  de  Vérascope  agrandies  sept 
cent  vingt-neuf  fois  en  surface  ou  vingt-neuf  fois  en  diamètre. 

M.  Ricliard  présente  encore  dillérents  accessoires  pour  le  tirage 
ou  l’examen  des  épreuves  stéréoscopiques  :  ebâssis  transposeurs, 
stéréoscopes  pliants,  stéréoscopes  américains,  ainsi  que  VTaxipJiole, 
cet  appareil  est,  à  proprement  jiarler,  un  stéréoscope  classeur  auto— 
matiipie,  ayant  a|)proximativement  les  memes  dimensions  que  le 
modèle  dit  américain,  fin  appuyant  sur  un  levier,  les  diapositifs 
placés  dans  une  boîte  à  rainure  se  présentent  devant  les  oculaires 
et  se  succèdent  sans  que  le  classement  puisse  jamais  être  modifié. 
Le  Taxipkole  peut  servir  à  deux  lins  ;  en  le  plaçant  devant  le  corps 
d’une  lanterne  a  |)rojeetions,  les  vues  peuvent  être  successivement 
projetées  sur  un  écran  en  iitilisanl,  pour  cette  projection,  les 
objectifs  mêmes  du  stéré()seo|)e. 

Le  banc  stéréopbotogra|)ln(pie constitue  une  création  plus  récente 
encore  de  la  maison  .Iules  Ricliard  ;  ce  banc,  construit  d’api’ès  les 
plans  et  les  ilonnées  du  professeur  Colardeau,  permet,  en  elfet, 
d’utiliser  le  Vérascope,  ou  tout  autre  appareil  pbotograpbiipxe  du 
même  genre,  pour  la  |)botograpbic  stéréoscopique  des  petits  objets 
et  à  courte  distance.  On  sait  ipi’eii  opérant  sur  de  tels  objets  et 
dans  les  conditions  ordinaires,  les  parties  centrales  du  sujet  s’écai’- 
tent  du  milieu  de  la  [ilaipie  sensible  et  cela  d’autant  plus  (pi  on 
opère  à  une  plus  faible  disLaiice.  De  [dus,  dans  le  tirage  des  positifs, 
par  suite  de  l’interversion  des  clicliés,  le  décentrement  des  points 
correspondants  des  deux  images  se  produit  en  sens  contraire,  et 
1  écartement  des  centres  devient  inférieur  a  b3  millimètres  (distance 


sf:ctio\  fka^çaise.  —  happort  de  la  classe  12 


53 


normnie  des  yeux).  Il  en  résulte  une  (liniculté  considérable  et  sou¬ 
vent  même  une  impossiln’lité  complète  d’obtenir  la  superposition 
des  deux  images. 

Le  banc  stéréophotographique  corrige  le  premier  défaut  et 
permet  d’atténuer  le  second  d’une  façon  systémati(|ue,  de  manière  à 
donner  un  relief  pratirpiement  satisfaisant. 

(le  banc  est  très  utile  poui’  la  photographie  stéréoscopi(|ue  des 
objets  d’art,  statuettes,  médailles,  bijoux  ;  il  permet  de  prendre  en 
stéréoscopie  des  cristaux,  des  champignons,  des  mousses,  des  lichens, 
des  Insectes,  etc.  Une  collection  d’épreuves  olitenues  avec  ce  banc 
figurait,  du  reste,  parmi  les  objets  exposés  par  M.  Jules  Ulcbaid. 

.A  joutons  (pi  à  la  construction  d  appareils  stéréosco|)l(pies, 
M.  Jules  Richard  joint  celle  d’appareils  enregistreurs  en  tous  genres, 
baromètres,  tbei-momètres,  anémomètres,  pluviomètres,  planlmè- 
tres,  statoscopes  :  nous  donnerons  une  Idée  de  l’Importance  de  la 
maison  ,1.  Richard  en  disant  que,  de  i8(Si  à  iqoo,  trente  mille  enre¬ 
gistreurs  sont  sortis  de  scs  ateliers. 

LA  SOCIÉTÉ  ANONYME  DES  PLAQUES,  PAPIERS  ET  PEL¬ 
LICULES  PHOTOGRAPHIQUES  J.  JOUQLA,  outre  ses  pla(|ues, 
papiers  et  produits,  que  nous  étudierons  plus  loin,  présentait  dilTé- 
rents  modèles  de  son  appareil  Siiutox,  se  chargeant  en  plein  jour 
avec  la  hoîte  de  plaques  elle— même. 

Le  Siniiox  constitue  une  innovation  des  plus  Intéressantes,  appelée 
à  rendre  de  très  grands  services  aux  touristes  photographes  (pil 
n’ont  plus,  désormais,  à  se  préoccuper  de  rechercher  un  laliora- 
toire  pour  le  chargement  de  leurs  châssis.  La  cpiestlon  du  charge¬ 
ment  en  plein  jour  des  appareils  photograpbl(|ues  se  trouve,  par 
là,  résolue  de  la  façon  la  plus  parfaite  et  la  plus  commode  que 
l’on  puisse  souhaiter. 

L’appareil  Sinnox  peut  recevoir,  indépendamment  de  la  boite 
chargeur,  qui  se  trouve  dans  le  commerce  tout  prête  à  être 
employée,  les  (diàssis  douilles  ordlnaii’es,  les  châssis  simples  en 
métal  ou  les  magasins  ordinaires  pour  phupies,  bien  ([ue  ces  acces¬ 
soires  coiiteux  et  encombrants  soient  devenus  parfaitement  inutiles 
par  le  seul  fait  de  la  création  du  chargeur  Sinnox. 

Les  appareils  jirésentés  à  Jjiège  pai'  la  Société  des  Plaques  et 


54 


EM'OSITIO^  IM'IÎKNATIO.NALE  DE  LIEGE 


l’iipiers  .1.  .lougla  soiil  de  coiislmcüoji  1res  soignée  et  élégante;  ce 
sont  de  \éiilal)les  apj)areils  de  luxe,  étal)lis  avec  toute  la  précision 
et  la  solidité  désirables. 

[Nous  avons  noté  en  particulier  :  un  ^innox  G  1/2  ^(),  forme 
juinelle,  appareil  de  vulgarisalion,  muni  toutefois  d’une  excellente 
optiipie  et  d  une  construction  roluisle. 

Le  Siniiox  G/<^i.l  étaLili  pour  les  vues  stéi'éoscopujues  dans  le 
lormat  le  plus  populaire  qui  existe  actuellement. 

Un  Suiitox  pliant  du  lormat  appareil  de  grand  luxe, 

muni  de  tous  les  perlectionnements,  pourvu  d’une  optique  de 
premier  choix  et  susceptible  de  satisfaire  à  toutes  les  exigences  de 
la  |)botogra]»bie  d’amateur. 

La  Société  J.  Jongla  exposait,  en  outre,  des  épi’euves  d’après 
clichés  Sninox  agrandies  sur  papiers  au  bromure  J .  Joinjld. 

M,  L.  TURILLON,  successeur  de  A.  Darlot,  représente  seul 
I  iqitiipic  photographique  française;  il  huit  doublement  le  féliciter 
d  avoir  lait  ligurer  ses  instruments  à  Liège  et  d’y  avoir  présenté 
des  instruments  hors  ligne  dont  rexcellencc  n’est,  du  reste,  |)lus  à 
démontrer.  M .  T  urillon  exqiosait  une  série  de  planigraphes  en  diffé¬ 
rentes  montures,  pour  appareils  à  main  et  sur  pied. 

Le  Planigraphe  est  un  anastigmat  symétriipic  ayant  un  champ 
très  étendu  :  1  ouverture  utile  maxima  est  F  ;  7,5  ;  les  images  sont 
extrêmement  nettes,  hrillantes  et  fouillées,  aussi  le  Planigraphe 
a-t-il  été  adiqité  par  un  grand  nombre  d’opérateurs  pour  la  prise  de 
vues  cmématograpliiipics.  C’est  un  des  meilleurs  iiïstruments  que 
I ) rod U ise  l’o p 1 1  ( pie  |d  1  o t og rap h i ( pie . 

Une  série  d’objectils  rectilméaires  achromaticpies  :  ces  objectifs 
ont  une  ouverture  utile  relativement  considérable  ;  la  courbure  de 
champ  est  presque  totalement  éliminée  et  l’astigmatisme  lui-meme 
n’existe  pas  pour  un  angle  assez  étendu. 

Un  objcctil  spécial  dit  «  olijcctif  d’artiste  >:>,  construit  d’après 
les  calculs  de  AI.  Leclerc  de  Pulbgny,  donnant  des  images  très 
douces  et  très  modelées  ;  ce  résultat  est  olitenu  par  une  correction 
imparfaite  des  éléments  com|iosants  au  point  de  vue  de  l’aberration 
cbromalKpie  ;  les  traits  sont  ainsi  envelojipés  d’une  sorte  de  frange 
qui  les  estompe  et  les  adoucit. 


SECTION  FRANÇAISE. 


RAl’l’ORT  DE  l.A  CLASSE  12 


55 


Un  léléolijectif  s’employant  sur  tous  les  appareils  à  main 

ou  sur  pied,  sans  modifier  la  mise  au  point  :  Y A(hn  se  visse  tout 
simplement  à  l’avant  de  l’objectif  sans  enlever  ce  dernier.  Pour 
obtenir  un  grossissement  plus  fort  on  peut  cependant  enlever  la 
combinaison  avant  de  l’objectif  pliotograpliupie  si  cet  olijectif  est 
du  type  syméti  Kjue,  ou  substituer  V Adon  à  l’objectd’ pliotograpliupie 
pour  obtenir  un  grossissement  plus  considérable  encore.  \j  Adon 
forme  le  complément  indispensable  de  tous  les  appareils  à  main 
munis  d’objectifs  à  court  foyer  et  son  usage  se  répandrait  lapide- 
ment  si  l’instrument  était  plus  connu  du  public  pbotograpbiipie. 

M.  Turillon  présente  encore  dillercnts  appareils  pliotograpbiipies 
de  précision,  chambres  pliantes  à  articulations  assurant  une  rigidité 
parfaite  à  l’appareil  ouvert,  et  le  Pliofo-Tlclcet,  appareil  minuscule 
donnant  des  photograpbies  4X4  et  muni  d’un  objectif  très  lumineuv. 

Une  trousse  anastigmatiipie,  composée  des  mêmes  éléments  (jiii 
entrent  dans  la  construction  du  Planigrapbe. 

Des  loupes  de  mise  au  point,  lentilles,  condensateurs  et  instru¬ 
ments  d'optiipie  divers. 

Un  obturateur  central,  simple  et  stéréoscopiipie,  merveille  de 
mécanirpie  de  précision,  donnant  une  très  grande  graduation  de 
A-itesses  depuis  les  plus  lentes  jiisipi  auv  plus  rapides.  Cet  obtura¬ 
teur  a  été  adopté  par  un  grand  nombre  de  constructeurs  de  jumelles 
et  d  appareils  a  main,  tant  a  cause  de  sa  construclion  parfaite  ipic 
pour  son  rendement  considérable  qui  permet  d’utiliser  toutes  les 
qualités  optiques  des  objectifs  qui  y  sont  adaptés. 

Nous  sommes  persuadés  que  M.  Turillon,  cpii  fait  un  (diilTre 
d’alVaires  considérable  avec  l’étranger,  verra  encore  s  augmenter  le 
nombre  de  ses  clients  belges,  allemands  ou  anglais. 

Nous  regrettons  seulement  que  d’autres  opticiens  français  n’aient 
pas  jugé  utile  de  suiAie  son  exemple  et  de  venir  rehausser,  par 
leur  présence,  la  Section  française  de  la  classe  12. 

Photochimie.  =  Plaques,  papiers,  produits  chimiques. 

L’industrie  pliotocbmiKpie  française  était  largement  représentée 
dans  la  classe  12  et  nous  y  avons  trouvé  nombre  de  prépara- 


EXPOSITION'  IM'EUXATIOXALE  DE  LIEGE 


5  G 

liojis  f]ui  alleslent  des  très  grands  progrès  réalisés  dans  celle  branche 
depuis  quelques  années. 

M.  GEORGES  BALAGNY,  à  Paris,  expose  les  résullals  oblenus 
par  sa  nouvelle  niélbode  de  développenienl  unique,  employanl  le 
diainidopbénol  en  li(pieur  acide,  pour  plaques,  pellicules  el  papiers  : 
les  résultats  (pi  il  piésente  alïîrnient  de  façon  Indiscutable  l’excel¬ 
lence  de  celle  inélbode  (pii  a  pour  elle  le  plus  grand  des  mérites  ; 
une  exlrènie  simplicité,  réduisant  au  minimum  les  chances  d’in¬ 
succès;  les  éjireuves  exposées,  témoignent  de  toute  rhabileté  de 
ÎM .  Palagny  (pil  est  connue  de  tous  depuis  longtemps. 

M.  J.  DUBOULOZ,  à  Paris,  expose  son  Aulocopisle  pbotogra- 
pbnpie,  le  jilus  slnqde  des  procédés  pbolomécanl(jues,  qui  permet 
a  ramatcur  et  au  professionnel  de  tirer  un  nombre  illimité  de 
reproductions  aux  encres  grasses  d’après  ses  clichés  négatifs. 
L’Autocopiste  ne  nécessite  pas  de  longue  description  ;  c’est  la  sim¬ 
plicité  meme,  simplicité  (pu  réalise  en  même  temps  la  perfection 
idéale,  choses  ipn  paraissent  à  première  vue  inconciliables.  Les 
spécimens  présentés  par  M.  Dubouloz  démontrent  clairement  ruli- 
lllé  et  les  (pialités  de  son  procédé,  connu  et  apprécié  aujourd’hui 
du  monde  entier. 

MM.  GRIESHABER  et  C"'-,  à  Paris,  avaient  réuni  une  fort  belle 
collection  d’épreuves  olitenues  sur  leurs  plaques  et  papiers.  La 
nianpie  As  rie  Trèfle  est  sidïisamment  connue  pour  (|ue  nous 
n’ayons  pas  à  en  parler  longuement  :  MM.  Griesbaber  et  G'®  ont 
su  en  faire  une  des  premières  marques  françaises  et  deux  créations 
nouvelles  que  nous  nous  plaisons  à  signaler  en  étendront  encore 
le  renom  :  nous  voulons  citer  les  plaipies  Inlecjrwn,  couebées  avec 
line  émulsion  ortbocbromallipie  qui  rend  avec  une  perfection  aliso- 
lue  la  valeur  des  couleurs  et  cela  sans  aucun  écran  destiné  à  atté¬ 
nuer  l’aclivllé  des  rayons  bleus  et  violets  ;  les  plaipies  Iitlegrum  se 
recommandent  encore  par  irautres  ipialités  primordiales  :  atté¬ 
nuation  et  suppression  du  halo,  grande  transparence  des  clichés, 
absence  de  voile,  grande  rapidité  :  ce  sont  autant  de  raisons  qui  leur 
ont  xaibi  le  plus  cbaleureux  accueil  du  public  pbolograpbique. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12  67 

IjR  seconde  créalioii  a  laquelle  nous  faisons  allusion  est  celle 
du  Bronijl,  pajner  à  noircissement  rapide,  donnant  sans  virage  la 
plus  grande  variété  île  tons. 

ÏMM.  («rieshaber  et  C'°  exposent  en  outre  dinérents  spécimens 


d  épreuves  obtenues  sur  leurs  plaipies  ordinaires,  recommandables 
par  leur  qualité  et  leur  prix  modique  ;  sur  papiers  au  bromure, 
mats,  brdiants  et  rugueux,  conservant  toute  la  délicatesse  de  détails 
du  négatif  original  et  reproduisant  avec  lidélilé  les  moindres  demi- 
temtes,  sans  empâter  les  grands  noirs. 

Une  série  de  vues  diapositives  sur  verre,  obtenues  sur  émulsions 
y4s  de  TrèJ'le,  et  remanpiables  par  le  fouillé  et  la  délicatesse  des 
détails. 

MM.  GUILLEMINOT,  BOESPFLUQ  et  C'*'  présentent  de  fort 
beaux  spécimens  d'épreuves  positives  d'après  plaipies  négatives 
ordinaires  (Juilleminot,  bande  noire,  émulsion  extra-rapide,  don¬ 
nant  des  clicbés  très  liarmonieux,  bien  fouillés  et  à  grain  très  fin. 


58 


EXPOSITION  IXTEKNATIONALE  DE  LIEGE 


Plaques  iiégalives  orthocliromaliques  s’employant  sans  écran  et 
avec  écran;  émulsion  très  rapide  permettant  d’obtenir  un  rende¬ 
ment  absolument  correct  des  couleurs  ;  MM.  Guilleminot,  Bœpsllug 
et  C‘®  construisent  également  des  écrans  appropriés  pour  l’usage  de 
ces  plaques  :  ces  écrans,  établis  sur  des  données  scientifiques  cer¬ 
taines,  permettent  d’obtenir  un  rendement  correct  des  moindres 
nuances  et  cela  dans  les  cas  les  plus  difficiles. 

Diapositives  à  tons  noirs  et  à  tons  chauds  ;  les  spécimens  pré¬ 
sentés  démontrent  la  richesse  de  tons  qu’il  est  possible  d’obtenir 
par  l’emploi  des  plaijues  diapositives  Guilleminot  et  qui  les  rend 
particulièrement  précieuses  pour  les  projections  et  la  stéréoscopie 
dans  tous  les  cas  où  l’amateur  désire  faire  œuvre  artistique. 

Papiers  au  bromure  Guilleminot  :  MM.  Guilleminot,  Bœspflug 
et  G'°  sont  arrivés  à  produire  un  papier  dénommé  ySupporl-Forl 
(pu  joint  à  des  qualités  exceptionnelles  un  prix  des  plus  réduits. 
Indépendamment  de  ce  papier,  vraiment  populaire,  IVIM.  Guille- 
mlnot,  Bœspilug  et  G'“  fabriquent  également  des  papiers  au  bro¬ 
mure,  sur  support  de  choix,  émulsion  lente  ou  rapiile,  mate  ou 
brill  ante.  Les  épreuves  spécimens  exposées  attestent  de  rexcellencc 
de  ces  produits  qui  ne  le  cèdent  en  rien,  pour  la  (juabté,  aux 
placpies  au  lactate  universellement  réputées. 

Indépendamment  de  ces  surfaces  sensildes,  fournissant  des 
épreuves  par  développement,  nous  voyons  figurer,  dans  la  même 
vitrine,  de  fort  beaux  spécimens  d  épreuves  sur  papiers  à  noircisse¬ 
ment  direct,  de  tons  très  variés  et  coiiservant  parfaitement  les 
demi-teintes. 

M.  PIERRE  MERCIER,  à  Paris,  (|ui  s'est  fait  une  spécialité  de 
produits  photograpbi(jues  en  paquets  dosés  et  prêts  à  être  dilués, 
expose  scs  préparations.  Elles  se  présentent  sous  un  embal¬ 
lage  très  réduit  et  très  pratique  qui  les  rend  particulièrement 
commodes  pour  le  voyage  et  ces  avantages  joints  à  une  qualité 
supérieure  ont  valu  aux  produits  Mercier  une  réputation  universelle. 

Nous  voyons  figurer  dans  la  vitrine  de  M.  Mercier,  ses  révéla¬ 
teurs,  ses  virages  à  l’or  et  au  platine,  ses  renforçateurs,  éliminateurs 
d’byposiilfite.  ainsi  que  de  nombreux  spécimens  d’épreuves  virées 
il  l’aide  de  ces  produits. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


59 


Nous  devons  signaler,  en  parliculier,  deux  créalions  nouvelles  ; 
Le  Gallios,  révélateur  spécial,  permettant  de  développer  les  papiers 
à  noircissement  direct  et  donnant  des  tons  d’une  grande  richesse, 
sans  qu  il  soit  besoin  de  recourir  au  virage.  C’est  donc  double 
économie  de  temps  et  d’argent  ;  de  temps,  parce  que  les  épreuves 
|)euvent  être  soumises  à  l’action  du  révélateur  dès  (|ue  les  premières 
traces  de  riuiagc  sont  visibles  ;  d’argent,  parce  que  le  bain  d’or  se 
trouve  siqiprimé. 

Le  Specta.  qui  constitue  la  seconde  innovation  de  iM.  P.  Mer¬ 
cier,  donne,  avec  les  plaques  positives  ordinaires,  soit  toute  une 
l'anime  de  tons  allant  du  vert  olive  au  bleu  de  Prusse,  soit  au  cou- 

O 

traire,  des  tons  variant  du  lirun  noir  au  sanguine  en  passant  par 
tous  les  tons  rouges  intermédiaires. 

Ajoutons  que  M.  Mercier,  chimiste  éminent,  est  le  créateur  de 
V Intensive,  placpie  spéciale  supprimant  tous  les  inconvénients  dus 
aux  écarts  de  pose  ;  en  faisant  usage  de  cette  pbupie,  les  insuccès 
deviennent  impossibles,  à  moins  d’une  faute  très  lourde  de  la  part 
de  l’opérateur. 

LA  SOCIÉTÉ  ANONYME  DES  PLAQUES,  PELLICULES  ET 
PAPIERS  PHOTOGRAPHIQUES  J.  JOUGLA  ,  dont  nous  avons 
signalé  déjà  l’appareil  Sinnox,  exposait  ses  diverses  préparations. 

Plaques  néqatives  exfra-rapides^  étiqnefle  verte  :  une  des  marques 
françaises  les  plus  populaires  sans  contredit. 

Nouvelles  plaques  à  l’iodo-ltroinure  (rart/enl,  de  rapidité  extrême 
et  à  grain  très  lin,  spécialement  recommandées  pour  les  grands 
instantanés  et  la  pbotograpbie  en  hiver. 

Plaques  négatives  pelticulaires  :  l’image  négative  se  détaclie  avec 
la  plus  grande  facilité  de  son  support  en  verre,  ce  (pii  rend  cette 
phnpie  précieuse,  pour  les  pbototypeurs  et  en  général  pour  tous  les 
procédés  photoméca  nie  pics. 

Plaques  positives  pour  vitraux,  diapositives  de  projection,  vues  sté¬ 
réoscopiques,  etc.  Ces  plaipies  se  distinguent  par  une  grande  clarté 
et  une  grande  linesse:  le  grain  est  imperceptilile  et  la  plaque  positive 
Jongla  peut  rivaliser  avec  les  procédés  à  ralbiimine  et  au  collodion. 

Plaques  ortlioscopupies  :  disons,  pour  être  plus  clair,  (|ue  ce 
nom  désigne  une  excellente  marque  de  plaipics  pancbromati(|ues. 


EXPOSITION  INTEHNATIONALE  DE  ElÈGE 

sensibles  à  toutes  les  couleurs,  d’une  émulsion  très  rapide  et  très 
régulière;  il  est  seulement  regrettable  (|ue  celte  manpie  soit  trop 
peu  connue  du  public  pbolograpbique,  l'ait  dù  sans  doute  à  la 


désignation  seule,  ipii  n’exprime  peul-clre  pas  de  façon  sulïlsam- 
ment  claire  et  comprébeusiblc  les  ipudilés  du  produit. 

La  Société  J.  Jongla  présente  en  outre  un  grand  choix  d’épreuves 
tirées  sur  ses  dillérenls  jiapiers  sensibles  à  développement  ou  à  noir¬ 
cissement  direct. 

Ces  papiers  se  distingueiit  par  leur  grande  facilité  de  manipula¬ 
tions,  la  grande  pureté  des  tons  ipi  ils  fournissent  et  la  conservation 
parJaite  de  toutes  les  graduations  et  demi-tcintes  de  l’original. 

AVuis  citerons  en  particulier  le  ('Jdoro-CAlrale,  un  des  plus 
répandus  de  tous  les  papiers  au  citrate  d’argent  ;  sa  grande  sensi¬ 
bilité,  la  facilité  avec  laipiclle  il  vire  à  tous  les  tons,  en  font  un 
papier  unique. 

Le  Collodion.  papier  ii  la  celloïdine,  remarquable  par  la  régula¬ 
rité  avec  laijuelle  il  vire. 

L  Aziu\  papier  pliotograpliupie  à  fond  Irleu,  convenant  spécia— 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


6l 


lement  pour  les  marines,  auxquelles  il  donne  un  cachet  artistique 
tout  particulier.  Le  papier  au  bromure  Jougia  est  réputé  parmi  les 
meilleurs  ;  nous  avons  vu  figurer  à  Liège  de  magnifiques  agran¬ 
dissements  obtenus  sur  ce  papier  et  qui  démontrent  bien  que  les 
éloges  qui  en  ont  été  faits  jusqu’ici,  ne  sont  nullement  exagérés. 

Indépendamment  de  ces  supports  sensibles,  la  Société  J.  .lougla 
falinque  également  des  soies  sensibles,  les  seules,  croyons-nous, 
qui  soient  d’un  usage  aussi  répandu  et  qui  permettent  d’olitenir 
des  images  aussi  vigoureuses  et  aussi  liien  détaillées  :  les  spécimens 
exposés  à  Liège  étaient  de  véritables  merveilles  et  ont  été  lieaucoup 
admirés. 

Mais  nous  devons  encore  une  mention  particulière  à  Vinlensive, 
dont  nous  avons  dit  déjà  (|uelques  mots  ;  cette  plaque  est  en  ellét 
faliriquée  jiar  la  Société  ,1.  Jougia,  d’après  les  formules  de  M.  P. 
Mercier.  C’est,  nous  l’aAons  dit,  une  plaque  ultra-sensilile  suppor¬ 
tant  très  bien  les  écarts  de  pose  et  donnant,  dans  tous  les  cas,  des 
clicbés  d’une  intensité  remai'qualde  ;  ajoulons  que  l’intensive  est 
fabriquée  d  a[)i'ès  les  principes  scientifiques  découverts  par  M.  P. 
Mercier  et  présentés  à  l’Académie  des  Sciences  le  23  mal  1898, 
|)ar  àl.  Ijippmann  :  un  tel  |)atronage  dispense  de  tout  commen¬ 
taire. 

M.  H.  REEB,  que  nous  avons  cité  dans  la  première  |)artie  de 
ce  rapport  à  propos  de  sa  FohUiKj-Eclair,  présentait  ses  diverses 
spécialités  pbotograpbujues  :  ces  produits,  ilosés  soigneusement, 
préparés  à  l’aide  de  matières  premières  de  |)remier  choix,  sont 
aujourd  bui  en  usage  dans  tous  les  lalxu'atoires  |ibotograpbi([ues. 

Nous  signalerons  en  premier  lieu  VAcélol,  révélateur  en  jioudre 
acide  Inaltérable,  pour  dévelo[)pement  lent  et  autres,  sans  matériel 
spécial.  C’est  un  révélateur  unupie  en  son  genre,  ipii  semble  ren¬ 
verser  les  théories  admises  sur  les  révélateurs  organiques  :  il  donne 
des  clicbés  clairs,  brillants,  exempts  de  marbrures. 

L’Eclair  II.  li.  est  un  autre  révélateur  automatiipie  réunissant 
dillérentes  qualités  :  énergie,  douceur,  souplesse,  inaltéraliilité, 
propriété  de  ne  pas  voiler,  de  ne  pas  attaipier  la  peau,  ipii  lui  ont 
valu  sa  grande  réputation  et  un  succès  continu  depuis  quinze 
années. 


62 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


L  Eclair  Rose  est  un  révélateur  moins  universel  que  le  précédent 
et  convenant  plus  spécialement  pour  les  clichés  dont  la  pose  a  été 
à  peu  près  exacte. 

Le  b ixcuje-Acale  II.  R.^  supérieur  ;i  l’hypo,  évite  la  sulfuration 
des  épreuves  et  la  coloralion  du  bain  :  il  peut  ainsi  servir  jusqu’à 
épuisemenl. 

Le  b ixo—\ iro  II.  R.  ne  renferme  aucun  produit  sulfurant;  les 
riches  tons  (|u  il  procure  sont  dus  uniipiemenl  à  l’or  ipii  métallisé 
l’épreuve. 

Les  Jiifai/lih/es  II.  R.  servent  à  pelliculer  les  clichés:  la  couche 
de  gélatine  se  détaché  lacilement  de  son  support  eu  verre  sans  se 
réticuler  ni  se  distendre. 

Sous  le  nom  de  Méicoi'e  II.  R.^  i\l.  IJeeb  met  en  vente  deux 
révélateurs  dont  I  un  sert  [lour  le  développement  des  papiers  au 
bromure,  avec  lesquels  il  donne  des  noirs  très  francs  et  des  blancs 
luen  purs.  L  autre  Meléore  sert  spécialement  au  développement  des 
[lapiers  a  noircissement  dirccl  laililemcnt  impi’cssionnés. 

Le  Eyro  est  un  révélateur  classiipic  à  l’acide  pyrogallupie,  mis 
dans  le  commerce  en  deux  solutions,  dont  l’une  contient  1  acule 
pi’éservalil  et  l’autre  l’ammoniaque  ou  alcali. 

Le  Rcducleiir  U  ta  verse!  //.  R.  est,  comme  son  nom  rindi(|ue, 
un  laiblisseur  en  un  seul  lupiide  remanpiable  par  la  faculté  qu’il 
possède  de  s  adapter  a  la  réduction  de  tous  les  genres  de  clichés  au 
gré  de  l’opérateur. 

Le  Rohurol  sert  au  contraire  au  renlorcement  :  il  sert  indéh- 
nimenl,  c’est-à-dire  jusqu'à  épuisemenl. 

Le  Salreol  est  un  [uoduit  d’invention  toute  récente  :  il  est  la 
première  application  de  la  nouvelle  théorie  sur  la  constitution  des 
développateurs.  formulée  jiar  M.  11.  Ilceb  devant  la  Société  Fran¬ 
çaise  de  Ekolixiraidde  (Avril  iqo/i). 

LA  SOCIÉTÉ  ANONYME  DES  PLAQUES  ET  PAPIERS  PHOTO= 
GRAPHIQUES  A.  LUMIÈRE  ET  SES  FILS,  à  I  jy  O  n-M  O  n  pl  ai  s  i r , 
dont  les  produits  sont  réputés  dans  le  monde  entier,  avait  réuni 
une  collection  complète  de  scs  dilfércnts  |U'oiluits  pbolocliimicpies. 
ainsi  (jue  des  éju'euves  obtenues  sur  scs  plaques,  papiers  ou  à  l’aide 
de  ses  jirocédés.  Nous  regrettons,  en  raison  de  l’Importance  de 


SECTION  FUANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


63 


cette  exposition,  de  ne  pouvoir  nous  étendi-e  sur  chaipie  article; 
nous  nous  bornerons  donc,  ici  encore,  à  une  énumération  succincte 
du  produit  et  de  ses  caractéristiques  : 

IHdtjues  Signio^  de  rapidité  extrême,  permettant  d’uliliser  pour 
la  pholograpliie  exlra-rapide  des  objectifs  île  luminosité  médiocre. 
Ces  plaipies  surpassent  en  rapidité  les  manpies  extra-rapides  ordi¬ 
naires  dans  le  rapport  de  i  à  3  :  cette  rapidité  est  d’autant  plus 
précieuse  ipie  les  pla<|ues  Sigma  possèdent  un  grain  extrêmement 
lin  et  (|u  elles  lournissent  des  clicbés  d  une  transparence  parfaite. 

Pkajaes  exlra-ragides,  étàjuelle  bleue,  enqiloyées  pour  tous  les 
travaux  exigeant  des  poses  relativement  comtes  on  de  l  lnstantané. 
Leur  grande  constance,  ainsi  ipie  les  avantages  consiilérables 
résultant  de  la  réduction  du  temps  de  pose,  font  ipie  beaucoup 
d’opérateurs  tendent  de  plus  en  plus  à  les  employer  pour  tous 
genres  de  travaux. 

l^kujaes  rapides,  éldjaetle  jaaae,  destinées  aux  travaux  d  atelier, 
clichés  posés,  reproductions:  la  finesse  de  leur  grain  les  désigne  à 
cet  elfet. 

Plagaes  leales,  ('da/aelle  mage,  préparées  en  vue  des  travaux  de 
reproduction  ipii  exigent  une  extrême  finesse  de  grain.  Elles  peuvent 
également  être  employées  comme  pbupies  pour  positifs  et  jiour  pro¬ 
jections.  Les  épreuves  ipie  donnent  ces  pUupies  sont  remanpiables 
par  leur  barmomeuse  douceur.  Elles  peuvent  prendre  un  ton  cbaud 
des  ])lus  agréables  si  on  les  renforce  à  fiodure  mercuriipie. 

Pkajaes  orllaxdtromaligues,  série  A,  seasihles  aa  jaaae  el  aa 
verl  :  ces  plaques  sont  destinées  à  la  photograpbie  des  paysages  et 
à  la  reproduction  des  tableaux  dont  les  teintes  dominantes  se  rap- 
])rocbent  du  jaune  et  du  vert.  Il  est  recommandé  de  faire  usage 
d’écrans  jaunes,  pour  obtenir  un  rendement  plus  correct  des 
couleurs. 

Phajues  orthochromaliques,  sémie  B,  sensibles  aa  roage  el  (ni 
jaune  :  ces  plaijiies  répondent  à  des  besoins  plus  spéciaux  que 
celles  de  la  série  A;  elles  sont  surtout  destinées  à  la  l'eproduction 
des  tableaux,  vitraux,  tentures.  Heurs,  etc.  Employées  sans  écran, 
elles  donnent  déjà  un  elTet  ortbocliromatiipie  très  appréciable  ; 
l'usage  de  1  écran  jaune  ou  orangé  est  toutefois  à  recommander  si 
l’on  recherche  une  correction  absolue. 


G4 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


Plaques  panc/u’Oinaliques  série  C  :  destinées  à  la  photographie 
de  sujets  présentant  une  grande  diversité  de  coloration,  comme 
tableaux  ou  étoiles;  elles  sont  également  à  employer  pour  la  photo¬ 
graphie  des  couleurs  par  le  procédé  Lumière  et,  en  général,  pour 
tous  les  ju’océdés  Irichromes. 

NoiireUes  plaques  Auli-halo,  en  dillérentes  émulsions  :  ortho— 
cliromati(|ue  et  extra-rapide.  La  suppression  du  lialo  est  ohlenue  à 
l’aide  d’une  sous— couclie  colorée  dont  la  coloration  disparaît,  après 
développement,  par  un  traitement  au  Leucogène  Lumière  ou  au 
hisullite  de  zinc. 

Plaques  radioqi'tqjhiques,  à  couche  épaisse,  donnant  des  clichés 
vigoureux. 

Plaques  au  chloro-lu'ouiure  d’arqeiil  pour  diaposilifs  à  tons  noirs 
ou  a  tons  chauds,  donnant  des  images  très  iines  et  de  tons  ATiriés 
du  plus  heureux  ell'et. 

Papiers  au  cilrale  d’arqeul,  à  image  apparente,  hrillants  ou 
mats,  renommés  pour  leur  constaiicc,  leur  régularilé  et  la  facilité 
de  leur  mani|)ulation. 

Papiei"  Noir  Mal  II.,  donnant  par  sim|)le  virage  des  tons 
variant  du  sanguine  au  noir-gravure. 

Pajners  au  qélaliuo-hroiuui'e  d’arqeul,  pour  épreuves  par  contact 
et  par  agrandissement:  ces  papiei's  sont  remaripiahles  par  la  di\er- 
silé  d’elVets  ipi'ils  permettent  d  ohtenir,  par  la  régularité  île  leur 
préparation  et  par  leur  grande  souplesse. 

Papier  /I  ma!  :  sa  surface  présente  un  léger  grain  ipii  contribue 
à  donnei'  à  l’épreuve  un  cachet  artistiipie.  Gomme  il  est  relativement 
|)cu  ra|)idc,  il  fournit  des  épreuves  vigoureuses,  à  contrastes. 

Le  l^apier  />',  possède  le  meme  grain  :  par  contre  il  est  plus 
rapide  et  fournit  des  images  jdus  douces  et  plus  harmonieuses  :  il 
est  donc  précieux  pour  le  tirage  des  clichés  durs. 

Le  Papier  G',  est  hrillaiil,  et  il  doit  :i  cette  particularité  des 
noirs  profonds  et  sans  empâtements.  Comme  l’émulsion  est  éten¬ 
due  sur  papier  couché,  les  détails  (lemeureiit  à  la  surface  et  don¬ 
nent  à  l  i'iu'euve  une  grande  liiiesse. 

Le  P(q)ier  (l.  Il,  analogue  au  précédent,  est  seulement  plus 
rapide. 

liC  Papier  F,  mat  porcelaine,  est  également  préparé  sur  papier 


SECTION  FHANÇAISE.  -  KAPPOUT  DE  LA  CLASSE  12 


couché  el  fournil  par  cela  nièiiie  des  épreuves  d'uiie  nelleté  par- 
laile.  Sou  grain  esl  excessiveuicnl  lin  cl  pcrincl  de  traduire  lidèle— 
ment  les  moindres  détails  des  petits  clichés.  Sa  matité  est  l'emar- 
quahle.  Sous  la  marque  /».,  il  esl  l'ahriqué  en  ra[)idilé  |)his 


PAVILLONS  PE  LA  UOUAIAATE  El'  DU  CANADA . 


grande,  ci  sert  alors  surtout  pour  ragrandissemenl  des  clichés  de 
petits  formats. 

Indépendamment  de  scs  plaipies  el  papiers  pliolograpliiipies,  la 
Société  ljumierc  lahrupic  dillereiiles  spécialités  pliolograpliupies 
tlonl  1  emploi  esl  aujourd'hui  universel  cl  ipii  se  distluguenl  par 
leur  appropriation  parfaite  à  tous  les  hesoius  de  la  |)raliquc  photo- 
graphupie. 

Parmi  les  produits  servant  au  déveliqipement  des  épreuves, 
négatives  ou  positives,  nous  citerons  : 

Le  Diamidoplténof,  remanpialde  par  la  propriété  ipéil  possède 
de  lonctionner  sans  le  secours  (raiicun  alcali  ou  caustique,  el  par 
les  clichés  harmomeux  qu’il  permet  d'ohlenir. 

La  iJia/iiidorésorcitie,  ipii,  aux  propriétés  du  I tiamidopliénol . 


EXl’OSITIOTV'  lM’EHXATIf)XALE  DE  LIEGE 


()G 

joint  une  grande  sensil)ililé  aux  bromures  alcalins,  ce  qui  lui  donne 
une  sonplesse  très  appréciable. 

Le  Paraj)lu'itil('iiediainyiie,  d’un  usage  tout  spécial,  et  (pii  a  la 
propriété  renianpiable  de  ronrnir  des  Images  à  grain  lin,  à  partir 
d’une  émulsion  à  grain  relativement  grossier  :  c’est  donc  un  révéla¬ 
teur  bien  approprié  à  la  pboloniicrograpliie. 

La  MéUxitiiitone ,  ipil  roncllonne  avec  ou  sans  alcali,  cpii  se 
conserve  eu  solutions  concentrées  ou  non,  dont  rénergle  s’active 
ou  se  modère  à  volonté  et  qui,  de  plus,  peut  constituer  un  excellent 
révélateur  lent. 

Le  ,  (pu  se  conserve  en  solutuin  toujours  prête 

à  servir  et  (pie  sa  grande  énergie  développatrlce  désigne  comme 
révélateur  pour  clichés  de  courtes  poses  (Instantanés). 

\j  Acide  Pyro(j(illi<jue-Ac<’d()iie.  en  raison  des  modllicatlons  gra¬ 
duelles  (pic  l’on  peut  faire  subir  a  son  dosage,  constitue  un  révéla¬ 
teur  souple  par  excellence,  il  est  donc  tout  indiqué  [)our  le  déve— 
lo|)|jemcnt  des  clichés  dont  on  Ignore  le  temps  de  pose. 

\j  llydrandiie,  se  cimservant  en  solution  et  sensllde  au  bromure, 
convient  surtout  aux  (dudiés  [losés  et  même  surexposés;  ce  révéla¬ 
teur  donne  des  clicbés  riches  en  contrastes. 

\i  Ilydrrxjidiioite,  est  le  révélateur  spécHiipie  des  plaques  pour 
positifs  à  tons  chauds. 

d’ous  ces  l'évélatcurs  sont  |)réparés  par  la  Société  Lumière,  soi- 
gncusciiK'iit  dosés  de  façon  à  en  faciliter  et  à  en  sinqihlier  l’emploi, 
en  rendant  les  erreurs  et  les  insuccès  Imjiossibles.  Les  formules 
adoptées  ont  été  essayées,  contn'dées,  étudiées  sous  tous  les  aspects 
par  les  éminents  chimistes  (pie  sont  MM.  A.  et  L.  I  aimière  et  leur 
coliahoratcur  iM .  Seyewetz. 

Indépendamment  de  ces  ré\ élateiirs,  la  Société  Lumière  expo¬ 
sait  dillérents  produits  :  tels  (pie  le  fociiiosidjile,  succédané  du  sulfite 
de  soude  et  des  carlxmates  alcalins,  dans  la  jiréparation  des  révéla¬ 
teurs  il  hase  d’alcali. 

Le  (  'Jirysosidjile  Luiidcre,  colorant  ejui  jiermet  de  développer 
en  pleine  lumièri'  les  plaipies  ou  papiers  pliotograpliKpies. 

Le  Idiospluile  Irdxisltjne  de  sonde,  ipil,  employé  pour  la  jirépa- 
ratlon  des  lialiis  de  dévelo[)pement,  sup|)rlme  tous  les  accidents  dus 
il  la  présence  d’alcalis  caustlipics,  dont  il  supprime  renqdoi. 


SECTIO:V  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  HE  LA  CLASSE  12 


^7 


Le  Thioxydanl  Lumière,  nouvel  éliminateur  criiyposulfile,  abré¬ 
geant  le  lavage  des  platines  et  papiers  et  assurant  la  conservation 
parfaite  des  phototypes. 

Le  Formolèiie  Lumière,  insolubilisant  complètement  la  coucbc 
de  gélatine,  produit  précieux  pour  les  climats  chauds,  où  les  opé¬ 
rations  photograpbi(|ues  sont  souvent  dilTiciles  à  mener  à  bien. 

Nous  citerons  encore  le  renforçateur  à  l’iodure  mercuriipic, 
opérant  en  une  seule  fois  le  renforcement  progressif  de  rimage; 
les  réducteurs  au  ferricyanuie,  au  persullite  d  ammoniatpie,  aux 
sels  de  cérium  ;  les  ehromofjènes  Lumière  pour  le  virage  des 
épreuves  au  bromure  et  le  renfoi'cement  des  phototypes  :  la  Poudre- 
écluir  Lumière,  produit  donnant  une  lumière  très  actini(|ue  et  n  of¬ 
frant  aucun  danger. 

La  Société  Anonyme  des  Plaipies  et  Papiers  pliotograpbiijues 
A.  Lumière  et  ses  Fils,  fabriipie,  depuis  (|uel(|ues  années,  les  pel¬ 
licules  pliotograpbi(|ues  rigides,  en  bandes,  et  en  liobines  pour  le 
chargement  en  pleine  lumière. 

Dans  cette  branche  de  rmdustrie  pbolograpbi(|ue,  comme  dans 
les  autres,  la  maiT|ue  Lumière  a  de  suite  clé  considérée  comme 
réunissant  des  qualités  de  tout  premier  ordre.  Le  service  des  pelli¬ 
cules  de  la  Société  Lumière  jirend  cba(|uc  jmir  une  extension  plus 
considéralde,  et  lutte  avantageusement  contre  la  concurrence  étran¬ 
gère.  Cette  extension  ne  fera  que  s  accroître  au  fur  et  à  mesure 
qu  augmentera  le  nombre  des  ap[)areils  utilisant  ce  support  sen¬ 
sible. 

Les  procédés  Lumière  sont  actuellement  exploités  en  Angle¬ 
terre  et  aux  Etats-Unis  :  c  est  dire  (|ue  leur  ré])utation  est  mon¬ 
diale. 

Nous  ajouterons  à  cette  longue  énumération  de  niagnilii|ues 
épreuves  en  couleurs,  ordinaires  et  stéréoscopiques,  obtenues  d’a¬ 
près  le  procédé  Lumière.  MM.  A.  et  L.  Lumière  sont  du  reste  les 
pionniers  de  la  photographie  des  couleurs  et  nous  verrons  sans 
aucun  doute,  à  une  date  très  proche,  la  réalisation  pratiipie  de  leur 
dernière  découverte  dans  ce  domaine. 

La  SOCIÉTÉ  INDUSTRIELLE  DE  PHOTOGRAPHIE,  à  Uueil  est 
actuellement  la  maison  française  la  plus  importante  pour  la  plio- 


68 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


tographie  rotative  et  les  éditions  au  bromure  :  elle  nous  présente 
une  exposition  des  plus  reinarcpiables  et  des  plus  attrayantes,  tant 
par  le  choix  des  sujets  et  spécimens  exposés  ipie  par  leur  diversité. 

La  Société  Industnellc  de  Photographie  produit  elle-même  les 
papiers  sensibles  utilisés  sur  ses  machines  rotatives  :  ces  papiers  se 
distinguent  par  une  très  grande  régularité,  cpialité  qui  est  du  reste 
indispensalile  pour  riisage  en  vue  duquel  ils  ont  été  créés. 

Indépendamment  de  leur  adaptation  aux  tirages  industriels,  à 
la  photograpbie  au  kilomètre,  comme  on  est  convenu  d’appeler 
cette  industrie,  ils  constiliient  également  des  supports  de  premier 
choix  pour  la  photographie  professionnelle  et  la  photographie 
d’amateurs. 

Nous  citerons  en  particulier  : 

Le  Pujjie/'  S.  I .  P.,  au  hromiire,  émulsion  rapide,  fahi  lqué  sur 
support  lisse  ou  rugueux,  mat  ou  hnllant. 

Le  Mdl—lùndil,  papier  lisse  mince,  fournissant  des  épreines 
éminemment  artistiques  et  des  résultats  parl'aits. 

Le  Pldliiio-Jiroinid,  donnant  des  tons  analogues  à  la  platino- 
lypie,  avec  l’avantage  d’une  manipulation  plus  simple  et  plus  rapide. 

Le  iPilro-Prom,  donnant  par  développement  les  plus  beaux  tons 
ilu  citrate  et  permettant  d  obtenir  sans  dilliculté  ciiupiante  épreuves 
à  l’heure. 

Les  Pld(jncs  S.  I.  P.,  étiquette  orange,  lentes,  spécialement 
ada|jtées  aux  reproductions  et  clichés  posés. 

Les  P/d(/di’s  S.  1 .  P.,  étiipiette  rose,  instantanées,  donnant  une 
grande  finesse  de  détails  avec  le  minimum  de  grain. 

Les  PUdjdes  S.  I.  P.,  étiquette  bleue,  extra-rapides,  spéciales 
pour  grands  instantanés. 

Les  spécimens  de  travaux  exposés,  travaux  obtenus  sur  pa¬ 
piers  S.  1.  P.  ou  d’a|)rès  négatifs  sur  plaipies  S.  1.  P.,  démontrent 
(pie  cette  mar(|ue  peut  être  classée  parmi  les  meilleures. 


Librairie  et  Éditions  Photographiques. 


Les  éditions  photographicpies  étalent  représentées  par  M.  Charles 
iVlendel  et  le  Photo-Gluh  de  Paris. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  R  VPrURT  DE  I,  V  CLASSE  12 


M.  CHARLES  MENDEL,  présideiil  de  la  Chambre  Syndicale 
des  Fabricants  el  Négociants  de  la  Pbotograpbie ,  exposait  ses 
pnblications  périodiques  el  ouvrages  pliotograpbiqiies. 

[ji  Photo-Revue,  ariavée  à  sa  dix-septième  année  d'existence, 
est  le  pins  répandu  des  joiirnanx  pbologrnpbiipies  français  et  du 
continent  tout  entier.  Elle  s’adresse  aux  amateurs  photographes 
|)roressionnels  cl,  en  général,  à  tonies  les  personnes  ipii  s’adonnent 
à  la  pholograpliie,  soit  par  distraction,  soit  par  profession,  soit 
encore  en  vue  de  ses  applications  industrielles. 

La  Photo-Revue  constitue,  de  ce  fait,  l’organe  de  vulgarisation 
pholograpliiipie  par  excellence  :  elle  a  créé  el  entretient  un  mou¬ 
vement  d'alVaires  considérables,  en  portant  à  la  connaissiince  des 
intéressés  les  nouveautés  photographiques,  les  applications  nou¬ 
velles,  les  procédés  les  plus  récents. 

IJIufonnation  Photo^raj)hl(jue,  organe  du  commerce  el  de  l’iii- 
duslrie  photographique,  s’adresse  tout  particulièrement  à  tous  les 
commerçants  et  industriels  appartenant  à  la  corporation  photogra¬ 
phique  ;  indépendamment  d’articles  spéciaux  consacrés  à  notre 
commerce  et  à  notre  industrie  en  général,  l’In formation  Photofjra- 
phifjue  annonce  régulièrement  les  nouveautés  au  fur  et  à  mesure 
de  leur  apparition.  Un  service  spécial  de  renseignements  fournit  à 
tous  les  commerçants  el  industriels  appartenant  à  la  corporation 
pholographiipie  toutes  indications  dont  ils  peuvent  avoir  besoin 
pour  leurs  a  lia  ires. 

l/Auiaiaire  du  Commerce  et  de  riiidustrie  Photo(ii'aj)/d(jues,  qui 
contient  les  adresses,  classées  méthodiquement  jiar  chapitres,  de 
tous  les  fabricants,  commissionnaires  ou  marchands  de  fournitures 
photographiipies  :  cet  ouvrage  se  trouve  actuellement  dans  toutes 
les  maisons  importantes,  non  seulement  en  France,  mais  en  An¬ 
gleterre,  en  Allemagne,  aux  Etats-Unis  et  dans  les  pays  d’outre¬ 
mer  :  il  contrihue  pour  une  large  part  à  l'extension  dos  relations 
commereiales  des  industriels  et  négociants  français. 

Photo-}Ja<ja:iiie,  édition  spéciale  illustrée  de  la  Photo-Revue, 
est  la  seule  revue  pholograjihique  hebdomadaire  éditée  avec  autant 
de  soin  et  autant  de  luxe.  Les  articles  qu’il  publie  sont  dus  à  la 
plume  d’auteurs  en  renom  ;  les  illustrations  sont  l’objet  d’un  ehoix 
sévère  qui  n'admet  ipie  des  épreuves  irréprochables,  tant  au  point 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


de  vue  (le  rexéciilioii  (|ii  an  poinl  de  vue  dpi  sens  aiiisliqLie.  Ajoii- 
loiis  que  Pholo-McKjdzine,  bien  que  publication  de  luxe,  est  édité  à 
un  prix  (pu  doit  le  rendpe  vraiment  populaire. 

La  Revue  des  Sciences  Photorjraphàjues  recueille  et  publie  les 
travaux  des  saAGints  (pii  l'ont  de  la  pliotograpbie  et  de  ses  appli¬ 
cations  scientirK[ues  l’objet  de  leurs  recberebes  :  elle  constitue  un 
recueil  précieux  de  notes,  d'études  et  de  doemnents. 

Les  applications  de  la  pbotograplile ,  les  procédés  employés 
dans  ces  applications  sont  aujourd’hui  si  nombreux  cpi’il  était 
Indispensalde,  pour  en  faciliter  l’étude,  de  les  consigner,  de  façon 
claire  et  piécisc,  dans  des  ouvrages  dont  cbacun  fût  consacré  à  un 
procédé,  à  une  application  déterminée.  Cette  tache,  ]M.  Charles 
Mcndel  n’a  pas  craint  de  l’assumer,  et  il  a  pu  réaliser  ce  projet, 
(piel(|uc  téméraire  (|n’il  pût  |iaraître.  Sa  Bililiotlièipie  générale  de 
Pli  otograpliie  met  aiijourd  liiii  à  la  disposition  du  professionnel, 
de  r  amateur,  de  l’industriel,  une  série  d’ouvrages  embrassant  la 
totalité  des  connaissances  photographiques.  Cette  bibliothèque, 
contimiellement  complétée  et  mise  à  jour,  rend  tous  les  services 
(pie  l’on  en  peut  attendre  et  elle  a,  pour  une  très  grande  part, 
contribué,  elle  aussi,  a  la  vulgarisation  de  la  photographie.  Ajou¬ 
tons  ipie  c’est  à  M.  Mendel  également  (pie  revient  le  mérite  d’avoir 
le  premier  publié  des  ouvrages  illustrés  par  la  photographie  d’après 
nature  :  mode  d’illustration  ipii  fut  une  révélation  mise  immédia¬ 
tement  à  contribution  par  les  plus  grandes  maisons  d’édition. 

LE  PHOTO=CLUB  DE  PARIS  exposait  ses  magnifiques  publi¬ 
cations  consacrées  à  l’art  pbotogTapbicjue,  dont  l’inniieiice  a  été  si 
féconde,  non  seulement  en  France,  mais  encore  à  l’étranger. 

Les  soins  rallinés  dont  elles  sont  l’objet  au  point  de  vue  de 
l’impression,  des  reeberebes  typographiipies,  du  choix  sévère  des 
Images,  ont  assuré  leur  succès  près  des  amateurs  éclairés  et  des 
bibliophiles. 

C’était  d’aliord  la  Revue  de  Photor/rap/de,  organe  mensuel,  qui, 
en  iqod,  a  remplacé  le  bulletin  illustré  (pie  le  Photo-Club  publiait 
depuis  i8()i.  Cette  substitution  à  un  bulletin  particulier  d’un 
organe  plus  important,  présentant  un  caractère  général,  se  justifiait 
par  la  situation  grandissante  du  Club  et  la  position,  par  lui 


DOME  CENTRAL  DU 
HALL  DES  INDUSTRIES. 


t 


V 


' 


SECTION  FIIANÇAISE.  -  KAPl’OHT  DE  LA  CLASSE  13  yO 

con(|iiisc,  de  dirceteui’  du  iiiuuvemenl  (|iii  enipoile  la  pliolograplile 
d’amateurs  vers  les  conipièles  artistiques.  La  Jieinie  coiitriliue 
puissamment  a  enlreleiiir  ce  mouvemeul,  à  raccélércr,  à  le  diriger, 
laul  pai'  ses  articles,  dus  aux  plumes  les  plus  auloi'isées,  ipie  par 
scs  illuslralious  qui  mcllcnt  sous  les  yeux  de  tous,  l'eprodiiites  avec 
lidcdité,  les  épreuves  les  plus  originales  des  artistes  de  tous  pays. 
La  diil'usiou  rapide  de  tous  les  procédés  nouveaux  qui  permettent 
l’Intervention  personnelle,  les  progrès  constatés  eliaque  année  dans 
la  production  des  amateurs,  sont  dus  pour  une  grande  part  a  l’In- 
lluence  licureuse  de  cette  publication. 

A  coté  d’elle  le  Photo-Cliil)  de  Paris  fait  paraître,  sous  le  vocable 
général  de  Blhliol/ièijae  de  l(i  Revue  de  P/iolofjrdphie,  une  série 
d’ouvrages  illusiiés  traitant  cbaeuu  d’un  sujet  spécial.  Le  livre 
Roiw  /es  Dé/ndaids^  de  MIM.  CL  Puv  O  et  E.  Wallon,  a  ouvert  cette 
série,  continuée  |)ar  Le  R/‘oeédé  à  /a  (lomuie,  de  .M .  CL  Piiyo,  dont 
la  première  édition  a  été  épuisée  en  (piebjues  mois.  D’autres  livres 
sont  en  préparation. 

Dès  les  premiers  Salons  créés  par  son  initiative,  le  Pboto-Cjlub 
de  Pans  avait  conqu  is  ipi  il  inqiortait  de  répandre  dans  le  grand 
public  et  de  placer  sous  les  yeux  de  tous  ceux  ipie  les  circonstances 
tenaient  éloignés  de  ces  Instructives  manHestatlons,  des  spécimens 
montrant  ce  (|uc  la  pbotogra|)bic  était  en  puissance  de  donner  entre 
les  mains  d’artistes  originaux.  De  bà  une  série  d'albums  annuels, 
publiés  après  cbaque  Salon,  en  iSq'i,  i8()5,  iSqti,  etc.,  et  conte¬ 
nant,  reproduites  en  liéllogravure  avec  grandes  marges,  les  œuvres 
les  plus  typl(|ucs  et  les  plus  remanpiées. 

Enfin  ,  a  l’occasion  de  l’Exposition  universelle  de  iqoo,  a  paru 
/' EslJiéluiue  de  /a  P/iolofii^ajdde,  volume  formant  une  sorte  de  traité 
général  de  photograplilc  pictorlale,  et  contenant  de  très  nombreuses 
Illustrations.  Ce  livre  a  été  établi  avec  une  grande  rccberche: 
ornements  en  couleurs.  Impression  séparée  du  texte  et  des  gravures, 
celles-ci  avec  dessous  typograpliiques,  rien  n’a  été  négligé  pour  en 
faire  un  modèle  d’impression  parfaite.  Aussi  le  succès  a— t-ll 
récompensé  encore  une  fols  l’eirorl  et  rinitiative  du  Pboto- 
(dub  de  Paris  ;  l'Esl/i('di(jue  de  la  P/iolorjraidde  est  actuellement 
épuisée. 


7-4 


EXPOSITION  INTEKNATTONALE  DE  LIÈGE 


Procédés  Photomécaniques. 


IjR  pliolographie  a  apporte  une  véritable  révolution  dans  les 
arts  graphiques  et  l’industrie  du  livre  par  les  procédés  de  gravure 
en  relief  ou  en  creux  dont  elle  a  permis  rapplicalion.  Les  jour¬ 
naux,  les  publications  modernes,  livres,  revues  d’informations 
d’art,  de  science,  de  sport,  etc.,  ont  pris  un  essor  rapide,  grâce  à 
la  ressource  précieuse,  que  leur  ollraient  les  procédés  pbotoméca- 
niipies,  de  mettre  sous  les  yeux  du  lecteur  rapidement  et  avec  une 
lidébté  irréfutalile  l’événement  du  p)ur  ou  la  icproduction  d’un 
objet  (piel  (pi  d  soit  avec  une  précision  ipie  le  dessin  ne  peut 
atteindre.  (1  est  là  peut-être  une  des  plus  lielles  applications  de  la 
pbotograjdiie.  car  elle  assure  pour  l’avenir  la  conservation  de  docu¬ 
ments  précieux  aux  historiens  de  notre  temps  et  de  nos  mo'urs  et 
pei’inet  pour  le  présent  la  vulgarisation  l'apidc,  par  cette  grande 
éducatrice  ipi  est  l’Image,  de  tout  ce  qui  peut  être  un  sujet  d’ensei¬ 
gnement  pour  les  yeux. 

Ces  procédés  ont  atteint  déjà  une  grande  perfection  et  sont 
pratiqués  d’une  façon  remaripiable  par  nombre  de  maisons  en 
France  et  à  l’Etranger,  mais  nous  sommes  convaincu  qu’ils  sont 
appelés  encore  à  de  nouveaux  progrès  cpii  en  faciliteront  la  mise 
en  pratique  et  leur  ouvriront  de  nouveaux  champs  d’application. 
La  classe  13  montrait  par  ses  envois  dans  cette  branche  Industrielle 
de  la  photographie  ipi  elle  pouvait  rivaliser  avec  les  maisons  si 
justement  réputées  de  l’étranger. 

M.  BARRET,  à  Paris,  présentait  de  fort  beaux  spécimens  de 
photogravure,  mais,  indépendamment  de  ces  travaux  exécutés  avec 
le  plus  grand  soin  et  qui  sont  d’une  application  courante,  nous 
devons  signaler  d’importantes  innovations  exposées  par  la  maison 
Parret  et  sorties  de  scs  ateliers. 

C’est  d’aliord  un  médaillon  en  photosculpture  sur  argent, 
exécuté  d’après  photographie.  C’est  la  première  fols  que  nous 
voyons  résolu  de  façon  aussi  parfaite  ce  problème  de  la  photo- 


SECTION  FKAxNÇAlSE.  UAPPOliT  DE  LA  CLASSE  12  7 5 

grapilie  en  relief.  Ce  procédé  nouveau  el  unicpie  aura,  nous  n’en 
douions  pas,  le  plus  grand  succès. 

Nous  voyons  ensuite  deux  applications  de  la  pholographie  qui 


nous  paraissent  appelées  à  un  très  grand  avenir  industriel  :  une 
photographie  sur  porcelaine  dure  sous-émail,  cuile  au  grand  feu  de 
four,  à  une  température  de  1.800  degrés;  c’est  là  nue  voie  nou¬ 
velle  qui  s’ouvre  a  l’art  céramique  moderne,  aussi  bien  pour  la 
décoration  de  la  poterie  de  luxe  que  pour  celle  des  menhles.  Dans 
le  même  ordre  d’idées,  la  maison  Darret  expose  un  tal)leau  en  cou¬ 
leurs  sur  porcelaine,  émail  cuit  au  feu  de  mou  lie. 

Elle  a  ainsi  résolu  de  façon  absolument  parfaile  et  cotnplète  le 
problème  de  la  photographie  inaltérable  :  ces  travaux  photogra¬ 
phiques,  exécutés  dans  les  ateliers  llarret,  jmurronl  subsister, 
durant  des  siècles,  sans  (pie  l’image  en  soit  le  moins  du  monde 
appauvrie  ou  diminuée  d’éclat  et  de  vigueur. 


M.  FERNIQUE,  à  Paris,  exposait  de  lieaux  spécimens  de  travaux 
exécutés  dans  ses  ateliei’s  :  photogravure  en  noir  et  en  couleurs. 


EXrO.SlUON  IM’EIVXATIOXALE  DE  LIEGE 


7<^ 

tricliroinogiax uie,  repi'oduclions  au  liait  et  en  demi-teintes  ;  celte 
exposition  se  distingue  par  la  perfection  du  travail  et  le  choix  des 
sujets  exposés  qui  dénotent  d’une  grande  hahiielé  professionnelle. 

M.  L.  GEISLER,  aux  (diatelles,  avait  une  très  importante  expo¬ 
sition  on  I  on  pouvait  admirer  de  magniliques  spécimens  de  photo¬ 
gravure  en  noir,  photochromogravure,  simili  aquarelle,  etc.  Presque 
toutes  les  impressions  exposées  témoignent  d’une  dilhculté  spéciale 
vaincue  et  les  épreuves  trichromes  atliraicul  particulièrement  l’atten¬ 
tion  par  la  justesse  de  leurs  coloris.  Jja  maison  Geisler  est  sans 
contredit  une  des  premières  maisons  françaises  et  la  seule  qui  réu¬ 
nisse  à  la  fois  la  fahricalion  du  papier,  l'exécution  de  la  gravure 
et  les  impressions  de  luxe,  aussi  sa  réputation  universelle  lui 
vaut  les  commandes  suivies  de  grands  éditeurs  italiens,  suisses  et 
allemands. 

M.  S.  HEUSE,  ù  Paris,  avait  réuni  un  très  bel  ensemble 
d’épreuves  en  héliogravure  d’une  liellc  exécution.  Nous  avons  parti¬ 
culièrement  admiré  sa  carte  du  ciel  et  ses  épreuves  en  couleurs. 

M.  LE  DELEY,  à  Paris,  a  popularisé  les  sites,  monuments  et 
curiosités  du  «  Peau  pays  de  France  ».  par  ses  éditions  de  vues 
stéréoscopiques,  ses  albums  de  villes  et  ses  collections  de  cartes 
postales  exécutés  en  pholocollographie,  dont  nous  voyons  ligurer 
à  Liège  les  plus  beaux  spécimens.  Tous  les  travaux  de  cette  maison 
sont  d’une  exécution  parfaite  et  l’impression  sait  bien  mettre  en 
valeur  la  reproduction  des  sujets  les  plus  délicats. 

MM.  PRIEUR  ET  DUBOIS  ET  C'%  à  Puteaux,  présentaient  de 
très  remarquables  épreuves  de  tirage  en  trois  couleurs.  Nous  avons 
remarqué  tout  spécialement  des  portraits  d’après  nature  et  des 
reproductions  de  tableaux  présentant  des  diiricultés  toutes  particu¬ 
lières,  dont  l’exécution  était  remarquable. 

M.  H.  REYMOND,  a  Paris,  exposait  liiiit  cadres  contenant  de 
très  lielles  reproductions  en  noir  et  en  couleurs.  Ces  épreuves, 
pour  la  plupart  de  grande  dimension,  montrent  toute  l’habileté  de 


SECTIOIV  FHA^'ÇAISE.  -  UAPPOHT  DE  LA  CLASSE  12 


77 


M.  Reymond  et  la  perfection  qu’il  apporte  dans  ses  travaux.  Ses 
reproductions  d’aquarelles  étalent  particulièremnl  dignes  de  l’admi¬ 
ration  de  tous.  La  maison  Reymond,  qui  a  déjà  obtenu  de  hautes 
récompenses,  justifie  pleinement  la  grande  réputation  qu’elle  s’est 
acquise  dans  ce  genre  de  travaux. 


La  photographie  professionnelle. 


La  Photographie  professionnelle  française  était  représentée  par 
ses  artistes  les  plus  connus  et  jiar  l'importante  collectn  ité  organisée 
par  la  Chambre  Syiulicale  de  la  Photographie  et  de  ses  applications, 
ipii  avait  réuni  un  ensemlile  très  important  propre  à  donner  une 
excellente  idée  de  la  photographie  professionnelle  en  France.  Nous 
devons,  ici,  féliciter  M.  Roiirgeois,  président  du  Comité,  d’avoir 
provoipié  CCS  expositions  collectives  et  M .  Vallois,  président  de  la 
Chambre  Syndicale,  ipii  a  organisé  cette  participation  à  l’Exposi¬ 
tion  de  Liège,  en  l'acilitant  à  un  grand  nomlire  de  professionnels 
les  moyens  de  prendre  part  à  des  manifestations  dont  les  frais  les 

tiennent  souvent  éloimiés  ;  nous  sommes  heureux  d’avoir  trouvé 

c 

encore,  dans  cette  occasion,  un  témoignage  de  l’excellent  esprit  de 
solidarité  ipii  anime  toute  la  corporation. 

Presijiie  tous  les  envois  étaient  hors  pair  et  montraient  la  ten¬ 
dance  de  plus  en  plus  prononcée  qu’ont  nos  grands  portraitistes 
de  s’allranchir  des  liens  dans  lesipiels  le  gont  d’un  public  spécial 
senddait  les  enserrer  pour  lui  inspirer  une  plus  saine  notion  de 
l’art.  Nous  ne  saurions  trop  ajqdaudlr  à  ces  courageuses  tenlatiAes 
(pu  ont  déjà  porté  leurs  fruits. 

M,  PAUL  BOYER,  dont  le  nom  est  liien  connu  de  tous  ceux 
ipii  s'intéressent  à  la  photographie,  exposait  ipielipie, s-uns  de  ces 
beaux  portraits  qu'il  exécute  avec  une  maîtrise  impeccafile,  de  ma¬ 
gnifiques  études  parmi  lesquelles  nous  avons  remaripié  une  tète  de 
Christ  admirable  de  sentiment,  ipii  montre  le  doigté  délicat  et 
l’excellence  de  l'artiste  dans  tous  les  genres.  M.  Royer  exposait 
également  ipielques  épreuves  obtenues  à  la  lunnère  arlifieielle  dont 


78 


EXPOSITION  INTEHNATIONALE  DE  LIEGE 


il  s’est  fait  une  spécialité;  nous  l'appellei'ons,  en  elïet,  que  M.  Boyer 
fut  un  îles  pi'eniiers  à  avoir  réalisé  la  possibilité  de  faire  de  la  plio- 
tograpliie  au  théâtre  et  de  reproduire  des  scènes  complètes,  grâce  à 
des  appareils  dont  il  est  l'inventenr. 

MM.  BRAUN,  CLÉMENT  &  C''’,  à  Paris,  présentent  de  superbes 
reproductions  de  nos  grands  musées  nationaux,  exécutées  sur 
papier  au  charbon.  Un  se  fait  dillicilement  une  idée  des  dillicultés 
ipi’il  y  a  à  surmonter  pour  arriver  à  des  résultats  aussi  parfaits. 
Nous  voyons  aussi  ligurer  de  fort  belles  béliogravures,  tirées  en 
teintes  divei'ses,  et  ipii  reproduisent,  axec  une  délicatesse  extraor¬ 
dinaire  et  une  perfection  absolue,  les  plus  belles  toiles  anciennes  et 
modernes. 

Iai  col/eclivilr  r/c  /a  ( 'Jidirilirr  SyiKlica/.e  de  la  Phodxjraplàe  el  de 
ses  apidiealions  occupait  un  large  emplacement  et  comprenait  les 
envols  suivants  ; 

M.  AUTÜN,  au  Havre,  présente  de  bonnes  pliotograpbles,  mais 
n’olfrant  par  ailleurs  aucune  particularité  ipil  soit  à  signaler.  Nous 
en  dirons  autant  de  M.  BENART,  ;i  Paris.  L’envol  de  M.  BOYER 
(Paul),  il  Paris,  attire  davantage  I  attention  et  nous  montre  (|uel(pies 
ceiivres  de  maître. 

M.  BOUCHER,  il  Paris,  a  envoyé  ipielipies  émaux  et  l)i|Oux: 
pliotogra|)luc  vitrifiée  très  bien  exécutée,  sons  tous  les  rapports. 

Les  (buaiix  iitrdiés  pliotograpliupics  sont  demeurés  la  spécialité 
de  (pielqiies  rares  |irofessionnels  rpii  excellent  dans  ce  genre  de 
traiiiiix:  iM.  Bouclier  est  du  nomlue  de  ceux  rpii  ne  se  sont  laissé 
rebuter  par  aucune  dilliciilté  |.)our  produire  un  travail  parfait  et 
irréprochable.  Il  est  ii  jirévoir  ipie  I  emploi  des  proeédés  pbotogra- 
phiqiies  pour  la  production  d  émaux  vitriliés  inaltérables  prendra, 
avec  le  temps,  nue  plus  grande  extension  et  se  généralisera  à  1  ni— 
diistrie  eéramupic  en  général. 

M.  DAVID,  à  Levallois,  expose  de  très  lions  portraits  :  bonne 
tecbniipie,  éidairage  excellent  du  sujet,  suppression  de  tous  les 
aei'cssoires  inutiles  et  des  détails  (|ui  musent  ii  funité  de  fépreuve. 


SECTION  FRANÇAISE. 


RAPPORT  DE  EA  CLASSE  12 


79 


M.  desbois,  à  Paris,  dirige  un  des  premiers  ateliers  parisiens 
pour  l’agrandissement  photograpliicpie  ;  il  présente  de  très  beaux 
spécimens  de  son  travail,  agrandissements  en  noir,  polycliromes 
au  cliarbon,  agrandissements  retouchés  au  pastel,  cpii  dénotent 
d’un  goût  parfait  et  d'une  ti’cs  grande  expérience. 

M.  DUBREUIL,  à  Orléans,  présente  ipielques  bons  portraits, 
bien  exécutés.  Nous  en  dirons  autant  de  l’envoi  de  M.  FALCINY, 
à  Dunkeripie. 

M.  FAURE,  à  Lille,  excelle  dans  tous  les  genres  :  il  avait  réuni, 
il  Liège,  une  belle  collection  de  travaux  exécutés  dans  ses  ateliers, 
travaux  ipie  nous  croirions  plutôt  sortis  d  un  atelier  parisien  en 
renom,  (pie  d'un  atelier  de  province;  Paris  n’a  pas  le  monopole  du 
talent  et  de  Fart,  nous  sommes  beiircux  de  le  constater. 

M.  FREON,  avenue  du  Koule.  à  Neuilly-sur-Seine,  nous  semble 
être  sur  la  bonne  voie  ;  à  part  (piebpies  petites  imperfections,  bien 
insigniHantes  à  la  réalité,  son  émoi  nous  indicpie  un  goût  très 
sûr  et  une  connaissance  ap[)rofondie  de  la  teidmiipie  pbotogra— 
|)bi(pie. 

M.  QARNIER,  à  Paris,  présente  des  auivres  iinjieccaldes  au 
point  de  vue  de  la  disposition  du  sujet,  de  son  éclairage  et  de  l’exé¬ 
cution  des  opérations  elles-mêmes. 

M.  QENDRAUD,  à  Clermont-Ferrand,  rom|it  avec  le  conven¬ 
tionnel  :  il  s’esl  largement  inspiré  des  Salons  du  Pliotu-Club  de  Pans, 
et  y  a  puisé  les  meilleures  notions  ;  son  exposition  tranche  avec  les 
cadres  ipii  l’environnent  et  nous  devons  reconnaître  ipie  cette  nou¬ 
velle  école,  personniliée  par  M.  (îendraud,  produit  des  ouivrcs  tout  à 
fait  remanpialdes.  Il  faut,  de  plus,  féliciter  M.  (îendraud  d’avoir 
osé  rompre  avec  la  tradition  et  remonter  le  courant  de  1  opinion 
publiipie. 

(Jù  donc  M.  GERSCHEL  peut-il  bien  s’inspirer?  Ce  n’est  assu¬ 
rément  pas  parmi  les  maîtres  français  de  la  photographie.  Il  nous 
semble,  en  elVet,  reconnaître  une  école  spéciale  incarnée  dans  la 
personne  d  un  photographe  en  renom  de  Hambourg.  (Juoi  ipi  il  en 


So 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


soit,  M .  Gerscliel  n’a  pas  à  en  rougir,  car  le  premier  moment  de 
surprise  passé,  nous  nous  accoutumons  à  ce  genre,  nouveau  en 
France,  et  nous  Unissons  par  1  aimer  et  l'admirer.  M.  Gerscliel 
sait  lirer  un  parli  admirable  de  ses  modèles  et  de  son  éclairage. 


aussi  son  envoi,  qui  comportait  onze  cadres,  a-t-il  été  particulière— 
ment  remarqué. 

M.  QIRAUDON,  ii  l’aiis,  présente  une  collection  superbe  de 
reproductions  des  toiles  les  plus  célèbres  et  des  marbres  les  plus 
connus  des  principauv  musées  européens,  (les  reprodiiclions  exé¬ 
cutées  sur  papiers  pigmentaires  de  couleurs  diverses  sont  d’une 
lierl’ectlon  absolue;  il  est  à  noter,  du  reste,  ipie  la  maison  Giraudon 
est  considérée  comme  une  des  premières  pour  réditlon  des  [ilioto- 
gra|)liies  relatives  à  I  histoire  de  l’art  eu  général. 

M.  LAZON,  il  (lamlirai,  avait  fait  un  envol  composé  de  lionnes 
pbotograpbles  de  l'actiire  courante. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


8i 


Nous  ii’avons  rien  de  bien  saillant  à  signaler  dans  les  envois 
de  MM.  LÉON  &  LAMOTHE,  à  Paris,  MARTIN,  à  Nantes,  MER= 
CIER,  à  ^ersadles,  f|iii  sont  de  bonne  exéciilion  matérielle. 

Avec  MM.  MOREAU  FRÈRES,  NADAR  et  PIERRE  PETIT, 

nous  arrivons  à  trois  sommités  de  la  Pbotograpliie  ;  ces  noms  nous 
dispensent  de  tout  commentaire  et  un  seul  terme  nous  semble 
capable  d’apprécier  ces  envois  à  leur  juste  valeur  ;  ces  épreuves 
réalisent  la  perleclion,  autant  (|ue  cette  perfection  peut  (Mi-e  atteinte 
en  pliotograpbie. 

M.  PETITON,  à  liouen,  nous  paraît  avoir  beaucoup  d'avenir  : 
sujets  ties  bien  traites,  usage  judicieux  de  I  éclairage  et  des  acces¬ 
soires,  très  bonne  exécution  teclmiipie. 

L  envoi  de  M.  POYET,  à  Epernay  n’est  pas  dépourvu  de  mé- 
lite,  nous  le  trouvons  un  peu  lailile  sous  (pielipies  points  ce|)endant 
et  il  nous  a  été  donné  en  d’autres  circonstances  de  voir  des  travaux 
beaucoup  plus  intéressants  sortis  du  meme  atelier. 

La  SOCIÉTÉ  INDUSTRIELLE  DE  PHOTOGRAPHIE  dont  nous 
avons  parlé  déjà  par  ailleurs,  présentait  une  magniH(|ue  collection 
d’épreuves  obtenues  sur  ses  divers  papiers  et  d’après  clicliés  Neur- 
dein,  Walery,  etc.  Exposition  très  remaripiable  et  par  le  nombre 
et  par  le  choix  des  sujets. 

M.  VALLOIS,  Président  de  la  Chambre  Syndicale  de  la  Photo¬ 
graphie  et  de  ses  ajiplications,  avait  un  envol  très  remanpiahle  de 
ces  magnlli(|ucs  portraits  dont  II  a  la  spécialité,  M.  \  allols  expo¬ 
sait  également  en  dehors  de  cette  collectivité  et  nous  reviendrons 
sur  son  nom. 

M.  VIZZAVONA  présente  de  bonnes  pliotograpliies  au  charbon 
de  teintes  diverses,  sujets  bien  traités  et  bien  exécutés  au  point  de 
vue  de  la  tecbniijiie. 

M.  DE  WAERE  est  spécialiste  pour  la  peinture  des  fonds  plio- 
tograpbi(|ues  et  accessoires  de  pose  pour  ateliers  ;  les  articles  (|u'il 
présentait  à  Liège  nous  paraissent  de  nature  à  lui  amener  Infailli¬ 
blement  la  clientèle  îles  protessionnels. 


82 


EXPOSITION  INTEUNATIONALE  DE  LIEGE 


M.  WINQAARD,  à  Boulogne-sur-Mer,  avait  un  envoi  très  bien 
choisi  et  qui  dénote  tbun  talent  réel. 

M.  DESBOIS,  à  Paris,  que  nous  avons  déjà  cité  dans  la  collec- 
üvité  de  la  »  Ihainbre  Syndicale,  avait  une  belle  exposition  particu¬ 
lière.  Celle  maison  s  est  fait  une  spécialité  d’agrandissements  de 
toutes  dimensions  retoucbés,  d’épreuves  au  charbon,  d’aipiarelles 
et  pastels  el  montrait  (jiielipies  épreuves  remaïquables  d’exécution 
d’après  des  négatifs  de  MlVl,  Boissonnas  et  Paul  Boyer. 

M.  MANUEL,  à  Paris,  exposait  d  intéressants  portraits  en  noir 
el  des  agrandissements  rehaussés  de  couleurs.  L’atelier  de  M.  Ma¬ 
nuel  puiit  d’une  ré|)ulation  excellente  ipie  justilic  ses  envois  à 
Liège. 

M.  OTTO,  à  Paris  avait  envoyé  quelques-unes  de  ses  ceuvres 
bien  laites  |)our  faire  a[)précier  tout  son  talent  d  artiste  et  d’opéra¬ 
teur  émérite,  La  LeUt'e  à  ( iraiid-Pè/'c,  Une  liéjtélition  Générale,  les 
deux  portraits  d  bonmie  el  le  portrait  de  femme  étaient  en  tous 
points  icmanpiables.  Toutes  ces  œuvres  étaient  exécutées  sur  des 
papiers  à  dépouillement,  ce  dont  nous  ne  saurions  trop  féliciter 
\L  Ctlo. 

M.  LANDOUZY,  à  Denain,  axait  envoyé  un  agrandissement  au 
cliarlion,  L’A'i'enle,  d’après  le  poème  de  Coppée,  d’une  lionne  con- 
ci'plion,  mais  qui  aurait  peut-être  gagné  à  être  davantage  idéalisé. 

MM.  SPECHT  &  BELLON,  à  Paris,  sont  spécialistes  pour  les 
agrandissements  au  charbon  et  au  bromure  :  ils  nous  présentent  de 
belles  épreuves  en  noir,  polychromes  et  retouchées  au  pastel  ou  à 
l’afpiarelle. 

STUDIA  LUX,  (  jiholographie  de  la  Revue  T/iéàlra/e),  nous 
montre  les  excellents  résultats  que  peut  donner  la  photographie 
il  la  lumière  artiliciclle.  Les  épreuves  exposées  témoignent  de  la 
très  grande  habileté  professionnelle  de  M.  Coulure,  directeur  de 
cet  atelier. 

M.  E.  THOUROUDE,  à  Paiis,  expose  une  collection  d’épreuves 


SEGTIO>’  FRANÇAISE.  -  liAFPORT  DE  EA  CLASSE  12 


83 


niicrogTaphi(|ues  :  c  est  une  a|)plicalion  loule  spéciale  de  la  pliolo- 
grapliie,  (|ui  demande  une  pratiijue  consommée  de  la  (diambce 
noire  el  du  mici'oscope.  (les  épreuves  onl  donc  le  double  mérite 
de  l’intérêt  et  de  la  dilficulté  vaincue. 


M.  VALLOIS,  à  Paris,  Président  de  la  (Ibatnbre  Syndicale  de 
la  Pliolographie  el  de  ses  applications,  présenh'  de  beaux  poriralls 
d  une  exécution  iri'éprocbable  cl  Inès  sui’  papiers  au  plallne.  au 
Inomuie  et  au  cbarbon.  M.  ^^allols  a  Iraili'  de  main  de  maîlre 
certains  sujels  (pil,  par  leur  nalure  même,  élaieni  pliilnl  liiyrals  el 
a  bail  [ireuxe  d  un  laleni  e\c('|)lionnel  ampiel  nous  sommes  Ikmi- 
reux  de  rendre  bomma^e. 

La  Photographie  d’Amateurs 

l.a  pbolograjibie  d’amateurs  élail  représenlée,  de  façon  très 
intéressante,  par  l’envoi  collectif  du  Pboto-Clul)  de  Paris.  L’Impor¬ 
tance  de  cet  envol,  (|ul  comprenait  77  (cuvres  dues  à  exposants, 
constituait  pour  la  classe  12  une  réelle  attraction,  car  II  montrail 


84 


EXPOSITIOÎV  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


d'une  façon  très  complète  quels  sont  les  goûts  et  les  tendances  des 
amateurs  français.  Le  Photo-Club  de  Paris  rassemble,  en  elTet, 
tous  les  amateurs  de  talent  qui  s'adonnent  à  la  photographie  arlis- 

tique  .  et  la 
réputation 
de  nombre 
d’entre  eux 
a  .  d  ep  U i s 
longtemps, 
passé  les 
frontières. 

Ci  race  à  ces 
talents  qu’il 
a  groupés  et 
encouragés , 
g  r  à  c  e  aux 
ressou  rces 

inqiorlantes  dont  il  dispose  et  qu’une  administration  diligente  et 
éclairée  a  su  mettre  en  oHivrc,  le  Pboto-(üub  de  Paris  est.  depuis 
de  longues  années,  le  représentant  de  l’école  française  de  pholo- 
grapbic.  C’est  par  son  initiative  et  sous  sa  direction  exclusive  qu’a 
été  créé  eu  1894,  è  Paris,  le  premier  Salon  international,  et,  depuis 
lors,  chaque  année,  avec  un  succès  grandissant,  il  a  renouvelé  cet 
elfort  désintéressé.  L’inlluence  heureuse  de  ces  Salons  est  trop 
connue  pour  qu’il  soit  utile  d’insister.  A  eux  sont  dus  les  progrès 
réalisés  chaque  puir  dans  la  tecbniijuc.  l’airmement  du  goût  des 
amateurs,  la  dlllusion.  enfin,  de  l’art  pb()togra|)bique,  qui  s’est  tra¬ 
duite  par  de  nondireux  Salons  ouverts  dans  les  villes  de  province, 
sous  le  patromige  et  avec  l’appui  du  Photo-Club  de  Paris. 

Ce  dernier  est  aussi  entre  les  amateurs  français  et  les  Sociétés 
étrangères  un  intermédiaire  obligeant;  il  entretient  avec  celles-ci 
des  relations  fécondes  en  résultats  excellents. 

Enfin  le  Photo-Club  de  Paris  ne  borne  pas  son  action  de  propa¬ 
gande  à  ses  Salons  annuels;  il  s’est  fait  éditeur  et,  par  ses  journaux 
périodiques,  ses  brochures,  ses  livres,  —  dont  il  est  (piestion  à  un 
autre  chapitre  de  ce  rap[)ort,  —  il  entretient  et  dirige  le  mouve¬ 
ment  dont  il  a  été  l’initiateur. 


SECTION  FKANÇAISE. 


KAPPOHT  DE  LA  CLASSE  12 


85 


SECTIONS  ÉTRANGÈRES 

BELGIQUE 

A  P  rès  la  Section  hA-ançaise,  la  classe  12  Belge  était  certaine¬ 
ment  la  plus  complète,  car  nous  y  avons  trouvé  représentées  toutes 
les  Industries  pliotographlipies  ayant  pris  ipielque  développement 
en  Belgiipie.  Il  est  regrettable  ipie  remplacement  accordé  a  la 
photographie  dans  la  section  Belge  ait  été  aussi  sacrilié,  car,  non 
seulement  il  semblait  sc  dissimuler  aux  regaids  des  visiteurs,  mais 
son  éclairage  était  assez  défectueux  ;  quoi  ipi’il  en  soit,  le  Comité 
de  la  classe  avait  tiré  le  meilleur  parti  possible  des  circonstances  et 
nous  ne  pouvons  que  lui  adresser  des  félicitations  sur  son  œuvre. 

Bes  constructeurs  sont  peu  nombreux  en  Belgique;  aussi 
n’avons  nous  rencontré  ijue  deux  maisons  ayant  exposé. 

M.  J.  FRENNET,  à  Bruxelles,  présente  plusieurs  appareils  d  une 
exécution  parfaite  a  tous  les  points  de  vue  et  donnant  une  très 
haute  idée  de  son  habileté.  Nous  trouvons  là  sans  doute  des  instru¬ 
ments  dlITérant,  sous  bien  des  rapports,  des  modèles  que  nous 
avons  vus  ligurer  dans  la  section  française  ;  mais  M.  Frennet  doit, 
avant  tout,  se  préoccuper  de  satisfaire  aux  demandes  de  sa  clientèle 
lielge.  et  à  cela  nous  pouvons  dire  qu’il  réussit  parfaitement.  Ses 
appareils  trouvent,  meme  en  France,  le  meilleur  accueil  auprès  des 
amateurs,  de  ceux  surtout  (|ui  s’adonnent  à  la  photographie  spor¬ 
tive,  et,  en  général,  ;i  la  photographie  d’ohjets  en  mouvement  : 
scènes  de  rues,  courses,  etc. 

M.  CH.  HOFMANS,  à  Bruxelles,  expose  dillérents  appareils  de 
sa  construction,  d'un  travail  des  plus  remanjuables  comme  lini  et 
comme  précision  : 

Un  appareil  pliant  à  obturateur  de  plaque,  ipii  se  distingue  des 


86 


K  VrOSlTK»»  INTKKNA'l  lON.VLE  DE  LIEGE 


modèles  similaires  de  eonslruclion  française  ou  allemande  par  un 
voimne  un  peu  plus  réduit  et  parle  dispositif  pour  le  déccnlremeni 
de  l'olijecld':  ce  décenli-emenl  s’opère  dans  tous  les  sens,  au  moyen 
d'une  plaiulietlc  tournante  sur  la(|uellc  est  monté  le  système 
opti(|uc. 

Jj’obtuiateur  est  a  fentes  variables,  se  réglant  de  l’extérieur  ou  à 
l'Intérieur,  au  choix  de  ropéraleur  ;  les  vitesses  d’obturation  sont 
modlliées,  soit  par  la  tension  du  ressoi  t  moteur,  soit  par  la  largeur 
de  la  fente  :  les  vitesses  peuvent  ainsi  varier  de  i  i5®  à  i/ looo®  de 
seconde. 

IjC  meme  dispositif  a  été  appliqué  à  un  appareil  pliant,  format 
()  id  ou  ()  ><  i8,  donnant  à  volonté  des  épreuves  stéréoscopiques 
ou  panoraniKpies  et  dont  la  séjiaration  se  manouivre  automatique¬ 
ment  de  l’extérieur. 

]M.  Ilofinaiis  eonstrmt  également  une  jumelle  stéréo-[)anora— 
inique,  à  obturateur  de  plaque  et  dont  la  séparation  s’eseamote  de 
rextérieur,  cpiclle  (|ue  soit  la  position  des  olijectifs  et  de  l’obtui’a- 
t('ur.  (  iette  jumelle  est  établie  avec  tout  le  soin  désirable,  et  son 
prix  modique  doit  eu  faire  un  instrument  vraiment  populaire. 

Mais  la  eréation  la  jibis  earaetérist iipie  de  M.  Ilofmans  est 
eertainement  son  appareil  à  miroir  et  à  long  tirage  :  avec  cet  appa¬ 
reil  l’opérateur  peut  voir,  a  tout  instant,  le  sujet  à  photographier 
et  axa^e  les  dimensions  exactes  ipi’il  aura  sur  la  plaipie  sensilile. 
L'olitiirateur  est  du  système  à  rideau  passant  devant  la  pla(|ue,  et 
il  permet  d'cqiérer  avec  une  ouxerture  variant  de  a  imllmiètres  à 
.0  centimètres,  ce  qui  donne  une  graduation  de  vitesses  variant 
de  i/i5  à  I  looo  de  seconde.  M .  Ilofmans  expose  aussi  un 
apjiareil  stéréo— panoraniHjue  établi  sur  les  memes  principes  :  la 
forme  élégante,  le  volume  et  le  poids  réduits  de  cet  instrument,  la 
simplieité  et  la  sûreté  de  son  mécanisme,  lui  assurent  un  succès 
meontcstalile. 

Dans  la  vitrine  de  M.  Ilofmans,  nous  remanpions  également 
une  détective  de  constriietion  sjiéeiale  pour  climats  chauds  et 
bumides  ;  une  rallonge  s’ada|itant  aux  cbamlires  à  main  pour  l’uti¬ 
lisation  d’objeetifs  de  long  foyer;  dill'érents  appareils  agrandisseurs 
avec  écbelle  pour  ragrandissement  automati(|ue  en  formats  donnés; 
un  appareil  a  combinaisons  multiples  se  transformant,  au  moyen 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAI’l'ORT  DE  E\  CLASSE  13  8“ 

d’allonges,  en  chambre  G  laX^f),  9X12  ou  idX  appa¬ 

reil  peut  rendre  certains  services,  mais  ce  système  d'allonges  ne 
nous  paraît  pas  constituer  un  progrès  bien  réel  dans  le  cas 
présent. 

Nous  devons  dire  de  M.  Ilofmans  ce  ipie  nous  avons  dit  déjà 
à  propos  d'un  constructeur  français  :  c’est  un  mérite  (le  savoir  faire 
bien  et  bon  marché. 


Plaques,  Papiers,  Produits  chimiques. 


L^industrle  pbotoebiml<|ue  était  bien  représentée,  et  nous  avons 
pu  constater  (|ue  nos  voisins  possèdent  d’excellentes  fabriipies  de 
produits  pbotograpblipics.  La  Belgique,  si  l’on  tient  compte  de  bi 
faible  étendue  de  son  territoire,  ne  semlile  rien  devoir  envier  aux 
autres  nations  sous  ce  l'apport. 

MM.  QEVAERT  &  0“',  à  \ieux-l)ieu,  près  Anvers,  peuvent  être 
considérés,  à  l'heure  actuelle,  comme  les  premiers  fabricants  lielges 
de  papiers  pliotograpliupies,  si  nous  classons  ces  maisons  [lar  ordre 
d’importance.  La  maison  (jcvaert  possède  en  elTet  des  succursales 
a  Paris,  Berlin  et  Vienne.  Son  exposition,  disposée  avec  art,  a  fait 
une  excellente  impression  sur  le  public  et  sur  le  jurv  lui-même. 

Nous  voyons  en  premier  beu  un  beau  portrait  de  Nadar,  sans 
doute  pour  llalter  notre  amour-propre  français,  un  Nadar  simple, 
naturel,  un  Nadar  intime.  De  lieaiix  [laysages  sur  pa|)lcr  ('a/ciiun; 
de  magndi(|ues  épreuves  sur  papier  a  la  celloïdlnc  de  tons  Aarlés, 
(|ul  témoignent  de  la  riebesse  de  la  gamme  <|uc  donnent  les  papiers 
Gevaert  à  la  celloïdine  :  sépia,  noir,  etc. 

De  beaux  portraits  sur  papier  Oriho-hrom  :  ce  papier,  |)réparé 
sur  un  support  de  choix,  se  fait  en  deux  sortes  d  émulsions  : 
rapide,  pour  images  douces  ;  lent,  pour  images  à  contrastes. 

IjC  papier  Ridax,  de  la  même  marque,  est  un  pajiler  à  dévelop¬ 
pement  émulsionné  au  cbloro-bromnrc  d  argent  :  il  fournit  des 
images  très  bien  modelées  et  s  adapte  tout  particulièrement  aux 
tirages  artistiques;  il  peut,  jusqu  a  un  certain  point,  rivaliser  avec 


EXPOSITION  INTEHNATIONAEE  DE  LIEGE 


88 

les  papieis  à  la  eelloïdine.  Le  Rhhix  se  manipule  à  la  lumière  ordi¬ 
naire  (1  une  liongie. 

Le  BtueStar  Paper  est  un  papier  très  populaire,  pour  tirages 
par  noircissemenl  (lircct  et  se  Irailanl  par  simple  virage  ;  il  se 
recommande  tout  paiiicidièremenl  par  le  soin  appoilé  à  sa  fabri- 
calion  et  la  simplicité  de  ses  manipulations  en  même  temps  que 
pai'  sa  l'égularité. 

M.  VAN  MONCKHOVEN  expose  une  série  d’épreuves  obtenues 
sur  papiers  au  cbarbon  de  sa  fabrication.  Devons-nous  dire  que  les 
épreuves  exposées  n'étaient  point  précisément  faites  pour  impres¬ 
sionner  favorablement  le  .lury;  le  ton  s’accommodait,  en  effet,  assez 
mal  avec  le  sujet  et  c’est  ainsi  que  nous  avons  pu  voir  cette  bizar¬ 
rerie  de  mers  rouges  et  d’enfants  bleus  :  lirais  nous  devons  avant 
tout,  cbercber  la  (pialité  du  produit,  et  elle  est  ici  indéniable;  la 
maison  Van  Moiickboven  joint  au  reste  d’une  réputation  univer¬ 
selle  qu  elle  s’est  ac(|uise,  par  l’excellence  de  ses  papiers  au  char- 
lion,  adoptés  par  la  plus  grande  partie  des  photographes  profes¬ 
sionnels  du  monde  entier. 

M.  D.  TACKELS,  à  Cland,  expose  un  grand  nombre  d’épreuves 
olitemics  sur  ses  papiers  Sienna  et  d’après  plaques  Iris.  Deux 
immenses  panneaux  d’une  exécution  de  maître  ont  surtout  attire 
l’attention. 

11  y  a  lieu  de  signaler  en  outre  un  beau  portrait  d’Elisée 
lleclus,  ainsi  qu’un  sujet  du  genre  lîallerf'ly  r|ui  aurait  demandé  a 
être  moins  matérialisé  par  le  photographe,  d’autant  plus  que  le 
sujet  s’y  prêtait  merveilleusement.  En  résumé  et  malgré  quelques 
petites  imperfections  dues  a  la  seule  faute  de  l’opérateur,  cette 
exposition  est  de  nature  à  nous  donner  une  excellente  impression 
des  produits  manufacturés  par  la  maison  Tackcis.  qui  jouit  du  reste 
en  Belgifpie  d’une  grande  réputation. 

Il  est  regretta lile  que  nous  n’ayons  pu  voir  figurer  à  Liège 
d'autres  maisons  appartenant  à  cette  branche  de  l'industrie  pboto- 
grapbi(|ue.  Nous  aurions  pu  avoir  une  idée  plus  générale  de  la 
situation  exacte  de  l’industrie  pbotocliimique  belge. 


SECTION  FKANÇAISE.  -  UAPPOHT  DE  1,A  CLASSE  12 


8',) 


Ministre  des  AITaires  étrangères,  dans  son  cahinct  de  Iravad  ;  celui 
de  M.  Jules  de  Trooz,  Ministre  de  rintérieur,  et  surlout  nn  beau 
groupe  de  trente  et  une  personnes  (les  Membres  des  Légations 
étrangères  à  la  Cour  de  lîelgltpie),  dans  lequel  ou  ne  constate  pas 
une  défaillance  et  où  toutes  les  physionomies  sont  traitées  d’une 
façon  absolument  supérieure.  Le  seul  reproche  ipi’on  pourrait  lui 
faire,  c’est  une  crudité  de  tons,  un  éclairage  trop  vif  qui  semble 
indicpier  moins  de  science  que  chez  certains  autres  pi'ofessionnels 
bel  ges,  et  surtout  un  abus  de  la  retouche  ipii  lui  a  nui  dans  l’esprit 
des  jurés. 


La  Photographie  professionnelle 

|ja  photographie  professionnelle  réunissait  d’eAcellents  envois 
des  premières  maisons  de  photogra|)hie. 

M.  BOUTTE,  à  Bruxelles,  présentait  de  beaux  agrandissements, 
parmi  lesquels  nous  avons  remartpié  le  portrait  de  M.  Favereau, 


PAL.VIS  DES  BEAUX.  ABTS. 


EXPOSITION  [M’EltNATIONAEE  DE  LIEGE 


!)'J 

M.  QILLARD,  à  Tjiège,  exposait  sept  caiires  :  beau  travail,  digne 
(le  nos  bonnes  maisons  parisiennes.  Ses  agrandissements  sont  très 
bien  exéenlés  et  témoignent  d’une  science  approfondie,  d’une 
connaissance  parfaite  du  métier  et  d’un  goût  artisti(|ue  très  réel. 
Le  -lury  s’est  peut-être  montre  un  peu  sévère  pour  M.  (Jillard. 

M.  HUBERT  QOOSSENS,  à  Liège  ;  Bonne  exposition  dans 
la(|uelle  nous  avons  remar(|ué  entre  antres  sujets  uu  Hall  de  la 
Manufacture  d’armes  de  .lupille-lez— Liège,  d’une  exécution  fort 
dillicile,  avec  sa  multitude  de  tours  et  de  maebines  dont  la  surface 
lirillante,  de  meme  (pie  l’éclairage  tout  sjiécial  favorisaient  grande¬ 
ment  le  halo.  Un  portrait  d’intérieur  remar([uable,  en  5o  X  Go.  avec 
éclairage  de  face  provenant  d’une  fenêtre:  sujet  supérieurement 
traité  et  digne  d’un  maître.  Il  est  vraiment  dommage  cpic  nous 
trouvions,  à  c(')té  de  ces  ceuvres  excellentes,  un  ouvrier  au  tour 
d’une  facture  fort  discutable  ,  mal  éclairé  et  dans  le(piel  une 
abondance  excessive  d'accessoires  nuit  à  l’ unité  du  tableau. 

M.  THÉDORE  JENSEN,  à  lienaix,  présente  des  épreuves  d’une 
bonne  facture  courante  au  point  de  vue  purement  tecbnl(|ue; 
malbeureusement,  son  agrandissement  d'un  grou|ic  de  famille  est 
vraiment  trop  vieux  jeu  :  tout  le  monde  pose,  on  le  sent  trop  bien, 
et  cela  cboipie. 

MM.  MENQEOT  FRÈRES,  à  Ubalclet,  nous  présentent  nialbeu- 
rcusement.  parmi  d'excellents  petits  sujets,  un  agrandissement  (pii 
tient  trop  de  place  cl  cela  d’autant  plus  ([u’il  est  mal  éclairé. 

LA  PHOTO=COMPAQNIE  BELGE,  à  Bruxelles,  expose  une  série 
de  bonnes  é|)reuves  dont  elle  iiubipie  le  prix  ;  i  fr.  ()5  c.  la 
douzaine.  C’est  de  la  pbotograpbie  commerciale  bien  exécutée  : 
Portraits  visite,  albums,  agrandissements,  groupes,  etc. 

M.  MARISSIAUX,  a  Liège,  avait  fait  de  magm’rupies  envois  et 
nous  sommes  heureux  de  rendre  ici  un  bommaiie  très  sincère  a  son 
talent  d’artiste  et  d’opérateur  hors  pair.  La  série  de  sléréogrammes 
([u’il  exposait  dans  la  section  des  Mines,  et  (jui  comportait  plusieurs 


.SEGTK  l'KA^ÇA  ISE . 


HAITOHT  DE  EA  CEAMSE  12 


1)1 


ceiilalnes  de  sujets,  était  en  tous  points  admirable  et  témoignait 
d Une  maîtrise  cpie  l’on  peut  égaler  mais  non  dépasser,  l/œuvre  de 
M.  M  arissiaux  nous  initiait  à  tous  les  détails  de  la  vie  du  mineur  et 
de  l'exploitation  des  mines  de  charbon.  Le  sujet  était  plutôt  ingrat 
et  compoi'tait  des  dillicultés  d’exécution  à  première  vue  insurmon— 
tabi  es.  M.  M  arissiaux  a  résolu  toutes  les  dilbcultés  par  son  travail 
et  son  énergie,  et  son  tempérament  artistique  a  su  donner  au 
moindre  sujet  un  intérêt  qui  a  fait  l'étonnement  et  l'admiralion 
de  tous. 

|ja  haute  récompense  que  le  Jury  a  tenu  à  lui  accorder  n’a  été 
que  la  juste  sanction  de  tous  ses  mérites. 

CLERBOIS  &  FILS  (Atelier  KLARY),  à  Ihuxelles,  exposait 
dix  cadres  dont  une  fort  belle  épreuve  coloriée.  Parmi  scs  agran¬ 
dissements,  il  nous  semble  reconnaître  certaines  silbouettes  bien 
connues  et  entre  autres  celle  d'un  Ministre  belge,  celui  du  Travail. 
L’atelier  klary  semble  du  reste  être  l’Otto  ou  le  Nadar  de  Hruxelles 
et  nous  trouvons  parmi  son  exposition  de  très  beaux  portraits  de 
ypne  Dudley,  de  M''®  décile  Thévenct,  de  l’Opéra-Comique.  En 
résumé,  très  bonne  exposition  d’ensendile  où  l’on  trouve  tous  les 
genres,  épreuves  au  charbon,  au  bromure,  pastels,  émaux,  etc., 
d’une  exécution  absolument  parfaite. 

L’ADMINISTRATION  DES  PONTS  ET  CHAUSSÉES  exposait 
dans  un  pavillon  spécial  de  nondneuses  séries  de  vues  documen¬ 
taires  toutes  d'une  très  belle  exécution  et  fort  bien  présentées. 


Procédés  Photomécaniques, 

Les  Pre  icédés  pbotoniécaniques  étaient  représentés  par  deux 
maisons  ; 

MM.  K.  et  P.  JUMPERTZ,  à  Etterbeek,  près  Pruxclles,  expo¬ 
saient  quehpies  excellentes  épreuves  en  pliotocollograpbie ;  mais 
pourquoi  faut-il  qu'à  côté  de  ces  beaux  spécimens  de  leur  industrie 
nous  ayons  trouvé  des  séries  de  cartes  postales  vraiment  banales 
comme  aspect  et  comme  exécution!* 


EXPUfSlTIOrv'  IINTERJNATIONALE  DE  LIEGE 


L’Exposilion  des  ÉTABLISSEMENTS  JEAN  MALVAUX,  à 
Hriixclles,  niojilre  loul  le  degic  de  peiTection  rpie  peut  atteindre  au¬ 
jourd’hui  l’exéculion  des  clichés  en  typogravurc  et  en  chroniotypo- 
graxure.  Ija  maison  Malvaux  exposait  à  la  classe  12  et  à  la  classe  ii 
et  ces  deux  expositions  extrêmement  complètes  comportaient  une 
variété  de  sujets  constituant  une  véritable  gamme  de  dilhcultés  vain¬ 
cues.  Heproductions  d’aquarelles,  peintures  à  l’huile,  dessins  à  la 
plume  et  au  lavis,  sujets  d’après  nature,  portraits,  paysages,  sculp¬ 
tures  et  objets  d’art  industriel,  tout  y  est  traité  avec  une  rare  per¬ 
fection.  Aussi  la  réputation  de  MM.  Malvaux  est-elle  aujourd’hui 
universelle  et  c  est  à  eux  ipie  s’adressent  les  grands  éditeurs  de  tous 
les  pays  pour  l’illusti'ation  des  ouvrages  de  grand  luxe  et  des  revues 
illustrées.  Ajoutons  (|ue  MM.  Malvaux  cherchent  sans  cesse  de  nou¬ 
veaux  perrectionuements  et  f[ue  nous  leur  sommes  redevables  de 
gi'ands  progrès  dans  les  procédés  si  délicats  de  l’illustration  du  livre 
depuis  ipielques  années. 

La  Photographie  d’Amateurs. 

Aucun  amateur  n’avait  exposé  dans  la  Section  belge.  Cela  tient 
il  ce  que  l  Association  Belge  de  Photographie  avait  ohtejiu  le  privi¬ 
lège  d’organiser  son  VP  Salon  International  de  Photographie  dans 
l  enceinte  (lerExposition,  au  Palais  des  Fêtes,  et  ipietous  les  amateurs 
belges  et  même  certains  professionnels  s’étaient  réservés  pour  cette 
solennité.  Le  Salon  de  Pholograjdiie  fut  inauguré  le  iG  juillet, 
il  l’occasion  du  Congrès  de  Photographie  et  dura  quinze  jours;  il 
réunissait  55o  œuvres  des  meilleurs  artistes  de  Belgiipie  et  de 
l’E  tranger  ayant  répondu  ii  l’appel  de  l’Association  Belge  de  Photo¬ 
graphie  qui  fut  une  des  premières  ii  organiser  des  expositions  entiè- 
l’oment  consacrées  à  l’art  photographi(|ue.  Le  Saloji  de  Liège  fut 
un  succès  et,  si  nous  avions  une  critique  ii  adresser,  nous  ne  pour¬ 
rions  la  faire  ipi’ii  rAdministration  de  l’Exposition  ijui  avait  mis  à 
la  dis|)ositlon  îles  organisateurs  des  locaux  par  trop  exigus  et  peu 
en  rapport  avec  l’importance  de  cette  manifestation  artistique. 

La  Section  belge  comportait  en  outre  une  exposition  historii|ue 


SECTION  FlIANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


93 


de  la  pholographie,  organisée  sous  les  auspices  de  M.  le  lieutenant 
général  Peny,  Président  du  groupe  IV,  par  MM.  Laoureux,  Bouy, 
baron  Van  Eyll,  Laloux,  Ch  Pullemans,  Oury,A.  Malvaux,  Goderus. 
Celte  exposition  présentait  un  grand  intérêt  et  nous  regrettons  avec 
les  organisateurs  que  le  manque  d’espace  n’ait  pas  permis  de  lui 
donner  toute  l  ampleur  (ju’clle  méritait.  Nous  avons  pu  admirer 
cependant  de  nombreux  spécimens  de  tirages  sui'  divers  papiers  sen- 
sililes  depuis  l’origine  de  la  photographie, des  procédés  photomécani¬ 
ques  depuis  leur  invention,  des  diverses  applications  photographi(|ues 
maripiant  les  étapes  des  progrès  accomplis.  Celle  section  historique, 
fort  bien  comprise,  était  certainement  un  grand  élément  d'intérêt 
pour  la  classe  12  ipi  ellc  complétait  très  heureusement. 


ALLEMAGNE 

L’industrie  pholographiipie  allemande  était  représentée  par  nue 
seule  maison  ;  rétahlissement  opliipie  C.  P.  Goerz.  L  Allemagne 
n'a  pas  participé  oHiciellemenl  à  l'Exposition  de  Liège  et  c  est  à  ce 
fait,  sans  aucun  doute,  que  nous  devons  allrilnicr  celle  abstention 
d’une  industrie  qui  est  cependant  très  importante  et  (jm  passe  pour 
être  une  des  premières  du  monde  entier.  Il  est  regrcltahle  que  nous 
n'ayons  pu,  faute  d'éléments,  établir  cette  comparaison,  intéres¬ 
sante  entre  toutes,  de  rinduslrie  photographiipie  allemande  et  de 
rinduslrie  photographique  française. 

L’OPTISCHE=ANSTALT  C.  P.  GOERZ  AKTIENGESELLSCHAFT, 
de  Perlin  Eriedenaii.  |)résenle  une  fort  belle  collection  de  ses 
articles  oplupies  et  photographiques.  Celle  maison  est  aujourd  hui 
iiniN ersellement  connue  :  elle  est  aussi  une  des  [iliis  importantes 
dans  son  genre  ;  elle  occupe  environ  douze  cents  ouvriers  et  possède 
des  succursales  à  Paris,  Londres,  Chicago,  New-^ork  et  Sainl- 
Pélershourg  :  ces  deux  dernières  maisons  sont  des  fahriijues  suc¬ 
cursales. 

L'élahlissement  C.  P.  Goerz,  fondé  en  tS8(),  n  était  au  début 
ipi'une  petite  falirique  occupant  un  petit  nombre  d  (iinriers.  La 
qualité  de  ses  produits  valut  bientôt  à  rétablissement  naissant  une 


EXPOSITIO?}  INTEKNATrONALE  DE  LIEGE 


9  4 

grande  renommée,  et  la  maison  Goerz  prit  rapidement  une  très 
grande  extension.  A  la  construction  d’appareils  et  objectifs  plioto- 
graplii(pies,  la  maison  joint  celle  d’appareils  et  instruments  pour  le 
service  des  armées  de  dilTérents  pays  :  lunettes  panoramiques, 
lunettes-viseurs,  etc. 

Nous  nous  bornerons  à  une  énumération  rapide  des  articles 
exposés,  leur  description  détaillée  devant  nous  entraîner  trop  loin 
et  étendre  outre  mesure  les  cadres  de  ce  rapport. 

Une  série  de  Double-Anastigmats  Goerz  Dcujor,  (lelor  et  Synior, 

La  maison  (ioerz  doit  précisément  sa  grande  ré|)utation  au  pre¬ 
mier  de  CCS  instruments,  le  Double-Anasligmat  Dcujor.  C’est  le 
|)remier  anastigmat  symétriipic  ii  grande  ouverture  qui  ait  été 
construit.  Il  se  compose  de  deux  éléments  symétriques  composés 
cbacun  de  trois  lentilles  sondées;  cbacun  de  ces  éléments  est  jiar- 
raitement  corrigé  de  tonte  aberration  ;  le  champ  nettement  couvert 
embrasse  ainsi  un  angle  de  qo  degrés.  G  est  ranastlgmat  uniiersel 
par  excellence,  répondant  ji  tontes  les  exigences  de  la  pboto- 
grajibie. 

Le  Double-Anastigmat  (u'Ior  se  distingue  du  précédent  [lar  sa 
construction  même  qui  est  toute  (bnéreiite  et  dans  laijiielle  on  a 
surtout  ^  Isé  robtention  d’une  très  grande  luminosité.  Le  rapport 
d  ouverture  varie  de  F:  !\.o  à  F:  (1.3.  d’outefois,  dans  le  Cetor, 
l'angle  emlirassé  est  un  peu  inrérieur  à  celui  du  Dtujoi',  de  même 
(pie  la  profondeur  de  foyer  ipii  n'est  pas  aussi  grande.  Toutefois, 
le  Celor,  répond  absolument  au  luit  dans  lequel  il  a  été  créé,  c’est- 
à-dire  la  photographie  extra-rapide  ou  par  lumière  pauvre. 

Le  Oouble-Aiiastlgmat  Syiilor  est  un  objectif  anastigmaticpie— 
ment  corrigé  |)our  un  cliamp  assez  étendu;  d  est  établi  à  bon 
marché  et  constitue,  néanmoins,  un  excellent  olqectlf  pour  les 
travaux  courants  d  amateur. 

Une  série  de  Double-Anastigmats  Uyprrcjone  ligiii’alt  également 
dans  la  vitrine  delà  maison  Goerz.  (le  sont  des  objectifs  endu'a.s- 
sant  un  angle  énorme  de  i35  degrés  environ,  c’est-à-dire  (ju’ils 
sont  utilisés  a\ec  succès  cluupic  fois  ipi’ll  s’agit  de  pbotograpbier 
un  sujet  pour  leipicl  on  ne  dispose  pas  d’un  recul  sullisant. 
L’//v/kv(/o//c  est  corrigé  de  toute  aberration  astigmatlqiie  ;  il  donne 
donc  des  images  extrêmement  nettes  et  nous  ajouterons  (|u’il  couvre 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12  96 

un  format  de  plaque  dont  le  côté  le  plus  long  est  quatre  fois,  la 
diagonale  cinq  fois,  supérieur  à  la  longueur  focale  de  cet  objectif. 

Le  Double-Anastigmal  Goerz /l/eZ/iu/’  est  tout  spécialement  cons¬ 
truit  pour  les  procédés  photomécaniques,  la  simili-gravure,  les 


DOME  CEM'R.VL  DU  II.LLL  DES  INDUSTRIES. 

reproductions  au  trait,  le  procédé  tricbronic.  Ce  dei'nier  procédé 
exige,  en  jiarticulier ,  des  objeclifs  rigoureusement  corrigés  de 
toute  alierralion  cliromati(jue  ;  or,  il  est  bien  dillicile  d’éliminer  les 
derniers  résidus  d’alierration  dans  les  objectifs  anasligmats  ordi¬ 
naires  ;  celte  condition  est  cependant  complètement  satislaite  dans 
V AleUiar,  qui  constitue  de  ce  fait  le  meilleur  olqcctif  pour  la  pho¬ 
tographie  industrielle  en  général  et  le  procédé  de  trichromie  en 
particulier. 

Téléobjectif  Goerz  pour  appareils  à  main  et  chambre  à  soujjlet. 

La  photographie  à  longue  distance,  ou  téléphotograpliie,  a 
pris  ces  dernières  années  une  importance  considérable,  et  cette 
extension  on  la  doit  surtout  à  la  création  d’instruments  légers. 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


9  G 

simples  el  piatiques  :  la  maison  Gocrz  a  droit  à  sa  part  de  mérite 
pour  le  développement  de  cette  branche  intéressante  de  la  photo¬ 
graphie.  développement  auquel  clic  a  grandement  contrihué  en 
créant  un  dispositif  permetlant  de  transformer  tout  bon  objectif 
pholographi(|ue  en  un  téléobjectif.  Les  éléments  négatifs  cons¬ 
truits  par  la  maison  Goerz  ont  un  coellicicnt  de  grossissement  de 
2  à  1  O . 

Apfxu'ei/s  jiliaiils  (joerz-AiiscJiül:  ,  à  oJjturaleiir  de  plaque  : 
Avant  I  invention  de  l'obturateur  de  plaipie  Aiiscbiilz,  il  n'était  pas 
possililc  de  pliotograpliier  de  près  les  ob|ets  se  mouvant  très  rapi¬ 
dement  ;  ces  objets  ne  laissaient  en  ellet  sur  la  plaipie  sensible,  en 
guise  d  image,  ipi  ime  traînée  plus  ou  moins  confuse.  La  maison 
(jioerz  fut  la  première  à  comprendre  toute  rmiportance  de  cette 
découverte  el  à  construire  l’ajipareil  qu’elle  livre  encore  aiijour— 
(1  Imi  au  commerce,  sous  nue  lorme  sensildement  perlectionnée, 
et  avec  la  désignation  d'appareil  pliant  (  ioei'z-Anscbütz  :  cet  appa¬ 
reil  se  fait  en  format  Gii  dilïerenls  formats 

s  I  é  ré(  »-pa  1 1  ora  m  i  (  |  u  es . 

ludépendammenl  de  scs  obturateurs  à  fente,  la  maison  (loerz 
e\|)ose  encore  des  oliluratcurs  à  secteurs,  destinés  à  des  instantanés 
moins  rapides  ;  ces  mslrumenls  se  distinguent  par  leur  grande 
précision,  leur  Hui  parfait  et  leur  fonclionncmeni  irréprocbable. 

|ja  maison  (loerz  cxpusc  encore  dilférenls  instruments  d’op- 
tiipic,  u'ayaul  pas  de  rapports  directs  avec  la  pbotograpbie,  et  que 
imiis  nous  bornons  ;i  énumérer. 

Trlèdees  hinoc/es  (loerz  z  ce  sont  des  jumelles  à  jirismes  rpii  se 
disliugueiit  par  leur  champ  visuel  très  éleudu.  Les  jumelles  ont 
été  adoptées  par  un  grand  uomlire  d'Itlats,  et  le  nombre  de  pièces 
li\ rées  actuellement,  atteint  85.ooo  ;  ce  cliilfre  est  sulbsamment 
éloipieut  par  bu -meme  et  nous  dispense  de  tout  commentaire. 

Le  Idiolo-Sléréo-Biiioele  Goerz  est  à  la  fois  une  jumelle  de 
campagne  ou  de  théâtre  d'un  gi’ossissemeut  de  2  r  /2  ou  3  i  2  et 
un  appareil  |ibotograplii(pic  douuaut  deux  images  4  1/2  X  3  cen- 
timèlres  a[)|)airées  pour  la  stéi’éoscopie.  L’est  donc  nu  instrument 
mulliple  rentrant  dans  la  catégorie  des  ap|)arcils  pliolograpbi(|ues. 
Il  se  charge  au  moyeu  de  châssis  simples  mélalliipies,  tenant  ti'ès 
peu  de  place,  (l’est  donc  l’apiiareil  pbolograpbi(|ue  iiléal  pour  le 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


97 


voyage  :  il  est  établi  avec  mie  précision  qui  lui  assure  le  rende¬ 
ment  maximum  sous  chacune  de  ses  diverses  applications'. 

Le  Pernox  Goerz  est  une  jumelle  à  prisme  ayant  une  lumino¬ 
sité  très  considérable  et  susceptible  par  là-méme  d’être  employée 
pour  les  observations  au  crépuscule  :  le  Pernox  est  muni  d'un 
système  de  charnières  qui  permet  de  modifier  l’écartemenl  des 
oculaires.  Le  modèle  courant  possède  un  grossissement  de  six  lois, 
mais  la  maison  Goerz  construit  également  cet  instrument  avec  un 
grossissement  de  dix,  quinze  et  vingt  lois,  comme  jumelles  ou 
lunettes  de  marine. 

Lunette  Panorainujue  (îoer:  :  cet  instrument  est  destiné  à  l’ar¬ 
tillerie  et  sert  de  lunette-viseur;  nous  nous  bornerons  à  faire 
remarquer  que  cet  instrument  de  la  plus  haute  importance  permet 
l’observation  du  terrain  sur  la  circonféience  entière,  soit  La 

lunette  panoramique  est  donc  un  instrument  précieux  pour  la 
technique  militaire. 

Nous  terminerons  en  signalant  encore  une  lunette  viseur  à 
prismes,  destinée  à  faciliter  le  pointage  des  pièces  d  artillerie,  dans 
une  direction  seulement,  et  dilVérentes  lunettes  terrestres  d’une  très 
grande  précision  et  d’un  fini  parfait. 

La  photographie  ne  comportait  également  ipi’un  seul  expo¬ 
sant  : 

M.  HOFFMANN,  d’Erfürt,  (|ui  avait  envoyé  d'excellents  por¬ 
traits  sur  papier  au  charbon  et  à  la  gomme  lucliromatée  dénotant 
chez  leur  auteur  une  parfaite  connaissance  du  métier  et  un  goût 
très  sûr. 


ANGLETERRE 

Nous  ferons  pour  l’Angleterre  la  même  observation  que  pour 
l’Allemagne  :  l’abstention  de  la  participation  ollicielle  du  Gou¬ 
vernement  avait  sans  doute  empeebé  l'industrie  jibotographiipie 
et  les  nombreux  artistes  de  talent  de  ce  pays  de  participer  à  l’ex¬ 
position  de  Liège,  de  sorte  que  nous  n’avons  trouvé  qu  un  seul 
exposant. 


98 


EXPOSITION  IINTERNATIOXALE  DE  LIEGE 


BURROUQHS  WELCOME  &  C®  f|ul  exposaient  les  spécimens  de 
leurs  produits  photographiques  comprimés  dénommés  Tabloïd. 

Ces  révélateurs,  vireurs,  renforçateurs,  etc.,  sont  présentés  en 
proportions  données  et  divisées  en  (|uantités  exactes,  prêtes  à 
l’emploi. 

(ie  sont  donc  des  produits  très  portatifs  et  il  est  à  signaler 
qu’ils  se  conservent  très  liien  sous  tous  les  climats.  Nous  devons 
signaler  en  particulier  l’acide  pyrogallique  Taliloïd,  dont  la  conser¬ 
vation  est  pour  ainsi  dire  indéhme  ;  ce  fait  peut  paraître  surprenant 
à  quiconque  connaît  la  facilité  avec  laquelle  s  altère  ce  produit. 
Cette  inaltérahilité  est  le  résultat  du  soin  spécial  pris  par  la  maison 
Burroughs  W  elcome  et  C'^  pour  le  choix  et  l’einhallage  de  ses 
spécialités. 

Cette  maison  est  une  des  plus  importantes  de  la  Grande- 
Bretagne  pour  cette  industrie  :  elle  possède  des  succursales  dans 
les  principaux  pays. 

AUTRICHE=H0NQR1E 

En  Autriche-Hongrie,  nous  ne  rencontrons  que  deux  exposants. 

M.  OTTO  WOLLNER,  à  Vienne,  (pii  présente  un  travail  d’ama¬ 
teur  liien  exécuté,  mais  n’oll'rant  rien  de  bien  saillant. 

M.  ERDELYS.  à  Budapest,  présentait  une  importante  série  de 
porti'aits  très  bien  exécutés  et  témoignant  d’un  sens  artistique  très 
réel.  E’atelier  de  M.  Erdelys  est  un  des  plus  importants  de 
Budapest. 

BULGARIE 


La  Bulgarie,  (pii  avait  réuni  toute  son  Exposition  dans  un  pit— 
toresipie  pavillon  élevé  au  Jardin  d’Acclimatation,  ne  comportait 
ipie  deux  exposants  dans  la  classe  i‘i,  MM.  ljuhanovitch  Guro,  à 
Vidin,  et  SavolV  Kroum,  à  l’hepelaré.  Les  deux  exposants  avaient 
envoyé  de  honnes  épreuves  de  paysages  et  de  types  liulgares. 


SECTION  FHANÇATSE.  -  RAPPOUT  DE  LA  CLASSE  13 


99 


HOLLANDE 

LE  BARON  VON  KOLKOW  exposait  de  li’ès  belles  pholograpliies 
en  couleurs  oblcnues  d’après  le  |)rücédé  Ijippmanii  et  fort  bien 
présentées.  Il  était  seul  ex])osant. 

JAPON 


La  Section  Japonaise  était  fort  bien  organisée  et  présentait, 
comme  toujours,  un  ensemble  très  attrayant,  mais,  au  point  de  vue 
photograpblipie,  ne  com|)ortait  pas  l’importance  ipie  nous  aurions 
souhaitée.  Trois  exposants  seulement  relevaient  de  notre  classe. 

M.  ENAMI  NOBUKUMI,  à  Yokohama,  nous  montrait  une  série 
très  complète  de  vues  stéréoscojnipies  représentant  les  sites  les  plus 
plttores(|ues  et  les  coutumes  du  Japon.  (Lest  une  des  maisons  les 
plus  importantes  du  Japon. 

M.  TAMAMURA  KOSABURO,  à  \okobama,  exposait  des  épreuves 
au  bromure  et  sur  papier  albuminé  coloriées  suivant  l  ai  t  japonais. 


ÉTATS=UNIS 

M.  ISHIGURO  représentait  seul  la  pliotograpble  ilans  ce  pays 
où  les  photographes  s’étalent  abstenus  d'exposer.  Son  envol 
consistait  en  une  nomineuse  collection  de  vues  de  LabTornle,  d  un 
1)011  travail  courant,  et  en  queb|ues  portraits  mal beiircusement 
encadrés  avec,  peut-être,  un  peu  tro[)  d'originalité. 

RÉPUBLIQUE  DOMINICAINE 

M.  PALAU,  de  Saint-Domingue,  ipil  u'aAalt  eiiAoyé  ipie  ipiel- 
(|ues  épreuves,  possède  cependant  une  importante  maison.  Vous 


lOO 


EXPOSITION  IXTEIiNATTOXAEE  DE  LIEGE 


regrellons  que  cet  exposant  n’ait  pas  ciu  devoir  faire  un  envoi 
siisceptilde  de  le  faire  apprécier, 

GRÈCE 

M.  GREGOIRE  STYLIANIDÈS,  à  Athènes,  expose  des  agrandis¬ 
sements  et  des  portraits  ne  présentant  rien  de  saillant;  il  nous 
sendile  ce|)endant  (|ue  scs  portraits  auraient  gagné  à  être  traités  en 
de  moins  grandes  dimensions. 


RUSSIE 

La  plupart  des  exposants  russes  s’étaient  beaucoup  servi  de  la 
|)liotograj)liie  pour  représenter  les  olijets  de  leur  fabrication  et  ipii 
n'étaient  |)as  exposés,  ainsi  que  leurs  usines  et  installations  in- 
dnsliTelles,  mais  les  exposants  de  la  classe  12  étaient  peu  nom¬ 
breux. 

M.  ALEXANDRE  MINE,  à  Saint-lMtersbourg ,  exjiosait  de 
bonnes  séries  de  diapositil's  |)our  projection  ainsi  que  des  épreuves 
d  un  travail  courant. 

H.  MROZOVSKY  avait  envoyé  des  portraits  formant  un  liel 
ensemble  iM  dune  bonne  exécution;  peut-être  ses  œuvres  auraient- 
elles  gagné  à  être  plus  largement  traitées,  avec  un  peu  moins  de 
convention  pliotograpbiipie. 

M.  OTZOUPE,  il  Saint-Détersboiirg,  exposait  des  agrandis¬ 
sements  auxquels  on  ne  peut  faire  (|u’un  rejirocbc  ;  celui  d’être  un 
peu  trop  retoiicbés,  et  une  très  intéressante  série  d’épreuves  de 
cbevaux  du  format  2''i  ^  3o  constituant  d’excellents  documents. 

M.  TAPKINE,  à  Saint-Pétersboiii'g.  présentait  deux  beaux  por¬ 
traits  de  Leurs  Ma|estés  Impériales  et  ipiebpies  agrandissements 
bien  traités. 


SECïIO>'  FKANÇAISE.  -  KAPPOIVI’  DE  LA  CLASSE  13 


lOI 


M.  PLATONOFF,  à  Sergievsky-Possade,  exposait  des  reproduc¬ 
tions  de  meubles  et  objets  d’art,  ainsi  que  des  vues  des  ateliers 
d’apprentissage  de  menuiseries  artistiques  et  de  jouets  de  Zemstvo, 


DEVANT  LE  HALL  DES  INDUSTRIES. 

Excellente  collection  (|m  constitue  un  précieux  document  pour 
l’histoire  de  l’art  russe. 


SUISSE 

Après  la  b’rance  et  la  Belgique,  la  Suisse  était  certainement  la 
nation  qui  avait  l'exposition  la  plus  intéressante.  Ses  exposants 
étaient  peu  nondu’eiix  aussi,  il  est  vrai,  mais  tous  leurs  envois  ont 
retenu  l’atlentioji  du  «lui’y. 

MM.  VIELLE  KŒCHLIN  &  C",  très  connus  depuis  quebpie  temps 
par  leurs  pajuers  Lu/k/  et  SVe/A/,  exposaient  de  magnili(|ues  épreiiA'es 


102 


EXPOSITION'  IN  lEHXATIONALE  DE  LIFÎGE 


exécutées  sur  les  divers  papiers  de  leur  fabrication,  d’après  les 
iiégald's  des  meilleurs  artistes.  Ces  papiers  se  distinguent  des  autres 
papiers  photograpbif|ues  par  leur  mode  de  préparation;  les  sels 
sensibles  sont,  en  elVel,  incorporés  à  la  pâte  du  papier  par  trem¬ 
page,  et  ce  mode  de  préparation  permet  d’obtenir  une  profondeur 
de  tons  irréalisable  avec  les  autres  papiers  sensibles  aux  sels  d’argent 
et  'a  noircissement  direct,  tels  que  les  papiers  salés  et  papiers  à  gros 
grain.  Les  papiers  et  tissus  Ijina  présentent  l’avantage  de  donner 
une  grande  variété  de  tons,  depuis  le  sépia  jusqu’au  noir  gravure, 
et  raccued  ipie  leur  ont  fait  tous  ceu.x  qui  recberebent  un  support 
artistique  a  été  très  grand. 

Indépendamment  de  ces  papiers  (|ui  jouissent  de  la  plus  grande 
faveur  auprès  des  photographes  amateurs  ou  professionnels, 
MM.  VIELLE,  KGECHLIN  &  exposaient  un  nouveau  châssis,  dit 
('/lùssis  ('Jierrlll^  pour  le  tirage  des  épreuves.  On  sait  combien  il  est 
ditlicile,  parfois,  d’obtenir,  sur  l’épreuve  positive,  les  détails  déli¬ 
cats  (pii  se  trouvent  noyés  dans  les  grands  blancs  de  l’image,  cor¬ 
respondant  aux  parties  opafjues  du  négatif  ;  le  châssis  Cherril 
permet  la  venue  de  ces  détails  sans  aucune  manipulation  ebimique 
ou  retouche  partielle.  Oe  cliâssis  peut,  également,  servir  au  tirage 
d  épreuves  légèrement  dilluses,  de  façon  à  adoucir  des  traits  trop 
durs.  Cette  innovation  toute  récente  est  appelée  à  rendre  de  réels 
services  à  tous  les  pliotograpbcs. 

MM.  BRUNNER  &  C'®,  à  Znrieb,  montrent  de  très  beaux  spéci¬ 
mens  d’impressions  en  photocollograpliie,  ainsi  que  de  nombreuses 
collections  de  cartes  postales  éditées  par  le  meme  procédé.  La  répu¬ 
tation  de  la  maison  Lrunner  est  universelle  et  ses  envols  à  Liège 
justlllent  amplement  la  faveur  avec  laquelle  sont  appréciés  tous  ses 
travaux. 

MM.  CORBAZ  &  C'®,  exposaient  La  Heviic  Suisse  de  Photoijra- 
phie.  Cette  revue  est  éditée  avec  luxe  et  sa  rédaction  est  dirigée 
[lar  iM.  le  Docteur  lleiss  avec  toute  l’autorité  qui  est  attachée  à  son 
nom.  C’est  une  des  meilleures  revues  consacrées  à  la  photographie 
et  répandues  dans  le  monde  entier. 

M.  NICKLES,  à  Interlaken,  présentait  de  niagnific|ues  photo- 


SECTION  KKANÇAISE.  -  UAPPOKT  DE  LA  CITASSE  12  1  o3 

graphies  des  plus  beaux  sites  de  Suisse.  Sou  travail  nous  indif|ue 
un  artiste  eonsomnié  et  un  praticien  haliitué  à  surmonter  les  plus 
grandes  dilTiciiltés  ;  les  reilets,  les  miroitements  de  la  lumière  dans 
les  glaciers  ne  sont  pas  pour  rellVayer  et  les  paysages  de  montagne, 
avec  leurs  lointains  délicats  cl  leurs  valeurs  si  dilliciles  à  traduire, 
sont  rendus  par  lui  avec  une  maîtrise  incontestalile. 

M.  le  Docteur  REISS,  dont  les  travaux  font  autorité  partout, 
avait  ex|)osé  le  résultat  de  ses  reclierchcs  et  de  ses  expériences  pour 
l’application  de  la  photographie  aux  recherches  pidieiaircs.  Les 
services  (|uc  la  pliolograpliie  rend  actuellement  dans  celte  applica¬ 
tion  sont  immenses  et  M.  Reiss  a  beaucoup  conlrilmé,  par  ses  obser¬ 
vations  cl  son  travail,  à  perrectionner  tous  les  moyens  d’investiga¬ 
tions  que  la  photographie  peut  mettre  au  service  de  la  justice. 
M.  Reiss  ne  nous  en  voudra  pas  de  divulguer  dans  ce  rapport  que 
nous  l’avons  souvent  entendu  appeler  le  BeriiHon  de  la  Suisse. 
C’est  le  plus  bel  éloge  que  nous  puissions  lui  adresser.  Son  ouvrage 
très  important  :  La  Photographie  Judiciaire,  est  un  travail  absolu¬ 
ment  remaripiabic  et  (|ui,  quoique  spécial,  dcArait  se  trouver  entre 
les  mains  de  tous  les  pbotograjibes,  car  il  est  plein  d’enseignements 
techniques. 

QRAND=DUCHÉ  DE  LUXEMBOURG 

Dans  le  Gi’and- Duché  de  Luxendiourg,  nous  tiouvons  une 
exposition  collective  des  membres  du  Cercle  Luxembourgeois  d’Ama- 
teurs  pbotographes.  Celte  exposition  était  intéressante  et  bien  pré¬ 
sentée;  la  plupart  des  épreuves  consacrées  à  la  ville  ou  au  Grand- 
Duché  de  Luxembourg  étaient  d’une  exécution  parfaite  et  tout  a 
l’honneur  de  la  Société. 


TURQUIE 

M.  WILFRID  DE  SAIN,  dont  le  nom  est  bien  familier  à  la  plu¬ 
part  des  fabricants  et  constructeurs  européens,  représentait  seul 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


io4 

l’Empire  Ottoman,  il  exposait  des  épreuves  d’uiie  bonne  ractiire  et 
dénotant  une  connaissance  approfondie  du  métier. 

En  lésumé,  après  la  description  qui  précède,  nous  pouvons  et 
nous  devons  dire  (pie  l’Exposition  de  Liège,  en  ce  qui  concerne  tout 
au  moins  la  pliotograplne,  était  avant  tout  une  exposition  française. 
Il  nous  restera  à  examiner  si  cette  exposition  peut  et  doit  produire, 
au  point  de  vue  du  développement  de  noire  industrie  nationale, 
les  résultats  escomptés  par  nos  compatriotes,  qui  au  lendemain  de 
rExposItion  de  Saint-Louis  n  ont  pas  craint  de  tenter  un  nouvel 
ell'ort  sans  se  soucier  des  sacrUices  à  faire  et  de  l’incertitude  des 
résultats.  C’est  ce  (pic  nous  examinerons  dans  les  conclusions  de 
notre  rapport. 

S  II  est  prématuré  de  clicrclier  a  évaluer  aujourd  hiii  les  béné¬ 
fices  que  les  exjiosants  français  pourront  retirer  de  leur  participa¬ 
tion  à  I  Exposition  de  luège.  Il  n’est  cependant  pas  téméraire  d’alïir- 
mer  (|irils  seront  certainement  récompensés  de  leur  patriotique  et 
Intelligente  Initiative. 


DIPLOME  DES 
RÉCOMPENSES. 


ifSS 


''■^4h 

^.ïür’t’ 


JURY  DES  RÉCOMPENSES 


|j  iiistallalion  olïicielle  du  «liiry  I iitci  iialioiial  des  l’écoiiipeiisos  a 
eu  lieu  le  aoùl,  dajis  une  séance  suleiiuellc,  pj'ésidée  par 
M.  Francotle,  Ministre  de  l'Industrie  et  du  l'ravail.  Le  dury  coin— 
portail  trois  deyrés  de  piridiction,  connne  le  Jury  de  l’Exposilioji 
de  Paris  en  1900,  dojit  il  avait  à  peu  de  chose  près  reproduit  le 
règlement  :  le  Jury  de  classe,  le  Jury  de  groupe  comjiosé  des 
bureaux  des  Jurys  de  classes  faisant  partie  du  groupe  et  le  Jury 
supérieur  pigeant  en  dernier  ressort. 

Les  récompenses  consistaient  en  i)ipl  ômes  de  grands-|nix, 
d  honneur,  de  médaille  d’or,  de  médaille  d'argent,  de  médaille  de 
bronze,  de  mention  honorable. 

Le  règlemenl  prévoyait  les  récompenses  à  accordei’  aux  colla¬ 
borateurs  des  exposants  et  faisait  à  cet  égard  une  distinction  ipii 


lüS  E\r()8ITl(l^  l.M'El\]NATl()\ALE  DE  LIEGE 

n'esl  pas  admise  dans  nos  expositions  IVançaises,  entre  les  collaho- 
rateui’s  et  les  eoopéraleurs.  Les  dipldines  de  coUaljoraleuPS  étalent 
accordés  anx  personnes  ayant  prêté  leurs  conconrs  inlelleclnel  à  la 
production  des  objets  exposés  anxcpiels  il  était  attribué  an  moins 
une  médaille  d'or. 

Les  dipbàmes  de  roopénileins  étaient  réservés  aux  contremaîtres 
et  onxriers  ayant  ilonné  leur  conconrs  matériel  à  la  production 
des  (dijets  exposés. 

Le  maxlnmm  des  récompenses  à  proposer  pour  les  collalioratenrs 
devait  être  d'nn  degré  midiidre  ipie  ceJnl  accordé  à  l’Exposition 
même.  Pour  les  coopératenrs,  le  maxnmm  de  la  récomjiense  ne 
pouvait  déliasser  le  diplôme  de  médaille  de  bron/e. 

A  I  issue  de  la  séance  d  installation,  cliaipie  diiry  de  classe  pro¬ 
céda  Immédiateinenl  îi  la  nonimation  de  son  bureau. 

Le  .lury  de  la  classe  \  ll  était  composé  de  la  manière  suivante  : 

Prpsideiil  :  Loi  iîgeois  ( Paul),  secrétaire  général  du  IMioto-tlInb  de 
Pans.  France. 

\  ice-Pi‘é.slileiil  :  IjXoi  helx  (Ijéon),  industriel,  vice-président  de 
rAssociation  Itelge  de  Pliotograpliie,  a  Liège.  Pielgiipie. 

Seci‘('l(nre-li(ipj)<>rleiii‘  :  MrxDia,  (Cbarles),  éditeur,  pi'ésident  de  la 
(duuiibre  Syndicale  des  Fabricants  et  Négociants  de  la  Idioto- 
grapliic,  à  Pans.  France. 

Jtii  ■és  lilulaires  : 

JloYEU  (Paul),  pliotograplie,  à  Paris.  France. 

JouGi.A  (.)ose|)b),  rabrlcant  de  pbupies,  pellicules  et  papiers  photo- 
grapblipies,  a  Paris.  France. 

Planchox  (Victor),  admmlstratenr  de  la  Société  anonyme  des 
jilaques  et  papiers  A.  Liinuère  et  ses  (ils,  à  Ijyon.  France. 

Jurés  suppléuuls  : 

Boüy  (.Iules),  jirésidenl  du  Club  des  Amateurs  Photograplies  de 
Belglipie,  à  Bruxelles.  Belgique. 

Ceisleu  (Louis),  typograveii r  et  l'abricant  de  papiers,  aux  Cbatelles, 

par  Baon-Phltape  (Vosges).  France. 


SECTION  FRANÇAISE. 


RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


109 

Comme  on  le  voit,  le  Jiipy  était  entièrement  composé  de  Belges 
et  de  Français,  les  anlres  nations  n’ayanl  pas  fomni  le  nombre 
nécessaire  d’exposants  dans  la  classe  XII  pour  motiver  la  nomi¬ 
nation  d’un  juré. 


MEJiniîES  DU  .ILUY  DE  t.\  CI.VSSE  13. 

Le  ■lury  de  la  classe  commença  ses  tra\au\  le  jour  même,  et 
après  avoir  tenu  une  piemière  séance,  au  cours  de  bupielle  il  pro¬ 
céda  à  rexamen  des  dossiers  (|ni  lui  étaient  soumis,  commença  ses 
visites  dans  les  diverses  sections.  Ainsi  ipie  nous  l’avons  dit  au 
cours  de  ce  rapport,  beaucoup  de  |)botograpliies  étaient  exjiosées 
dans  toutes  les  sections,  mais  le  -lury  n  eut  pas  îi  se  jirononcer 
sur  leurs  mérites,  la  [ibotograpliie  n’étant  inli'rveniie,  dans  ce 
cas,  ipie  comme  un  moyen  de  représenter  des  idijets  ou  des 
installations  de  nature  à  témoigner  I  importanci'  de  certaines  mai¬ 
sons  ou  la  pcrlection  de  leur  outillage.  I)  aiitri'  part,  certains  ser¬ 
vices  admiuistratils,  tels  ipie  les  douanes  cliinoises,  par  exemple, 
exposaient  di’s  jibotograplnes.  Ibrt  belles  d  ailleurs,  mais  ne  coucou- 


I  lÜ 


EXPOSITION  INTEIINATIONALE  DE  LIEGE 


raient  pas.  Il  y  a  lieu  de  signaler  encore  des  entreprises  telles  que 
les  Syndicats  irinitiative  de  voyages,  qui  exposaient  des  épreuves 
dignes  d’altirer  l'attention,  et  (pie  le  Jury  ne  put  comprendre 
parmi  les  exposants  relevant  de  sa  juridiction. 

Les  exposants  ressortissant  directement  à  la  classe  XII  que  le 
jury  eut  à  examiner,  s’élevaient  au  nombre  de  cent  cimpiante-six, 
dont  deux  collectivités,  celle  du  Pholo-Cliih  de  Paris  et  celle  de  la 
(diamhre  SYitdleale  française  de  la  Phoirxjraphie  el  de  ses  appüca- 
lions,  comprenant  ensemble  soixante-dix  ex|)osanLs,  et  qui  ne 
concouraient  (diacune  cpie  pour  une  seule  récompense  collective. 

Par  application  de  l’article  7  du  règlement,  tout  exposant  (jui 
avait  accepté  les  ronctions  île  juré,  était  mis  hors  concours  pour 
les  récompenses  dans  tontes  les  classes  où  il  exposait. 


Récompenses  de  la  classe  12. 

EXPOSANTS 

IJot  'S  (loncours. 


IbxiiiGEOis  (Paul). 

France. 

1)00 Y  (Jules). 

Belgupie 

Boyer  (Paul). 

France. 

De  Lanier  Van  Monckoven. 

Belgique 

(«EISLER  (Louis). 

France. 

Lvoureux  (Léon). 

Belgicpie 

Menijei,  (  (  Ibarles). 

France. 

Biciiard  (.Iules). 

— 

Société  Anonyme  .1.  .lootOEv. 

Société  Anonyme  des  Plaipies  et  Papiers 

A.  LiMiÈiii',  iri'  siis  Fies. 

Üiplùines  de  llrands  Prix. 

Administration  des  Ponts  eldbaiissées  de  Bel- 

giipie. 

Belgique 

Beleiem  (Henri),  à  Nancy. 

France. 

Biiaon,  Ceivmen'I'  el  C"'  à  Pans. 

('diambre  Syndicale  des  Fabricants  el  >Jégo- 

— 

cianls  de  la  Pbolograpbie,  à  Paris. 

— 

SECTION  FRANÇAISE .  - -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE 

I  2 

Collectivité  de  la  Chambre  Syndicale  de  la 

Photographie  et  de  ses  Applications,  à  Paris. 

France. 

Collectivité  du  Photo-Club  de  Paris. 

— 

Demvria  Frères,  à  Paris. 

— 

Etablissements  Jean  Malvaux,  à  Bruxelles. 

Belgique. 

Caumont  et  C'®,  à  Paris. 

France. 

C(’ILLE’\IINOT,  Boespfllg  ct  C'®,  ù  Pai'is. 

France. 

Marissiaux,  à  Liège. 

Belgique. 

ÜPTISCHE  Anstalt  G.  P.  GoEz,  à  Bei'llii. 

Allemagne 

Otto,  à  Paris. 

France. 

Prieur  et  Dubois  et  C'®,  à  Puteaux. 

France. 

Beiss  (A.),  à  Lausanne. 

Suisse. 

Reymond  (Henri),  à  Paris. 

France. 

Société  Franco— Belge  pour  la  fabrication  de 
produits  Photographiques  Gevaert  et  C'®,  à 

Vieux-Dieu-les-Anvers. 

Belgique. 

Diplômes  (Vllomiear . 

Artmo  J.  Gonzalez  à  Guadalaiara  (Mexico). 

Mexique. 

Brunner  et  C‘®,  à  Zurich. 

Suisse. 

Blrrougiis  Welcoaie  and  G®,  à  Londres. 

Angleterre 

Dubüuloz  (J.),  à  Pans. 

France. 

Erdelys,  à  Budapest. 

Hongrie. 

Gerschel  (Charles),  à  Paris. 

France. 

Griesiiaber  et  C‘®,  a  Pans. 

— 

Etablissements  Magkenstein,  à  Pans. 

— 

Mercier  (Pierre),  à  Paris. 

— 

Nikles  (Oscar),  à  Interlaken. 

Suisse. 

Photographie  Klary  (M™®  Clerbois  et  Fils),  à 

Bruxelles. 

Belgique. 

Société  Industrielle  de  Photographie,  à  Rueil. 

France. 

Taaiaaiura  Ivozaburo,  a  Yokohama. 

Japon. 

Durillon  (Louis),  à  Levallois. 

France. 

Diplômes  de  méddille  d’ov. 

Balagnv  (Georges),  à  Paris. 

France. 

I  1  2 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


Baiiret  (A.),  à  Paris. 

F  ran  ce . 

PouTTE  (Eugène),  à  Jk’uxelles. 

Belgi(|ue. 

Desisois  (Léon),  à  Paris. 

France. 

Fitting  (VV.),  à  Genève. 

Suisse. 

huENNET  (Jules),  à  Bruxelles. 

Belgique. 

Gu, LARD  (Léon),  à  Liège 

_ 

Meuse  (.L),  à  Paris. 

France. 

Moemans  (Gliarles),  à  Jxelles. 

Belgiijiie. 

IsiiiGURo  (G.  L),  à  San  Eranciseo. 

Etats-Unis. 

IxoRSTEN  (lj.),  à  Paris. 

France. 

:Mro/()vskv  (M™'  Hélène),  à  Sainl-Pélersijoure 

Bussie. 

Piaupiio  1  !•:  el  Puotor\:\ia  (Société  anonyme),  à 

1  ’aris. 

France. 

Pliolograpliie  IIei.ios  (F.  S.  Ivost),  à  Zurieli 

Suisse. 

Beer  (Henri),  à  Paris. 

France. 

Société  anonyme  «  Lena  »,  ;i  Lausanne. 

Suisse. 

I  vcKin.s  (.Iules',  ;i  iViiderlecli-Bruxelles. 

Belgiipie. 

rimi  ROL  Di:  (F.),  à  Paris. 

France. 

Vallois  (hidmond),  à  Paris. 

— 

V()\  Kolkow  (,L),  à  Groningue. 

Pays-Bas. 

Uip/ôt/ies  (le  inédit lUe  (Vurgenl. 

Gercle  Luxemliourgeois  (rAmateurs  pliolo- 

graplies. 

Luxemliour 

Fnami  Noiu  küni,  à  \ukoliama. 

J  apon . 

lluEMWN  (\V.),  il  Erlurl. 

Allemagne. 

.IensI'.n  ( J’Iiéodore),  ii  Benaix. 

Belgique. 

JuMPEKi/.  (L  et  P.),  à  Bruxelles. 

_ 

Luranovi  liai  (JuRo,  Il  Vidiii. 

Bulgarie. 

Mamel  (lleiiii),  à  Paris. 

France. 

Mim:  (Alexandre),  à  Sainl-Pélershourg. 

Bussie. 

<  ) r/.oi  PE  (  A.),  il  Sainl-Pétersliourg. 

_ 

Plioto-t  iompagiiie  Belge,  à  Bruxelles. 

Belgiipie. 

Pea'kiaoee  (A.),  il  Sergievslvv-Posade. 

Bussie. 

Hei'iie  Liiiiiiiieiise  (La),  ii  Paris. 

1'' ran  ce. 

Itei'iie  Suisse  de  Idioloijniplde [La),  ii  Lausanne. 

Suisse. 

SECTION'  E'ItAiSÇAlSE.  -  EAl’POUT  DE  LA  CI,A.SSE  1 ‘i 


1 1 3 


Savoff  Kuolim,  à  Tchepelaré. 

Bulgarie. 

Specht  et  Bellox,  à  Paris. 

«  Stldia  Tjüx  w  Pliotograpbie  de 

la  Revue 

France. 

Tkédlrale. 

IGris. 

Styliamuès  (G.),  à  Athènes. 

Gi'èce. 

Tauvulka  Kozaiuho,  à  \  okobama. 

Japon. 

Tapkixe  (M.),  à  Saint-Pétersbourg. 

Bussie. 

Wôi.LXEU  (Otto),  à  ^  ieime. 

Autriche. 

\enam  NouEkUMi.  à  Yokohama. 

Japon. 

Diplôme  de  méddi/le  de  hronze. 

De  Palau,  à  Saint-Domingue. 

Uépulilu] 

UC  ilomimcaine 

Laxdouzv  (Etienne),  à  Paris. 

France. 

Maxgeot  fkèkes,  à  Châtelet. 

Belgiipie. 

WlLFUED  DE  SaIX. 

bu  njuie. 

Le  Jury  eut  à  examiner  de  nombreuses  demandes  de  récom¬ 
penses  pour  des  collaborateurs  ou  coopérateurs  des  exposants,  et  les 
propositions  (ju'il  lit  furent  arrêtées  déHnitivement  de  la  manièi'e 
suivante  par  l’Administration  l)clge  : 


COLLABORATEURS 

Diplômes  (riioniieur . 

Beut  (Auguste).  —  Maison  Itoycr  (l^aul),  à  Paris.  Piance. 
(julet  (Ijouis).  —  Maison  Geisler  (Louis),  au  v  (  diatelles. 

Ml  ■:ucuii{  (h’irmin).  —  Société  anonyme  Jongla,  à  Paris.  — 

Dij)lômes  de  médiàUe  d'oi-, 

Bvimix  (Eugène).  — Maison  Demaria  frères,  à  Paris.  — 

Balgiie'I’  (M'"*'). —  Maison  (  luillcminot,  Boespilug  cl  C"', 

à  Paris.  — 

CiiAVAxox  (1.1.  ).  —  Société  anonyme  des  Placpies  et 

Papiers  Lumière,  à  Lyon.  — 


Il4  EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 

Delbosque.  —  Cliambi'c  Syndicale  des  Fabricants  et 
Négociants  de  la  pliotograpble,  à  Paris. 

Dubhelil  (Léon).  —  Maison  Uicliard  (Jules),  à  Paris. 

EsPOLETTE(Gb .  ).  —  Société  anonyme  Jongla)  J.  ),  à  Paris. 

Fuainezelle  (Ang.  ).  —  Société  anonyme  des  Plaijues 
et  Pa[)iers  Lumière,  à  Lyon. 

Guégois  ((iustave).  —  Société  anonyme  des  Plaques 
Jongla  (.1. ),  à  Paris. 

(  iuiESIIABEK  (M  aurice).  —  Maison  (ii'iesbaber  et  (i"‘, 
à  Paris. 

IjESuelb.  —  Société  anonyme  Jongla  (J.),  à  Paris. 

Vebdolx  (A.).  —  Maison  Ueymond  (Henri),  à  Ibiris. 

Veusaelle  (l’aiil).  —  Maison  liicbard  (.Iules),  à  Paris. 

VoLLENSGHLAEGEK  Hcrnard).  —  Maison  Hellieni  (Llbaries- 
llenri),  à  Nancy. 

ZscHOKKE  (Waller).  —  Opliscbe  Anstalt  G. -P.  (ioerz, 
Actiengesellscbart,  à  Leiliii-bJ'iedenaii . 

Dljtlôines  (le  nu'ihdlle  (dargenl . 

Hallivet  dit  Anthony  (S.).  —  Maison  (  irieslialier 
et  (i'®,  à  Paris. 

Di  îuïsen.  —  Maison  Loyer  (Paul),  a  Paris. 

Dlssalgey.  —  Société  industrielle  de  Pbotograpliie, 
à  Lueil. 

Foecatt.  —  Maison  (iriesbaber  et  C'®,  à  Paris. 

Guiciiaud  ( Pierre).  —  Maison  Pveymond  (H.),  à  Pans. 

Gl  y  (M'*®  Alice).  — Maison  Gaumont  (L.)et  G‘®,  à  Paris. 

Hablot  (Il  enri).  —  Maison  Prieur  et  Dubois  et  G'®,  à 
Piileaux. 

JoLFFBux  (Henri).  —  Maison  lleymond  (IL),  à  Paris. 

Lombard  (Yictoi’).  —  Société  industrielle  de  Pbologra- 
pbie,  il  Piueil. 

Pr  îBBiGOT.  —  Société  anonyme  des  Plaipies  et  Papiers 
Lumière,  à  Pans. 

Pebiun  (Ernest).  —  Maison  Turillon  (L.),  ti  Lexi  illois. 

Pbei.livitz.  —  Société  industrielle  de  Photographie,  à 
Uueil. 


France. 


Allemagne. 


France. 


SECTIO?<  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  1  2 


I  IL) 


Roget  (Henri).  —  Maison  lleyinond  (Henri),  à  Paris. 
l\oLiDNiTZKA-.  —  Maisoii  Mrozovsky  (M‘"®),  H.-L.,  à 

Saint-Pétersbourg. 

ToLRANCHET(Glaudius). —  IMioto-Clulj  de  Paris,  à  Paris. 
Vasse  (Marins).  — Maison  Deniaria  frères,  a  l^aris. 
Ver.ax.  —  Maison  (laumont  (  L.).  et  C'®,  à  Paris. 


COOPÉRATEURS 

Diplômes  de  méd(dUe  de  bronze. 

Bass.vm  (Laurent).  —  Maison  Prieur  et  Dubois  et  G'®, 
à  Puteaux. 

Benoist  (Auguste).  —  Maison  Deniaria  frères,  à  Paris. 
Benoist  (Louis).  —  Maison  Deniaria  frères,  à  Paris. 
Bessicot.  —  Maison  (reisler  (Ijoiiis),  aux  Gbalelles. 
Bigallt.  —  Maison  Beynioiid  (Henri),  à  Paris. 

Boi  ILEON  (Alex.).  —  Maison  Gaiimonl  (L.)  et  G'®, 
à  Paris. 

Boussin  (J.).  —  Maison  Desliois,  à  Paris. 

Bréard  (Lug.).  —  Maison  David,  ;i  Levai  lois. 

Gomtois.  —  Maison  Geisler  (Louis),  aux  Gbalelles. 
Grépin  (Jules).  —  Maison  Bellieni  (Gbarles-Henri),  à 
Nancy. 

Detraux  (IL).  —  Maison  Tackcls  (J.),  à  Anderleclil. 
Pressoir.  —  Maison  Beyniond  (Henri),  à  Paris. 
Gvlluser.  —  Maison  (  inilleminol.  Boespllug  et  G'®, 
à  Paris. 

(ixxAT.  —  Maison  Geisler  ( Louis),  aux  Gbalelles. 
Griffon.  —  Pholo-Glnli  de  Paris,  à  Paris. 

Heinard  (Louis).  —  Maison  David,  à  Levallois. 

Jean  (Ernest).  —  Maison  Deniaria  frères,  ;i  Paris. 

JoLA  (Léon).  —  Pbolo-GInb  de  Pai'is,  à  Paris. 
Kiesciike  (W  illi).  —  Optiscbe  /Vnstalt  tî.  P.  (loertz, 
Actlengesellscbafl,  à  Berllii-Priedenau. 

Kroi  GLi \KOFF.  —  Maisoii  Mrozovsk\  (M"").  H.  L..  il 
Saint-l^étersbonrg. 


Prance. 

Russie. 

Prance. 


Prance. 


Belgique 

Prance. 


Aile  iiiagne. 
Russie. 


iiC) 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


IjAudin  (Georges).  —  Maison  Demaria  frères,  à  Paris.  France. 
].,ONBERT.  —  Maison  Léon  et  Lamotte,  à  IGris.  — 

Malxenü.  —  Maison  Boyer  (Paul),  à  Paris.  — 

Meunesson  (Joseph). —  Maison  Prieur  el  Dubois  et  C"À 

à  Pnleaiix.  — 

Qleunet  (Aiig.).  —  Maison  David,  à  Levallois.  — • 

Uatein  (Léon).  —  Maison  David,  à  Levallois.  France. 

Benakd  (Lainberl). —  Pbotograpbie  Klary,  à  Bruxelles,  l^elgique. 

Beeillé  (Georges).  —  Maison  Prieur  el  Dubois  et  C"^, 

a  Puleaux.  France. 

Bietzeh  (Daniel).  —  Maison  Bellieni  (Cbarles-llenri), 

à  iVancy.  — 

Bossiox  (Eug.  ). —  Maison  Gaumont  (L.)elC'®,  à  Paris.  — 
Simon.  —  Maison  Boyer  (Paul),  à  Paris.  — 

Toussaint.  —  iNlaison  Bicliard  (Jules),  a  Paris.  — 

Tkuffaüt  (Auguste).  —  Maison  Demaria  frères,  à  Paris.  — 
Thiiîehville  (Anatole). —  Maison  Gaumont  (L.),et  C"a 

a  l’aris.  — 

Vanderborgiit  ( M"”' llosalie). —  Maison  Tackels  (Jules). 

il  Anderlecbl.  Belgique. 

ViENNOT  (Pierre).  —  Maison  Gaumont  (L.),  et  (i"', 

à  Pai  is.  France. 

M  aiil.  —  Maison  Beymond  (Henri),  à  Paris.  — 

^^  E^TZELL  (Gbarles).  —  Maison  Otto,  a  Paiis.  — 

ZvcKLiNSKi.  —  Maison  David,  à  Ijcvallois.  — 

Diplômes  de  menlioit  Itoiiorcdde. 

Blanchet.  —  Maison  lieuse  (J.),  a  Pans.  — 

(  uianipbenoist.  —  Maison  Beymond  (Henri),  à  Pans.  — 
Dauphin  (Auguste).  —  Maison  lieuse  (J.),  a  Paris.  — 

Dipbat  (Abel).  —  Maison  lieuse  (J.),  à  Ibiris.  — 

Laeontaine.  —  Maison  Beymond  (Henri),  a  Paris.  — 

Boussel.  —  Maison  Bcvmond  (Henri),  à  Pans.  — 

fin  récapilidant  par  nation  les  récompenses  obtenues  par  les 
exposants,  nous  pouvons  établir  le  tableau  suivant  : 


SECTION  EUANÇAISE. 


RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


1*7 


TABLEAU  RÉCAPITULATIF  DES  RÉCOMPENSES 


Itors 

Grand 

Diplôme 

-Mé.laille 

Méd, aille 

Médaille 

Concours 

Prix 

iriloniii'ur 

<l’Or 

d'arfreni 

(If  Itronze 

Alleinague . 

» 

1 

)) 

» 

1 

» 

Autriche . 

)) 

)) 

)) 

P 

1 

» 

-Angleterre . 

)) 

» 

1 

)) 

» 

)) 

Belgique . 

3 

4 

1 

G 

3 

1 

Bulgarie . 

)) 

» 

» 

» 

États-Unis . 

)) 

)) 

)) 

1 

)) 

» 

France . 

6 

1 1 

7 

9 

^1 

I 

Grailll-Dllfllé  (lu  Luxembourg.  . 

)) 

» 

)) 

» 

1 

)) 

Grèce . 

)) 

)) 

)) 

)) 

1 

)) 

1  longrie . 

)) 

» 

1 

)) 

» 

» 

.lapon . 

)) 

)) 

1 

)) 

0 

)) 

-Mexique.  ....... 

t) 

» 

1 

)) 

» 

)) 

Pays-Bas . 

» 

)) 

)) 

I 

» 

)) 

Bépublique  Dominicaine  . 

» 

» 

» 

)> 

)) 

1 

Bussie . .  . 

)) 

» 

» 

1 

4 

)) 

Suisse . 

)) 

I 

2 

3 

1 

)) 

Turquie . 

)) 

)) 

)) 

)> 

1 

)) 

(lomnie  on  le  voit,  les  l'écompenses  olileniies  par  la  Section 
Française  ont  largement  compensé  les  elTorls  de  tous  les  exposants 
qui  ont  été  soutenir  à  Liège  la  réputation  de  la  Photographie  fran¬ 
çaise;  la  mission  des  jurés,  toujours  dilhcile  et  délicate,  a  été  sin- 
gulièi’ement  aplanie  a  Liège,  grâce  ;i  la  courtoisie  de  nos  collègues 
belges,  MM.  Laoui’eux  et  Bony,  et  à  l’oldigeant  accueil  de  tous  les 
membres  du  Commissariat  belge.  Mais  notre  tâche  de  rapporteur 
ne  serait  pas  complète  si  nous  n’adressions  nos  bien  sincères  féli¬ 
citations  à  notre  président,  M.  Bourgeois,  qui  a  dirigé  tous  nos 
travaux  avec  une  compétence  et  une  autorité  auxipielles  nous  ron— 


EXPOSITION  INTEUNXTIONALE  DE  LIEGE 


1 18 

dons  lin  sincère  honinuige.  La  défense  des  intérêts  français  ne 
pouvait  être  entre  de  nieilleures  mains  et  nous  avons  applaudi  à  son 
élection  à  la  présidence  du  dury  du  Groupe  111  où  il  a  pu  obtenir 
de  nouveaux  avantages  pour  nos  compatriotes.  C’est  la  première 
lois,  croyons-nous,  f|u’une  présidence  de  cette  nature  est  attribuée 
<à  la  classe  de  Pbotograpbie  et  nous  en  reportons  tout  l’bonneur 
sur  notre  dévoué  président  qui  avait  su  se  concilier  toutes  les 
sympathies. 


LE  CONGRÈS  INTERNATIONAL 
DE  PHOTOGRAPHIE 


Le  premier  Congrès  international  de  Photographie,  tenu  à  l'aris 
en  i88j),  avait  émis  le  vieu,  dans  ses  résolutions  complémentaires, 
de  voir  s  instituer  à  l’avenir  de  nouvelles  sessions  destinées  à 
résoudre  les  prohlèmes  d’ordre  photographique  cliaijue  jour  plus 
nombreux.  Ce  vœu  trouva  sa  sanction,  car  le  deuxième  Congrès 
fut  organisé  à  Bruxelles  en  1891  et  le  troisième  à  Paris  lors  de 
l’Exposition  universelle  de  1900. 

L’Exposition  de  Liège  fournissait  une  excellente  occasion  de 
réunir  un  nouveau  Congrès  ipii  aurait  à  s’occuper  de  l’étude  des 
questions  restées  en  suspens,  étude  ipii  avait,  du  reste,  occupé  la 
(Commission  permanente  internationale  constituée  par  les  précé¬ 
dents  Congrès. 


1  20 


EXPOSITION  INTERXATIONALE  DE  EIEGE 


l/Associaüon  lîelge  de  Pliotograpliie  pril  l’initialive  de  convo¬ 
quer  le  f|ualrième  Congrès  après  avoir  oblenii  le  patronage  officiel 
du  (iouvernenient  et  du  Commissariat  général.  Le  Comité  d’orga¬ 
nisation  était  composé  de  :  Présideui  :  Baron  Ed.  \an  Eyll,  prési¬ 
dent  de  l’Association  belge  de  Photographie;  Vice-Pi'ésident  : 
Léon  Roland,  membre  du  Conseil  d’administration;  Sec?xHaire  : 
Cb.  Pullemans,  vice- président  de  l’Association  ;  Membres  : 
|j.  Laoureux,  vice-président  et  Vanderk indere,  secrétaire  général 
de  l’Association. 

Ce  Comité  se  mit  immédiatement  en  rapport  avec  la  Commis¬ 
sion  permanente  du  Congrès,  dont  le  siège  était  à  Paris,  qui  s’em¬ 
pressait  d’accepter  la  proposition  qui  lui  était  laite  et  d’assumer, 
d’accord  avec  l’Association  belge  de  Photograpliie,  la  lourde  tâche 
de  préparer  le  Congrès  de  Liège. 

Cràce  au  7,èle  déployé  par  tous,  le  Congrès  lut  un  des  plus 
importants  qui  ait  été  tenus.  Ija  Commission  permanente,  sous  la 
liante  et  savante  direction  du  général  Sebert,  avait  réuni  de  pré¬ 
cieux  concours,  au  premier  rang  desquels  il  l'aiit  citer  celui  de 
M.  Wallon,  rapporteur  général;  ceux  de  âlM.  Belln.  Clerc,  IIou- 
daille.  Fouché,  Monpillard.  etc.  ;  elle  put  donc  ajiporter  au 
Congrès  une  somme  considérable  de  travaux  importants  qui  ser¬ 
virent  de  base  à  de  Iructueuses  discussions. 

Les  séances  de  travail  furent  nomlireuses,  bien  remplies  et, 
malgré  l’aridité  de  beaucoup  des  questions  qui  y  furent  traitées, 
suivies  avec  une  assiduité  dont  nous  ne  pouvons  ipie  féliciter  les 
nombreux  congressistes  présents.  Nous  exprimerons  cependant  un 
regret.  Pourquoi  le  Congrès  de  Ijiège  n’a-t-il  été  suivi  que  par  les 
pays  de  langue  française!*  Beaucoup  des  questions  mises  à  l’ordre 
du  jour  ont  fait  cependant  l’objet  de  remarqualiles  travaux  de  la 
part  de  savants  allemands,  anglais  ou  italiens,  el  pourtant  ces  pays 
n’élaient  jias  représentés.  Espérons  que  dans  les  proebaines  sessions 
tous  ceux  (|ui  s’intéressent  aux  progrès  de  la  Pbotographle.  con¬ 
vaincus  de  ruillité  de  ces  conférences  Internalloiiales  et  des  résul¬ 
tats  féconds  qu’elles  produisent,  soient  réunis  en  grand  nombre 
pour  discuter  les  rpiestions  ipil  intéressent  à  un  si  haut  point 
l’avenir  meme  de  la  Photographie. 

La  session  du  Congrès  se  tint  du  ib  au  20  juillet  et  fut  admi- 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


I2I 


rablement  organisée  par  l’Association  belge  de  Pbotograpbie  ipil 
n’avait  rien  ménagé  pour  en  rendre  le  programme  aussi  Intéressant 
et  attrayant  ipie  possible.  Les  séances  de  travail  alternaient  avec 
des  visites  industrielles  du  plus  liant  intérêt,  telles  (pie  celles  aux 


ENTRÉE  DU  H.VLL  DES  INDUSTRIES. 


Cbarbonnages  de  l’Espérance  et  Bonne-Fortune  et  à  la  Maïuifacture 
nationale  d’Armes  de  guerre  d’Ilerstal,  des  visites  dans  l'Expo¬ 
sition.  des  excursions  sur  la  iMeuse  et  des  réceptions  où  les  congres¬ 
sistes  ont  reçu  un  accueil  (pii  est  certainement  présent  encore  à 
leur  mémoire. 

Le  iG  piillet,  a  midi,  les  congressistes  riircnt  reçus  à  l’iKitel  de 
ville  par  M.  le  bourgmestre  Kleyer,  entouré  des  membres  du 
collège  échevinal.  aiupiel  ils  furent  présentés  par  M.  Glraiis,  pré¬ 
sident  de  la  section  liégeoise  de  l’Association  belge  de  Pbotogra- 
phie.  Après  un  lundi  olïerl  aux  Congressistes  par  la  section  de 
Liège,  le  Congrès  tint  sa  séance  d’ouverture  dans  la  grande  salle 
des  fêtes  de  l’Exposition.  Cette  séance  cul  lieu  sous  la  présidence  de 


122 


EXPOSITION  IXTEUXATIOXALE  DE  LIEGE 


M.  le  baron  Van  Eyll.  assisté  des  membres  du  bureau  de  la  seclion 
de  Liège  et  des  membres  du  comité  d’organisation  :  MiNl.  Gravis. 
Uoland,  Servais.  Yanderkindere.  Putlemanns  et  fut  consacré  à  la 
nomination  du  bureau  défînitif  et  à  la  fixation  de  l’ordre  du  jour 
du  Congrès. 

Le  Bureau  du  Congrès  fut  constilué  de  la  manière  suivante  : 


l^résù/enls  :  M.  le 

GÉM'aiAL  Sebekt, 

France. 

iM .  le 

Baron  Van  Eyll, 

Belgique 

Vice-Présideiils  :  MM.  Bolugeois, 

France. 

Bucquet, 

France. 

Casier. 

Belgique 

Davanne. 

France. 

Maes, 

Belgique 

Reiss, 

Suisse. 

Wallon  , 

France. 

Secrétaire  r/énéral  (l’honneur  :  M.  Pectok, 

France. 

Secrétaire  (jénéral  . 

•  M.  PuTTEMANS, 

Belgique, 

Secrétaires  :  MM. 

Belin, 

France. 

(à)LLIER, 

Belgique. 

COL  SIN  , 

France. 

Goderus, 

Belgique. 

Ivenina, 

— 

Servais, 

— 

Yanderkindere, 

— 

A  l’issue  de  cette  séance  eut  lieu  rinauguration  officielle  du 
Salon  international  d’art  pbotograplii([ue  organisée  par  l’Associa¬ 
tion  Belge  de  Pliotograpbie  et  ouvert  dans  une  dépendance  du 
Palais  des  Fêtes  de  l’Lxposition. 

Le  lendemain,  dans  la  matinée,  eut  lieu  la  première  séance  de 
travail  dans  rampliitliéàire  de  chimie  de  rUnivcrsité,  où  se  tinrent 
toutes  les  séances  du  Congrès.  Dans  la  journée,  les  congressistes 
visitèrent  la  classe  12  de  Pliotograpbie  de  l’Lxposition;  ils  furent 
reçus  dans  la  Section  Française  par  M.  flourgeois.  Président  de  la 
classe  13,  entouré  des  membres  du  Comité,  rjui  avec  son  allabllité 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


123 


liabiluelle  leup  fil  visiter  loules  les  intéressantes  expositions  que 
comportait  notre  classe.  Iæ  soir  les  congressistes  se  réunissaient  au 
Photorania,  on  _M .  Proniio  les  avait  conviés  a  une  séance  spéciale 
organisée  en  leur  lionnenr. 

Le  i8  et  le  19  furent  consacrés,  en  dehors  de  deux  séances  de 
travail  par  jour,  aux  visites  industrielles  et,  le  20,  le  Congrès  chMu- 
rait  ses  travaux  après  une  nouvelle  séance  de  travad  f|ui  occupa 
toute  la  matinée.  La  journée  fut  consacrée  à  une  excursion  ciné¬ 
matographique  sur  la  Meuse,  ollèrte  par  M.  Thévenon,  membre  de 
la  Section  Ijiégeoise;  favorisée  par  1111  temps  superbe,  cette  excur¬ 
sion  dans  tonte  la  région  industrielle  de  la  Meuse  fut  ti'ès  appréciée 
de  tous  les  congressistes  qui,  pour  se  re|)oserde  leui-s  fatigues,  juirent 
prendre  (juehjucs  clichés  intéressants  de  Seraing,  dont  le  nom  seul 
évoque  toute  la  puissance  industrielle  et  l’activité  commerciale  du 
pays  de  Liège.  La  journée  se  termina  par  une  séance  dans  l’éta¬ 
blissement  cinématographique  de  M.  Thévenon  ;  le  soir,  le  Ban— 
(jLiet  de  clôture,  présidé  par  le  général  Sebert,  lémiissait  pour  une 
dernière  fois  tous  les  congressistes  à  l’iiôtel  Mobren.  De  nomlirenx 
toasts  furent  prononcés  |)ar  MM.  le  Général  Sebert,  M.  Casier, 
M.  M.  Boland,  Mallon,  \oadlon,  Morisseaux,  qui  témoignèrent 
(|ne  ces  ([uclques  journées  passées  en  commun  avaient  laissé  dans 
l’esprit  de  tous  une  impression  durable. 

Nous  avons  dit  que  les  séances  du  (Jongrès  avaient  été  bien 
remplies;  nous  pouvons  ajouter  que  toutes  les  (piestions  qui  y  ont 
été  traitées  ont  donné  lieu  à  des  vœux  ou  ;i  des  résolutions  dont 
l’importance  ne  peut  échapper.  Il  nous  serait  dillicile,  sans  sortir 
du  cadre  de  ce  rapport,  d’examiner  tous  les  prohlèmes  discutés  en 
séance  ou  d’étudier  les  nombreux  et  savants  mémoires  (|ui  ont 
servi  de  base  aux  discussions.  Nous  nous  bornerons  donc  à  indi¬ 
quer  chacune  des  (|uestlons  mises  à  l’ordre  du  jour  du  Congrès, 
en  les  faisant  suivre  de  l’indication  des  travaux  remis  et  des  vœux 
émis  ou  des  résolutions  adoptées  par  le  Congrès.  Ceux  de  nos  lec¬ 
teurs  qui  voudraient  prendre  connaissance  de  ces  travaux  voudront 
bien  se  reporter  aux  compte  rendu,  procès-verbaux,  rapports, 
notes  et  documents  du  Congrès  de  Liège,  puliliés  par  les  soins  de 
MM.  Ch.  P  uttemans  et  E.  Wall  on  et  auxquels  nous  avons  emprunté 
les  indications  qui  vont  suivre. 


EXPfJSrriON  IXTERNATIOXALE  DE  LIEGE 


1  ll\ 


QUESTION  I.  —  Déjiidtion  et  mesure  de  lu  seusIJnlilé  des  préparu- 

tious  pholiup'uphupies  duus  leurs  coiidilious  ordluulres  d’emploi. 
QUESTION  II.  —  Phnloméii  ‘ie  :  sou  élude  prulujue  uu  poiid  de  vue 

plioto(/rujjld(jue. 

Documents.  —  UiipporI  sur  la  mesure  de  sensil)ilité  des  émul¬ 
sions  pliolographicpies,  par  i\I.  le  lieutenant-colonel  lloudaille. 

Délinition  et  mesure  de  la  sensihilité  des  préparations  plioto- 
grapliupies  oi'tlioclvromali(|ues  dans  leurs  conditions  ordinaires 
d’emploi,  par  F.  Monpillard. 

Adaptation  du  sensitomètre  Scheiner  à  l’étude  des  plaques 
ortliocliromatupies  et  des  écrans  coloi’és,  par  A.  Callier. 

Note  sur  la  méthode  spectro-sensitométrifpie,  par  E.  Belin. 

Sur  une  précaution  nécessaire  dans  la  mesure  d’opacité,  par 
W .  Chapman  .loues. 

Etude  sur  un  étalon  de  lumière  ;i  acétylène,  par  E.  Fouché. 

l\a|)port  sur  l’étalon  Fery  et  les  modifications  (|u’on  peut  y 
aj)porte]’,  par  M.  Monpillai-d. 

Vœux  et  résolutions  adoptés  par  le  Congrès.  Choie  d’uu  étalon 
secoudalre  pour  la  pholométrie  pholofp'aphupie.  —  Le  Congrès 
estime  que  dès  à  présent  on  peut  adopter  comme  étalon  lumineux 
secondaire,  pour  la  photométrie  photographiipie,  l’étalon  à  acéty¬ 
lène  constitué  par  : 

P  ]jC  brûleur  à  débit  constant  avec  appareil  de  réglage  et  de 
contrôle,  proposé  par  M.  Fouebé  : 

a"  JjC  dispositif  de  M  .  Fery,  modifié  par  i\l .  Monpillard. 

Il  donne  mandat  a  M.M.  Fouebé  et  Monpillard,  en  les  félicitant 
de  leurs  travaux,  de  poursuivre  dans  ses  derniers  détails  l’étude  de 
cet  étalon  ;  il  cbarge  la  Commission  permanente  d’en  ari'éter  les 
conditions  d’étaldissement  et  d’en  assurer  la  conqaaraison  avec 
l’étalon  Violle,  de  façon  à  permettre  au  prochain  Congrès  interna¬ 
tional  de  prendre  à  cet  égard  des  résolutions  définitives. 

En  ce  ipii  concerne  le  mode  de  conqiaraison  de  l'étalon  secon¬ 
daire  a  l’étalon  ^  iolle,  le  Congrès  estime  qu’une  méthode  photo— 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  UE  LA  CLASSE  \0, 


1  25 

graphique  serait  désirable,  mais  que,  les  éléments  nécessaires  fai¬ 
sant  encore  défaut,  il  y  a  lieu  de  s’en  tenir  à  la  comparaison 
optique,  en  attendant  (jue  des  procédés  piiotographiques  puissent 
élre  adoptés. 

Définitions  et  choix  d’unités.  —  i'^  L’unité  photographhjue  de 
quantité  de  lumière  blanche  sera  la  quantité  de  lumière  envoyée 
pendant  une  seconde  a  l’unité  de  surface  (  i  centimètre  carré) 
placée  normalement  à  i  mètre  de  distance  par  la  bougie  d’acétylène 
équivalent  à  1/20  de  l’étalon  Violle.  Elle  sera  désignée  par  le 
symbole  B.  P.  M.  S.  (bougie  —  pliolograpliique  —  mètre  —  se¬ 
conde). 

2°  Un  entendra  par  transparence  d’un  dépôt,  examiné  par  trans¬ 
mission,  le  rapport  de  la  quantité  de  lumière  transmise  à  la  quan¬ 
tité  de  lumière  reçue;  par  opacité,  l'inverse  de  ce  rapport,  et  par 


densité,  le  logarithme  de  l’opacité. 

Il  s’ensuit  que  : 

La  densité  o  correspond  à  l’opacité  i 

—  I  —  10 

—  2  —  100 

—  3  —  1 . 000 

—  4  —  10.000 


et  que  V unité  de  densité  est  la  densité  d’un  dépôt  qui  transmet  la 
dixième  partie  de  la  lumière  cpi’il  reçoit. 

Pour  les  dépôts  destinés  à  être  vus  par  réllexion,  le  Congrès, 
sous  réserves  de  modifications  futures,  adopte  comme  unité  de 
teinte  celle  (pii  est  produite  par  un  mélange  où  entrerait,  à  parties 
égales,  d’une  part,  la  teinte  la  plus  foncée  pouvant  être  obtenue 
sur  la  préparation  sensible  considérée,  et,  d’autre  part,  la  teinte 
de  fond  du  support  (  i  ). 

3"  On  entendra  par  durée  normale  de  dérelojjpemeut  une  durée 
telle  que,  aux  environs  de  la  densité  1,  les  densités  soient  propor¬ 
tionnelles  aux  logarithmes  des  quantités  de  lumière  (les  intensités 

(0  11  résulte  Je  cette  déthiition  i[ue  riuiilé  (te  teinte  varie  suivant  la  [iréparatiou 
employée.  Le  Congi'ès  pense  (ju’on  ne  peut  éviter  cet  inconvénient,  en  raison  des  teintes 
très  variables  et  |)eu  coinparaljles  entre  elles  cpie  présentent  les  épreuves  obtenues  sur 
dillérentes  préparations. 


EXI'OSITIOIN  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


I2G 

Iransmlses,  par  le  négatif  unifonnément  éclairé,  étant  alors  inver¬ 
sement  proportionnelles  aux  quantités  tle  lumière  reçues  au  moment 
de  1  exposition)  (2). 

4'^  La  seiisihi/ilé  d’une  émulsion  aura  pour  mesure  la  quantité 
de  lumière  nécessaire  pour  obtenir  runité  de  densité  avec  la  durée 
normale  de  développement. 

élasLicilé  d’une  émulsion  aura  pour  mesure  celle  de  l’in¬ 
tervalle  où  les  densités  restent,  avec  la  durée  normale  de  déve¬ 
loppement,  proportionnelles  aux  logarithmes  des  quantités  de 
lumière,  et,  ]jour  expression  numérique,  la  dilférence  des  densités 
limites. 

Le  voile  d’une  émulsion  aura  pour  mesure  la  densité  obtenue, 
sans  intervention  de  la  lumière,  après  un  développement  de  durée 
normale. 

L’émidsion  photographique  pourra  être  caractérisée  par  : 
x)  sa  densité,  ,3)  son  élasticité,  y)  son  voile. 

5^^  En  ce  ipii  concerne  les  émulsions  destinées  soit  à  la  photo¬ 
graphie  orlhochromalique,  soit  a  la  sélection  des  couleurs,  elles 
ont  besoin  au  point  de  vue  pratupie  d’être  caractérisées  : 

y)  Par  la  loi  de  variation  de  leur  sensibilité  dans  les  diverses 
régions  du  spectre  :  plus  particulièrement  par  l’indication  des 
radiations  aux(|uelles  correspondent  leurs  maxima  et  minima  de 
sensibilité,  et  de  la  limite  où  s’arrête  pratiquement,  du  côté  des 
radiations  peu  réfrangibles,  cette  sensibilité; 

ji)  Pai'  le  rajiport  à  la  sensibilité  générale,  ou  sensibilité  pour 
la  lumière  blanche,  de  la  sensilùlité  spéciale,  ou  chromatique,  pour 
certains  groupes  de  radiations  (coellicients  de  sensibilité  chroma¬ 
tique). 

Les  indications  nécessaires  peuvent  être  fournies,  dans  le  pre¬ 
mier  cas,  par  les  méthodes  spectographiques,  et,  dans  le  second, 

(a)  Ku  ce  qui  concerne  le  (lévelo[)|)ement,  dans  les  essais  de  plaques,  le  Congrès 
admet.  (|n'nne  plaipie  doit,  être  essayée  avec  le  révélalenr  recommandé  par  le  labricant;  il 
invite  donc  les  l’ahricants  à  indi([ner  le  révélateur  qu'ils  [iréconisent  jjour  leurs  plaques  et 
insiste  sui'  la  nécessité  i|u'il  y  a  de  joindre  an  liliellé  île  la  turmide,  l’indication  de  la  tem¬ 
pérature  à  laquelle  le  dévelojipement  doit  être  t’ait  de  [U'éi'érence.  Il  l'ait  remarquer  ipie  la 
température  la  plus  commode  à  employer  dans  nos  climats  est  celle  de  lû  à  ly  degrés 
centigrades. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12  1 2 'ÿ 

par  les  méthodes  du  type  f|Lie  M.  Monjiillai'd  appelle  méthodes 
chromosensitomélriques. 

Le  Congrès  estime  qu’il  n’est  pas  actuellement  possible  de  défi¬ 
nir,  de  façon  précise,  la  sensibilité  chromati(|ue,  non  plus  que 
l'unité  de  lumière  colorée,  mais  que  ces  délinilions  ne  sont  pas 
indispensaldes  pour  les  essais  sensitométri(pies,  (pii  ne  comportent 
(pie  des  mesures  relatives. 

Vœux  et  résolutions.  I.  —  Le  Congrès  insiste  sur  1  intérêt  (pu 

s’attache  a  ce  que.  dans  toutes  les  expéi’iences  relatives  à  la  sensi- 
tométrie,  les  résultats  soient  rendus  immédiatement  comparables. 
Pour  atteindre  ce  but  et  en  raison  des  définitions  adoptées,  il 
recommande  ; 

1°  Dans  les  ajipareils  sensitométri(pies  où  est  employé  un  écran 
rotatif  à  ouvertures  circulaires  de  diamètres  cidissants,  de  choisir 
une  loi  d’accroissement  telle  (pie  les  /otfaril/tmes  des  sarfaces 
(Voiiverture,  et  non  plus,  comme  il  est  actuellement  d’usage, 
les  surfaces  elles-mêmes,  forment  une  série  de  nombres  sim¬ 
ples. 

2-’  Dans  les  appareils  où  pour  obtenir  un  enregistrement  droit, 
on  utilise  un  écran  à  ouvertures  circulaires,  de  forme  calculée  — 
en  particulier  dans  le  spectrosensitomètre  de  M.  Helin  —  de  don¬ 
ner  à  ces  ouvertures  une  forme  telle  (pie,  sur  la  courbe  enregistrée, 
les  ordonnées  soient  proportionnelles  aux  lof/aiûtlanes  des  leinps 
d  exposition ,  et  non  plus  à  ces  temps  eux-mêmes. 

IL  —  Le  Congrès  souhaite  (pie  la  Commission  permanente 
provoque  ; 

1°  Des  expériences  propres  à  préciseï’  les  points  relatifs  au 
développement  dans  les  essais  de  sensilnlité,  |)articulièrement  en 
ce  ([ui  concerne  la  durée  d  action  du  révélateur; 

3°  Des  essais  comparatifs  de  mesure  d'opacité  avec  les  dillé- 
rentes  méthodes  qui  ont  été  proposées. 

11.  —  Le  Congrès  souhaite  que  la  Commission  permanente 
provoque  ; 

Des  expériences  propres  à  préciser  les  points  relatifs  au 
développement  dans  les  essais  de  sensilnlité,  particulièrement  en 
ce  (pil  concerne  la  durée  d’action  des  révélateurs; 


128 


EXI’OSITION  IXTERXATTONALE  DE  LIEGE 


2°  Des  essais  coiiiparatirs  de  mesure  d’opacité  aA^ec  les  dilTé- 
reiiles  méthodes  qui  ont  été  proposées. 

111.  —  Le  Congrès  émet  le  vœu  que  les  études  en  cours,  dans 
dillérents  pays  sur  les  problèmes  très  complexes  de  l'orthosensito- 
méli'ie  soient  poursuivis  et,  autant  que  possible,  coordonnées;  il 
cbarge  la  Commission  permanente  de  mettre  en  relation  les  auteurs 
de  ces  études. 


QUESTION  III.  —  Jiecliej'c/ie  d’étalons  de  lumières  colorées  et  de 
méthodes  de  comparaison .  Etidonnage  des  écrans  colorés  et  des 
couleurs  ingmeidaires  [orlhochronudismes,  sélections,  éclairage  du 
laboratoire.  ) 

Documents.  —  Uecbercbc  d’étalons  de  lumières  colorées  et  de 
méthodes  de  comparaison.  Etalonnages  d’écrans  colorés,  par 
F.  iM  on  pii  lard. 

Vœux  et  résolutions.  1.  —  Pour  faciliter  la  confection  d’écrans 
colorés  pcllicidaires  identiques  entre  eux,  le  Congrès  recommande 
de  préparer  ces  écrans  en  coulant  sur  une  surface  d’aire  connue, 
un  volume  déterminé  d’une  solution  titrée  du  ou  des  colorants  dans 
une  solution  gélatineuse  ou  dans  un  collodion,  toutes  précautions 
utiles  étant  prises  pour  assurer  à  la  pellicule  une  épaisseur  uni¬ 
forme;  le  Congrès  considère  qu’il  serait  impossible  de  créer  des 
écrans  pelliculaires  exactement  délinis  par  la  teinture  d’une  pelli¬ 
cule  de  gélatine  dans  un  liain  colorant,  l’intensiLé  et  la  nuance  de 
la  coiicbc  teinte  variant  sous  de  nombreuses  inlliiences. 

Dans  les  formules  de  |)rcparation  de  ces  écrans,  on  spécifiera 
le  poids  de  chacun  des  colorants  à  distriliuer  par  chaipie  centi¬ 
mètre  carré  de  la  surface  de  l’écran. 

11.  —  Les  écrans  cohu'és  liipiides  seront  employés  dans  des 
cadres  îi  faces  parallides,  ayant  une  épaisseur  intérieure  uniforme 
de  un  ccMitimètrc  (ou  formées  de  compartiments  ayant  chacun 
un  centimètre  d’épaisseur)  ;  les  formules  de  préparation  des  liquides 
colorés  à  utiliser  dans  ces  cuves  seront  exprimées  conformément 
aux  règles  établies  par  le  Congrès  international  de  Pbotograpbie 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


129 


pour  l’expression  des  formules  de  bains  et  solutions.  La  comparai¬ 
son  de  ces  écrans  avec  ceux  du  premier  type  considéré  est  facilitée 
par  le  fait  que,  dans  ces  conditions,  le  poids  en  milligrammes  des 
colorants  rencontré  par  un  faisceau  lumineux  normal  aux  parois  et 
ayant  un  centimètre  carré  de  section  est  représenté  par  le  meme 
nomlire  qui  indique  le  poids  en  grammes  de  ces  colorants  à  dis¬ 
soudre  par  litre  de  la  solution  colorée. 


A 


ENTRÉE  DES  AKENES  DE  LIEGE. 


111.  —  Le  Congrès  croit  devoir  rappeler  aux  auteurs  qu'un 
grand  nombre  de  matières  coloi’antes  artilicielles  sont  siijctles  à 
variations,  meme  quand  elles  sont  livrées  sous  dénomiiialions  et 
marques  identiques  ;  il  est  donc  désirable  que  dans  les  formules 
d’écrans  colorés  ne  ügurent.  autant  que  possible,  (pie  des  subs¬ 
tances  de  constitution  cbimiipie  rigoureusement  définie  et  inva¬ 
riable.  Pour  les  colorants  orgamijnes,  on  joindra  au  nom  du 
produit  considéré  rindication  de  son  fabricant  et  la  reproduction 
textuelle  des  noms,  maripies  et  numéros  portés  au  catalogne  de 
celui-ci;  on  y  joindra,  s  il  y  a  lieu,  la  date  de  faliricatlon. 


i3o 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


QUESTION  IV.  Caracicrisluiues  et  classification  des  verres  d'op¬ 
tique. 


Vœux  et  résolutions.  —  Le  Gongros  considéranl  que,  grâce  aux 
progrès  accomplis  dans  la  l’abricalion ,  les  deux  caractéristiques 
principales  des  verres  d’optique,  pommir  réfringent  cl  pouvoir  dis— 
persif,  liées  autrefois  de  façon  très  étroite,  sont  devenues  aujour- 
d  hui  des  variables  indépendantes  ;  que,  par  suite,  le  groupement 
ancien  des  matières  en  crown-glass  et  llint-glass,  est  devenu  insuf- 
llsant,  et  qu’il  introduit  dans  la  classillcation  une  confusion 
fâcheuse,  au  point  de  vue  des  applications  comme  à  celui  de  la 
science  et  de  la  littérature  photographiques  ;  émet  le  vœu  qu’une 
entente  inLer^ienne  entre  les  verriers  pour  faire  disparaître  cette 
confusion  et  pour  établir  une  classification  plus  conforme  aux  con¬ 
ditions  actuelles. 


Le  Congrès  suggère  que  l’on  pourrait,  en  s’appuyant  toujours 
sur  les  memes  caractéristiques  et  en  leur  laissant  une  importance 
égale,  diviser  les  verres  en  cpiatre  groupes,  auxquels  on  attribuerait 
des  désignations  nouvelles,  ou  bien,  si  l’on  veut  modifier  aussi 
peu  (pic  possible  les  liabltudes  anciennes,  donner  le  pas  à  la  varia¬ 
tion  du  pouvoir  dispersif,  et  décider  que  tous  les  verres  pour  les— 

D  —  I 


(|nels,  avec  les  no 


tâtions  baliitnelles 


F  —  C 


-sera  supérieur  a 


une  certaine  limite,  cinquante,  par  exemple,  seront  rangés  dans  le 
groiqie  des  crown-glass  et  tous  les  autres  dans  celui  des  flint-glass. 


QUESTION  V.  —  llaractcristnjnes  des  objectifs  et  instruments 
annc.ces. 

Documents.  - 

redressement  des 

L.  P.  Clerc. 

Vœux  et  résolutions.  Numcrolaqe  pratique  des  diaphraqmes.  — 
IjC  Congrès  international  après  avoir  reçu  communication  des  réso- 


-  Nouvelle  construction  des  prismes  destinés  au 
images  dans  la  chambre  noire,  par  11.  Calmels  et 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


l3l 

lotions  que  la  Commission  permanente,  munie  à  cet  ellct  des  pleins 
pouvoirs  du  Congrès  de  1900,  a  prises  relativement  au  numérotage 
des  diaphragmes,  s’associe  pleinement  à  ces  résolutions.  Il  émet  le 
vœu  que  les  opticiens  suivent  sans  réserve  les  règles  énoncées,  et 
demande  aux  Sociétés  photographiques  de  ne  plus  accepter,  en 
principe,  la  présentation  d’ohjectifs  dont  le  numérotage  ne  serait 
pas  conforme  à  ces  règles. 

Caraclérhlujaes  des  ohjecllfs.  I.  —  Le  Congrès  décide  (pi'il  y  a 
lieu,  dans  les  expressions  coejjlcieid  d’ouverlure  ullle,  ouverlnre 
relative,  etc.,  d'un  objectif,  de  substituer  le  mot  diamètre  au  mot 
ouverture. 

II.  —  Le  Congrès  exprime  le  voui  ipie  la  (Commission  perma¬ 
nente  provocpie  des  recherches  ayant  jiour  objet  de  mesurer  les 
pertes  de  lumière  qui  se  produisent  à  l’entrée  et  à  la  traversée  des 
objectifs,  d'en  trouver  s’il  est  possible  les  lois,  et  d’élaldir  les 
méthodes  propres  à  la  détermination  d'un  eoeiriclent  caracté¬ 
ristique. 


QUESTION  VI.  — -  Etude  et  ea?-aetéristitjues  des  ohturateurs  de  phaïue. 

Documents.  —  Rapport  sur  les  caractéristirpics  des  ohturateui’s 
de  plaque,  par  M.  le  lieutenant-colonel  lloudallle. 

Vœux  et  résolutions.  —  L’olituratcur  de  ])la(pic,  en  ce  ipii  re¬ 
garde  le  mouvement  de  la  fente,  doit  être  caractérisé  : 

i"  Par  les  vitesses  maxima  de  départ  et  d'arrivée  de  la  fente, 
exprimées  en  mètres  par  seconde  ; 

Par  le  rapport  de  la  vitesse  de  départ  à  la  vitesse,  d'ari-ivéc  ; 

3'^  Par  le  rapport  des  vitesses  moyennes  extrêmes,  obtenues  en 
donnant  à  la  fente  la  plus  grande  et  la  plus  petite  vitesse  possible. 

A  titre  de  renseignements  on  indi(|uera  : 

rC  Le  maximum  et  le  minimum  de  largeur,  juatiquement  utili¬ 
sable  de  la  fente  ; 

h)  La  distance  moyenne  du  rideau  à  la  couche  sensible  ; 

ciLes  temps  de  pose  exprimés  en  millisecondes  ipii  corres¬ 
pondent  aux  vitesses  moyennes  extrêmes,  pour  des  largeurs  de  fente 


102 


EXPOSITION  INTEIINATIONALE  DE  LIEGE 


croissant  de  lo  en  lo  millimètres.  On  demande  aux  constructeurs 
de  graver  ces  temps  de  pose  au-dessus  de  la  graduation  de  la  fente, 
graduation  exprimée  en  millimètres. 

Les  mélhodes  de  mesure  devront  donner  ces  dilVérents  rensei¬ 
gnements  avec  une  approximation  supérieure  à  5  o/o. 


QUESTION  VII.  —  Proposi.lions  diverses  concernant  le  matériel  pho- 
tr><jraplii(jne.  —  Remplacement  de  la  vis  de  pied  dite  «  vis  du 
(lomjrès  »  (étalon  provisoire)  par  une  vis  à  Jilelage  du  système 
inlernalioiud .  —  Vom  rehdif  à  l' unijication  des  vis  de  montage. 
—  Format  des  diapositives  de  projection. 

Documents.  —  Unification  des  vis  entrant  dans  la  construction 
des  appareils  pliotographiques,  par  M.  le  général  Sebert. 

Du  l’ormat  des  vues  de  projection,  par  G.  H.  Niewcnglowski. 

Vœux  et  résolutions.  Vis  de  jded.  —  En  remplacement  de  la 
vis  adoptée  à  litie  provisoire  par  le  Congrès  de  1889,  pour  la  fixa¬ 
tion  des  chambres  noires  sur  les  pieds,  le  Congrès  propose  d’em— 
])loycr  dorénavant  la  vis  de  10  millimètres  de  diamètre  de  la  série 
intei'iiationalc  des  vis  mécanirpics,  adoptée  par  le  Congrès  de  Zu— 
ricb,  de  1898. 

Cette  vis  est  foi  niée  par  rcnroulement,  en  bélice  à  droite  et 
suivant  le  pas  de  d’un  filet  simple  dont  le  profil  est  un 

triangle  éipiilatéral  de  coté  égal  ii  ce  meme  pas  et  dont  les  angles 
au  sommet  et  au  fond  des  filets  sont  abattus  par  une  troncature 
menée  au  r/8  de  la  bauteur. 

V7.S'  pour  montures  (éolijectifs.  —  Le  nombre  de  tours  de  filet  à 
donner  aux  montures  d’olijectifs  est  laissé  à  l’appréciation  des 
constructeurs.  Mais  eu  ra|)pelant  les  recommandations  faites  par  le 
Congrès  de  1889,  le  Congrès  signale  aux  constructeurs  et  aux 
pbotograpbes  les  dispositions  avantageuses  (|ui,  adoptées  pour 
certains  objectifs,  en  l'acilitent  le  montage  ainsi  que  l’emploi  des 
diapbragmcs  ou  des  oliturateurs  qui  peuvent  s’y  adapter. 

Vis  servant  à  l’as.seml)lage  des  dijjcrentes  jKirties  des  chambres 
nenres.  —  Lien  qu’il  n'y  ait  pas  lien  de  ebereber  à  imposer  des 


SECTION  FRANÇAISE  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


io3 

règles  absolument  uniformes  pour  rétablissement  des  vis  de  tout 
genre  entrant  dans  la  construction  des  appareils  photographiques, 
le  Congrès  signale  aux  constructeurs  que  le  système  internalional 
de  filetages,  adopté  par  le  Congrès  de  Zurich,  et  d’abord  limité  aux 


P.IVILLON  DE  L\  PRESSE.  -  HALL  DES  INDUSTRIES. 

vis  de  diamètre  supérieur  à  six  millimètres,  s’esl  généralisé  et  étendu 
jusqu’au  diamètre  de  un  millimètre,  et  (pie  ce  système  sera,  suivant 
toutes  probabilités,  prochainement  adopté  de  façon  universelle  sur 
le  continent.  11  leur  recommande  ilonc  de  se  conformer,  autant  cpie 
possible,  pour  l’établissement  et  le  choix  des  vis  entrant  dans  la 
construction  de  leurs  appareils,  aux  indications  du  tableau  publié 
par  la  Société  d’Encouragement  pour  rinduslrie  nationale,  de  Paris. 

Fojviiat  des  diapositives  de  jivojection.  —  Le  Congrès  maintient 
et  rappelle  les  dimensions  et  indications  stipulées  par  les  Congrès 
précédents  pour  tout  ce  qui  concerne  les  épreuves  diapositives  de 
projection. 


EXl'ÜSITiO-^  IM’EUNVTIOXALE  DE  LIEGE 


1  34 

QUESTION  Vin.  —  Recherches  retalires  à  la  théorie  et  à  la  pratique 
(les  opérations  j)hoto(jraj>hiques. 

Documents.  —  Tliéorie  du  développenienl,  par  11.  Ileeb.  — 
Note  sur  l’aniidol  salilié,  par  II.  lieeb.  —  De  la  N^écessité  dans  la 
prali(pie  de  ne  jamais  perdre  de  vue  la  Loi  générale  de  la  fonction 
pbotograplii(|ue,  par  le  docteur  A.  (Juébbard.  —  Action  de  la 
lumière  sur  (picbpics  composés  cbimirpies,  par  D.  Tommasi.  — 
De  rElUuviograpbie  ou  obtention  de  l’image  par  les  ellluves,  par 
D.  T  onmiasi. 

QUESTION  IX.  —  Recherches  relatives  aux  applications  scientifiques 
(le  la  photoqraphie. 

Documents.  —  La  superposition  des  images  stéi'éoscopi(|ues. 
Ancienne  erreur,  par  A.  Goderus.  —  Notes  sur  les  Problèmes  de 
pbotograpbie  judiciaire,  par  U. -A.  Ueiss. 


QUESTION  X.  —  Expression  des  /(jrinules  et  dénominations  photo- 
(p'aphhpies.  —  Propositions  d’additions  ou  de  modifications  aux 
rlajles  et  rédactions  adopAées  dans  les  Corajrès  antérieurs. 

Documents.  —  Du  remplacement  des  données  en  poids  par  des 
mesures  de  volume  de  matières  dans  les  formules  pbologi'apbiipies 
usuelles,  par  le  docteur  J.  Ilenrotay. 

Sur  celte  ipuestion  le  Congrès  n’a  pas  cru  devoir  apporter 
aucune  modification  aux  résolutions  prises  par  les  précédents 
Congrès,  bien  que  M.  Reiss  fait  saisi  d’un  vieu  tendant  à  ce  que 
les  solutions  titrées  en  poids  soient  désignées  par  une  fraction  dont 
le  numérateur  indique  le  poids  de  la  substance  active  et  le  déno¬ 
minateur  le  poids  total. 


QUESTION  XI.  —  Bihlioqraphie  et  archives  photoqraphiques. 
Documents.  —  Répertoires  sur  ficbes,  à  classification  décimale. 


SECTION  FKANÇAISE.  -  UAPPORT  DE  EA  CLASSE  12 


i3j 

pour  épreuves  photographiques,  par  le  général  Seherl.  —  Arcliives 
photographiques,  par  Léon  Vidal. 

Vœux  et  résolutions.  —  I.  Le  Congrès  émet  le  vœu  que  soit 
prochainement  réuni  un  Congrès  spécial  de  Dociimeiüalion  icono¬ 
graphique  et  de  Bibliographie  photographique  et  (pi’il  y  ait  entente, 
pour  l’organisation  et  la  réunion  de  ce  Congrès,  avec  l’Union  Inter¬ 
nationale  de  photographie. 

IL  —  Le  C  ongrès  demande,  dans  les  propositions  de  classill— 
cation  qui  seront  envoyées,  à  l’avenir,  à  l’Institut  blldiograplii([ue 
de  Bruxelles  : 

1°  Qu’il  soit  fourni,  autant  que  possible,  une  note  explicative 
évitant  toute  ambiguïté. 

2°  Qu’il  soit  prévu,  s’il  s’agit  d’une  expression  complexe,  une 
entrée  pour  tous  les  mots,  de  manière  à  faciliter  les  recherches  dans 
le  Répertoire. 


QUESTION  XII.  —  Règleineuts  des  adininisl  rat  ions  postales  et  doua¬ 
nières  rehdifs  uu  transport  des  préparations  photographiques 
neuves  ou  usagées  et  des  photog ranimes. 

Documents.  —  Uèglements  des  administrations  postales  et  tloua- 
nières  relatifs  au  transport  des  préparations  photographiques  neuves 
ou  usagées  et  des  photogrammes  par  L.-P.  Clerc.  —  Le  transport 
par  la  poste  des  photographies  de  grandes  dimensions  par  le  doc¬ 
teur  A.  Guebhard. 

Vœux  et  résolutions.  —  1.  —  Le  Congrès  émet  le  vœu  (pie  les 
préparations  photographiques  sensibles,  à  l'état  neuf,  en  emballages 
d’origine  et  sous  bande  du  cachet  de  garantie  du  fabricant,  soient 
admises  par  les  administrations  postales  au  tarif  réduit  a  échantil¬ 
lons  »  ;  de  telles  préparations  ne  pouvant,  vu  leur  nature  spéciale, 
être  expédiées  qu’en  paquet  rigoureusement  clos. 

IL  —  Le  Congrès  émet  le  vœu  que  les  fabricants  de  prépara¬ 
tions  photographiques  adoptent  pour  la  clôture  de  leurs  cartes, 
paquets  ou  enveloppes,  une  bande  ou  un  cachet  de  garantie  portant 


i36 


EXPOSITION'  IXTEUNATIOXALE  DE  LIEGE 


Jeur  marque  de  fabrique,  de  façon  à  permettre  de  profiler  des  tolé¬ 
rances  consenties  en  ce  cas  par  diverses  administrations  postales 
pour  l’expédition  de  ces  objets  à  tarif  réduit. 

li  serait  utile  aussi  de  comprendre  dans  cette  bande  ou  cette 
étiquette,  l’étoile  noire  au  fond  rouge,  déjà  utilisée  pour  signaler 
aux  douanes  la  nature  particulière  du  contenu  de  ces  paquets,  et 
pour  éviter  leur  ouverture  sans  précautions  spéciales. 

III.  _  Le  Con  grès  émet  le  vœu  que  le  Congrès  international 
de  l’Union  postale  prenne  en  considération  le  fait  que  la  pbotogra- 
pbie  est  devenue,  en  bien  des  cas,  un  moyen  indispensable  d’illus¬ 
tration  ;  (pie  nombre  de  travaux  scientifiques  ne  peuvent  être 
documentés  (|u’au  moyen  de  pbotogrammes  directs,  et  non  par  un 
procédé  pbotomécanlipic,  qui  perd  soiœent  les  documents  en  jeu; 
(pi’en  conséquence  il  y  aurait  lieu  d’admettre,  de  façon  générale, 
dans  les  échanges  Internationaux,  la  circulation  des  livres,  pério¬ 
diques,  etc.,  illustrés  de  pbotogrammes  directs,  au  même  litre  que 
celle  des  journaux  ou  publications  illustrés  de  gravures  typogra— 
pliiques,  litbograpbiipics  ou  autres. 

IV.  —  Le  G  ongrès  émet  le  vœu  que  les  administrations  postales 
admettent  au  tarif  normal  des  cartes  postales  illustrées  du  commerce, 
la  circulation  des  cartes  postales  sur  lesquelles  sont  collées  des 
épreuves  pbolograpblques. 

Y.  —  Le  Congrès  émet  le  vœu  (jue  les  administrations  postales 
acceptent  l’expédition  des  bandes  positives  cinématograpbiqiies  au 
tarif  «  échaidilloits  »  si  elles  sont  enfermées  dans  des  boîtes  métal- 
li(|ues. 


QUESTION  Xi  II.  —  Nominal  ion.  par  chaque  congres  inlernaiional, 
il'ane  (Commission  permanenle  chargée  :  de  régler  et  assurer 

l'appliealion  des  décisions  prises  ;  2“  de  poursuivre  l’étude  des 
questions  qui  lui  seraient  renvoyées  ;  3'^  de  concourir  avec  le  comité 
local,  à  l’organisation  du  congrès  suivant  : 

Vœux  et  résolutions.  —  f^e  Congrès  décide  qu’il  sera  nommé 
par  chaque  Congrès  international  une  Commission  permanente 
chargée  : 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


13? 


1°  De  régler  et  assurer  l’application  des  décisions  prises  ; 

oP  De  poursuivre  l’étude  des  questions  qui  lui  seraient  renvoyées; 

3°  De  concourir,  avec  le  Comité  local,  à  l’organisation  du  Con¬ 
grès  suivant  : 

Nomination  de  la  Commission  permanente.  —  Le  Congrès 
décide  de  mainlenir,  en  la  renouvelant  parliellenienl,  la  Commis¬ 
sion  permanente  nommée  par  le  Congrès  de  igoo;  cette  commis¬ 
sion  conservera  son  siège  à  Paris  cl  com|)rcndra  ; 

i”  Les  membres  du  bureau  du  Congrès  de  Liège  : 

IMINL  le  baron  van  Eyll,  le  général  Seberl,  l^résideiils  :  Casier, 
Maes,  Bourgeois,  Buc(|uet,  Davanne,  Beiss,  Wallon,  1  Ice-Prési- 
ilciils  ;  Pullemans,  Peclor,  Secrélaii'es  géiu'i-aiw. 

MM.  Callicr  et  Coderus  (Behiujnc},  Belln,  Bellieni,  Clei'c, 
E.  Cousin,  II.  Cousin,  Eouché,  Gaumont,  Cuilleminot,  lloudaille. 
Jongla,  L.  Lumière,  Monpillard,  Pari'a-Manlols  et  \  loWc  (Pfdiice)  : 
docteur  Miette  et  docteur  von  Uobr  (AlleiiKKjne)  :  docleur  Eder 
Aulric/ie-IloïKjrie) ;  Backeland  et  Cameron  7i7u/.s'-r^/L!.s’  d’ Amérique : 
Cbapman-Jones  et  Ivnobel  (^G/Y//a/(?-y>7'c/m/ae  .•  Namias  et  Plzzighelli 
(Italie):  Sold  Liiæeudjourq)  :  Eonseca  (Parliujid)  :  Sreziiew  sky  Rus¬ 
sie):  LInk  (Suisse). 

Il  est  d’ailleurs  entendu  ([iie  la  Commission  aura  toute  latitude 
de  se  compléter  en  faisant  appel  aux  personnes  dont  le  concours 
lui  paraîtrait  utile. 

Le  Congrès  émet  le  vœu  de  voir  un  lien  s’établir  entre  la  Com¬ 
mission  permanente  et  l’Union  Internationale  de  Pholograpbie. 

11  souhaite  que  le  rell(|uat  de  fonds  du  Congrès  de  iqoo  soit 
mis  à  la  disposition  de  la  Commission. 

Le  Congrès  clôtura  ses  travaux  le  20  juillet  ;  mais  son  pro¬ 
gramme  comportait  une  série  d’exeursions  hors  session  qui  curent 
Heu  du  21  au  25  juillet  dans  une  des  parties  les  plus  pittoresques 
de  la  Belgique.  La  plupart  des  congressistes  suivirent  ces  excur¬ 
sions  ;  elles  furent  admirablement  organisées  par  rAssocialion 
Belge  de  Pbotograplue  (jui  ne  ménagea  rien  pour  les  rendre  faciles 
et  agréables.  Spa,  la  vallée  de  l’Ourlbe,  les  célèbres  grottes  de 
llan-sur-Lesse,  Dinant  et  tous  les  plus  beaux  sites  de  celle  magni- 


i38 


EXPOSITION  IXTEIINATIOXALE  DE  LIEGE 


fique  région  liirenl  visités  pendant  ce  court  voyage.  En  adressant 
ici  nos  reniercienients  les  plus  cordiaux  à  l’Association  Belge  de 
IMiolograpliie  poui'  la  liclle  réception  qu  elle  avait  préparée  à  ses 
hôtes  étrangers,  nous  nous  ferons  certainement  l’interprète  de  tous 
nos  collègues.  L’accueil  que  nous  axmns  reçu  partout,  l’atrabilité 
(|u  on  n’a  cessé  de  nous  témoigner  en  toutes  circonstances,  nous 
ont  laissé  de  ces  trop  courtes  journées  passées  ensemble  un  souve¬ 
nir  qui  restera  parmi  les  meilleurs  et  les  plus  durables. 


Union  Internationale  de  Photographie. 

L’Exposition  de  Ijiègc  et  la  réunion  du  IV*^  Congrès  Interna¬ 
tionale  de  IMiotograpbie  ont  été  aussi  une  excellente  occasion  pour 
rLnion  Internationale  de  Pbotograpliie  de  tenir  son  Assemblée 
générale.  Cette  Assemblée  a  eu  lieu  le  19  juillet  sous  la  présidence 
de  M.  M  aës,  président  de  L Union,  et  d’importantes  décisions  y 
furent  prises. 

Depuis  sa  fondation,  qui  remonte  au  Congrès  de  Bruxelles 
en  1891,  l’Union  Internationale  n’a  pas  produit  tous  les  heureux 
résultats  escomptés  par  scs  organisateurs.  Cet  insuccès  a  été  attri¬ 
bué  à  diverses  causes  ;  mais  les  échanges  de  vues  qui  ont  eu  lieu 
au  cours  de  T  Assemblée  générale  de  Liège  ont  montré  que  le  mode 
meme  de  constitution  de  l’Association  était  sa  principale  cause  de 
faibi  esse. 

Constituée  dans  le  but  de  créer  une  organisation  unique  et  homo¬ 
gène  de  tout  ce  qui  touche  à  la  photographie,  l’Union  présentait  un 
caractère  trop  autoc]'atl(|ue,  peut-etre,  ainsi  (jue  l’a  très  bienfait  res¬ 
sortir  M.  le  général  Sebert,  et  n’a  pas  siilTisamment  prévu  que  les 
applications  de  la  pliotograpble,  en  se  multipliant  sans  cesse,  con¬ 
duiraient  fatalement,  dans  chacpie  pays,  à  la  constitution  de  grou¬ 
pements  spécialisés  ne  se  rattachant  pas  aux  grandes  Sociétés  pho¬ 
tographiques  qui  avaient  a  l’origine  réuni  dans  leurs  rangs  les 
photographes  de  toutes  spécialités. 

Depuis  1891,  ces  groupements  n’ont  fait  (|ue  se  multiplier,  et 
aucun  d’eux  n’est  venu  se  rattacher  à  rUnlon,  qui  n’a  pu  dès  lors 


SECTIÜIV  FKAiNÇAtSE.  -  UAI’POKÏ  DE  LA  CLASSE  12  1 3() 

prendre  le  développement  et  la  place  qu  elle  devrait  occuper  dans 
le  monde  pliolograpln(|ue. 

Tous  les  membres  de  l'Union,  présents  à  Liège,  ont  été  d’avis 
unanime  que  de  profondes  modificalions  devaient  être  apporlées 
a  l'organisation  même  de  l’Association  pour  assurer  sa  vitalité. 
L’Assemblée  générale,  après  avoir  voté  la  révision  des  statuts,  a 
nommé  une  commission  chargée  de  procéder  à  l’étude  d’une  réor¬ 
ganisation  complète. 

Cette  commission,  composée  ainsi  (ju’il  suit,  doit  se  réunir  à 
Paris: — France,  MM.  le  général  Sebert,  Davanne,  l^ector,  Ilucipiet, 
Pourgeois  ;  liebjiqae,  MM.  Codcrus,  Macs,  Puttemans;  Suisse, 
M.  le  D*'  Ueiss  :  AUeimujne,  M.  Juld;  Luxeinhoiu'(j ,  M.  Sold. 

Il  a  été  décidé  que  la  procbaine  session  de  l  Union  pourrait 
avoir  lieu  à  Marseille  en  iijoG,  à  ruccasion  de  l  Exposition  colo¬ 
niale  organisée  dans  cette  ville,  et  ipie  la  Commission  soumettrait 
alors  à  l’Assenddée  générale  le  résultat  de  ses  travaux  et  ses  [iro- 
positions  relatives  à  la  réorganisation. 

L’Assemblée  de  Liège  a  lixé  provisoirement  la  cotisation  des 
membres  individuels  a  5  francs  cl  celle  des  Société  à  o  francs  |)ar 
série  indivisible  de  cimpiante  membres. 

Nous  souliailons  sincèrement  que  les  travaux  de  la  Commission 
aboutissent  a  l'adoption  de  réformes  cpii  feront  de  I  Liiion  Inter¬ 
nationale  une  fédération  puissante  de  tous  les  groupements  pbolo- 
grajibiqiies.  Elle  pourra  alors  rendre  les  plus  grands  scivices  et 
contribuer  au  progrès  de  la  pbolograpliie. 


AFFICHE  OFFICIELLE  DE  L’EXPOSITION  DE  LIÈGE. 


LE  MOUVE/VIENT  PHOTOGRAPHIQUE 

BELGE 


La  parlicipalion  de  la  P)elgi(jiie  à  l’Lxposilion  de  Liège  esl  loin 
d’avoir  donné  une  idée  coniplèlc  de  raclivilé  très  grande  (pii  règne 
dans  le  monde  pholograpliiqiie  de  ce  pays^  si  vivant  à  tons  les 
points  de  vue.  Celte  activité  s’est  jiarliculièrement  nianilcslée 
durant  ces  dernières  années  rpii  ont  vu  naître,  grandii-  et  prospérer 
des  sociétés  et  groupements  qui  venaient  répondre,  à  leur  heure, 
aux  nombreux  besoins  ipie  créaient  des  tendances  nouvelles.  Les 
sociétés  pbotograpbiques  n’ont  pas  eu  un  n'dc  moins  considérable 
en  Belgiipie  que  dans  les  antres  pays  et  nous  ne  saurions  négliger 
d'en  faire  ressortir  tonte  Limportance,  car  elles  ont  conlrifmé,  elles 
aussi,  pour  une  très  large  part  au  développement  et  à  la  prospérité 
actuelle  de  toutes  les  industries  pliotograpbicpies  en  consacrant  leurs 
cITorts  il  propager  le  goût  de  la  pliotograpliie,  ii  perfectionner  et  à 
étendre,  cbaipie  jour  davantage,  ses  applications. 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


i42 

En  Belgique,  il  n’esl  lait  encore  aucune  distinction  entre  les 
(lilîérentes  spécialisations  de  la  photograplile  ;  il  n’exislc  aucun 
syndicat  ni  groupenient  professionnels.  Tous  ceux  qui  emploient 
la  pliolograpliie  ou  s’y  intéressent  à  un  titre  quelconque  :  savants, 
amateurs,  professionnels  ou  constructeurs  se  retrouvent  dans  les 
memes  sociétés  et  mettent  leurs  elTorts  en  commun  sans  souci 
d’inléréts  particuliers.  Cette  organisation,  qui  fut  celle  de  la  pre¬ 
mière  heure  en  France,  peut  donner  encore  d’excellents  résultats 
en  Belgique  où  rindustrle  photographique  n’a  pas  acquis  la  même 
importance  que  dans  d’autres  pays  et  créé  des  besoins  d’ordre 
professionnel.  Elle  assure,  en  tous  cas.  à  toutes  les  sociétés  une  vita¬ 
lité  très  grande  (pi’ellcs  puisent  dans  la  diversité  même  des  éléments 
(|ui  les  composent. 

Il  existe  actuellement  en  Belgi(|ue  quatorze  sociétés  de  photo¬ 
graphie.  La  plus  ancienne,  et  aussi  la  plus  importante,  est  l’Asso¬ 
ciation  Belge  de  Pliotographie,  créée  en  187/i  et  placée  sous  le 
patronage  de  S.  M.  le  Bol  Léopold  11.  Elle  comprend  aujourd’hui 
près  de  sept  cents  mcmhres  et  son  action  s’étend  sur  le  pays  tout 
entier,  grâce  à  son  organisation  spéciale.  L’Association  a,  en  elï’et, 
son  siège  social  à  Bruxelles,  mais  est  divisée  en  sections  dont  les 
sièges  respectifs  se  trouvent  dans  les  principales  villes  du  royaume, 
telles  (|ue  Anvers,  (Jand  ,  Liège,  Namur .  Louvain,  et  Mons. 
Lliaque  section  est  dii  igée  par  un  comité  local  et  jouit  d'une  très 
grande  autonomie,  mais  relève  directement  du  Conseil  d’admi¬ 
nistration  central.  Cette  organisation  a  assuré  une  très  grande  pré¬ 
pondérance  à  l’Association  Piclge  (pii,  pendant  vingt  ans,  a  été  le 
seul  groupement  photographicpie  de  Belgique  et  a  sulli  pendant 
cette  longue  période  à  satisfaire  toutes  les  aspirations.  Les  hommes 
éminents  (pii  l  ont  dirigée  n’ont  jamais  rien  négligé  pour  assurer 
sa  prospérité  et  l’ont  toiqours  maintenue  au  rang  des  sociétés  dont 
rinnucnce  a  su  s’imposer  et  se  faire  sentir  même  à  l’étranger. 
L’d'uvre  de  l’Association  Belge  a  été  féconde  ;  elle  a  grandement 
contribué  à  tous  les  progrès.  En  faire  l’Iilstoriipie  comjilet  serait 
sortir  du  cadre  de  ce  travail,  11  nous  semble  cependant  ipie  les 
deux  grandes  manifestations  organisées  à  Liège  sur  son  initiative  : 
le  Congrès  de  Photographie  cl  le  IV®  Salon  d’Art  photographique 
symliolisenl,  d'une  façon  assez  complète,  les  ell'orts  de  l’Association 


SECTIO?(  FUANÇAISE.  U  APPORT  DE  LA  CLASSE  12  l43 

Belge  et  le  mouvement  qui,  à  son  instigation,  a  été  le  point  de 
départ  d’une  évolution  nouvelle  de  la  photographie. 

L’idée  première  des  Congrès  de  Photographie  a,  en  effet,  pris 
naissance  au  sein  même  de  l’Association  Belge.  Dès  i885,  M.  de 
Bloehouse,  son  président,  conçut  le  projet  de  réunir  à  Bruxelles  un 
Congrès  International  ahn  d’établir  les  bases  d’une  entente  entre 
les  photographes  du  monde  entier  sur  toutes  les  (jiiestlons  intéressant 
les  jirogrès  de  la  Photographie  qui,  au  lendemain  de  la  mise  en 
prati([ue  du  procédé  au  gélatino-bromure,  venait  d’entrer  dans  une 
ère  d’actiA’ité  qui  ne  lit  que  s’accroître  dcjuiis. 

Ce  projet  ne  put  trouver  sa  réalisation  en  Belgique  à  cette 
époque  et  c  est  à  la  France  que  revint  l’honneur  d’organiser,  en 
1889,  le  premier  Congrès  de  Photographie  dont  on  connaît  les 
heureuses  conséipicnces.  Mais  l’iVssocialion  Belge  donna  toute  son 
adhésion  à  rmiivre  entreprise  et  organisa  les  Congrès  de  Bruxelles 
en  1891  et  de  Liège  en  1905,  poursuivant  ainsi  l’œuvre  de  progrès 
dont  elle  avait  eu  la  conception. 

Le  IV®  Salon  d’Art  Photographique  personmTie  aussi,  à  nos 
yeux,  les  cll’orls  de  cette  Société  dans  le  domaine  de  la  photogra¬ 
phie  purement  artisliipie.  Dès  1891,  après  l’Cxposilion  d’Arl  Pho¬ 
tographique  tenue  à  \ienne,  l’Association  Belge  organisait  à 
Bruxelles,  pour  l’année  suivante,  une  exposition  de  l  arl  photogra- 
phiipie  anglais;  cette  exposition  fut  le  point  de  départ  du  mouve¬ 
ment  artistique  dont  l’évolution  a  manpié  une  nouvelle  étape  de 
jirogrès.  Si  l  ell'orl  le  plus  considérable  dans  cette  voie  vient  encore 
de  France,  où  le  Photo-Chih  de  Paris  organisait,  en  1890,  son  pre¬ 
mier  Salon  International  d  Art  Photographi(|ue,  Salon  qui  se  con¬ 
tinue  cliaijue  année  depuis  l'ette  époque,  et  dont  rinlliicnce  a  été 
si  considérable  dans  le  monde  photographiipic  tout  entier,  nous  n  en 
devons  pas  moins  reconnaître  ipic  l’Association  Belge,  qui  avait 
été  l  instigalrice  de  ce  mouvement,  n'a  jamais  cessé  de  s  y  intéresser 
et  de  concentrer  ses  elTorts  sur  tout  ce  ipii  pouvait  aider  au  déve¬ 
loppement  des  tendances  nouvelles.  En  189(1.  l'Association  Belge 
de  Photographie  organisa  à  Bruxelles  une  Exposition  Internatio¬ 
nale,  suivie,  en  1898,  d’une  deuxième  manirestation  du  même 
genre. 

L’Association  Belge  de  Photograjihic  prend,  en  outre,  une  part 


EXPOSITION  INTEUNATIONAEE  DE  LIEGE 


i4/i 

Irès  active  à  toutes  les  Expositions  crArt  Photographique,  et  nous 
retrouvons  les  noms  de  ses  memhres  aussi  hieu  au  Salon  de  la 
Société  lioyalc  de  Grande— Bretagne  (|u’au  Lndvecl  Bing,  au  Salon 
Américain  ou  au  Salon  Annuel  du  Pholo-Chdj  de  Paris. 

A  coté  (le  rAssociation  Belge  de  Photographie,  le  Cercle  Artis- 
ti(pie  «  l’ElTorl  o,  fondé  en  iqoo,  poursuil  le  meme  luit  et  recherclie 
le  même  idéal,  ne  perdant  aucune  occasion  de  favoriser  l’évolution 
de  la  Pliotographie  arlisli(|ue,  lant  par  l'organisation  de  ses  expo¬ 
sitions  annuelles  (|ue  par  la  participation  active  de  chacun  de  ses 
memhres  aux  principales  manifestai  Ions  de  l'Art  pliotographique. 
C’est  en  1901,  un  an  après  sa  fondation,  (pie  «  l’Elîort  »  organisait 
son  jnemler  Salon  d’Arl  photograpliiipie  :  les  œuvres  exposées  par 
un  certain  noinlue  de  ses  memlues  étonnèrent  d'ahord  par  leur  exa¬ 
gération  et  elles  furent  meme  parfois  très  durement  critlipiées:  mais, 
depuis,  une  véritalilc  évolution  s’est  produite  au  sein  meme  du 
Cercle  Littéraire  et  Artistlipie  a  l’Elfort  »,  et  il  semble  bien  que  ce 
groupement  soit  actuellement  sur  la  honue  voie  et  ipi’il  ait  pris  son 
orientation  définitivo. 

Le  Chih  d’Amateurs  Photographes  de  Belgique  est,  à  côté  de 
l’Association  Belge  et  du  Cercle  «l’Elïort»,  un  des  groupements  les 
plus  en  vue  :  son  (luivre  n’a  peut-être  pas  été  très  féconde  en  résul¬ 
tats  immédiats,  mais  le  Chih  d’Amateurs  de  Belgiipie  n’en  joue 
pas  moins  un  rôle  très  important  dans  l’évolution  progressive  de 
l’art  photographique  en  Belgl(|ue.  Indépendamment  de  ces  Socié¬ 
tés,  les  plus  importantes  sans  contredit,  non  seulement  en  raison 
du  nombre  de  leurs  adhérents,  mais  surtout  à  cause  de  l’autorité 
(pi’clles  exercent  autour  d’elles  et  chacune  dans  la  sphère  d’action 
qui  lui  est  propre,  il  existe  en  Belgique  un  certain  nombre  de 
groupements  photographlipies  très  actifs  et  très  vivants  qui  aident 
très  puissamment  au  développement  et  à  l’évolution  de  la  Photo¬ 
graphie  artistlipie.  Parmi  ces  groupements,  il  nous  sufllra  de  si¬ 
gnaler  :  Le  Cercle  photographiipic  d  Ixelles,  fondé  en  1898,  (pii 
organise  des  cours  puldics  de  photographie,  des  Conférences  régu¬ 
lières,  des  Expositions  et  Concours  auxijuels  prennent  part  un 
grand  nombre  d’amateurs  ;  le  Cercle  d  Etudes  photographiques  et 
scicntlliipies  d’Anvers,  fondé  en  1890  ;  le  Photo— Club  malinois, 
fondé  en  1901  ;  le  Photographische  Kring  (Cercle  Photographique) 


SECTIO?}  FRANÇAISE. 


RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


i45 


d’Anvers,  fonde  également  en  1901,  dont  les  Cours,  Expositions 
et  Excursions  obtiennent  un  grand  succès;  le  Photo-Club  de  Ver— 
viers,  plus  modeste  sans  doute,  mais  qui  fait  preuve  d’un  dévoue¬ 
ment  inlassable  à  la  cause  de  la  photograpliie  artistique. 

Toutes  ces  Sociétés  ou  Cercles  sont  de  fondation  relativement 
récente  et  on  peut  constater,  en  rapprochant  les  dates,  qu’elles  ont 
suivi  les  premières  expositions  d’Art  Photographique  organisées 
par  l’Association  belge. 

En  dehors  des  sociétés  photograplii(|ues,  il  existe  en  Belgique 
une  Institution  qui  rend  déjà  les  plus  grands  services  et  (jul  est 
appelée  à  jouer,  dans  l’avenir,  un  rôle  considérable  ;  nous  voulons 
parler  de  l'Institut  International  de  Pholograpluc.  Ij’importance 
du  but  poursuivi  par  l’Institut  ne  saurait  échapper,  à  une  épo(|ue 
où  la  documentation  par  la  photographie  prend  une  place  de  plus 
en  plus  prépondérante. 

E’Institut  International  de  Photographie  a,  en  elfet,  pour  objet  : 

1°  L’étude  et  la  dillusion  de  tout  ce  qui  concerne  la  documenta¬ 
tion  par  la  Photographie  et  la  documentation  en  matière  de  photo¬ 
graphie  (théorie,  pratique,  application,  histoire  de  la  photographie, 
ainsi  que  des  sciences,  des  arts  et  des  industries  ipii  s  y  rattachent)  ; 

2°  L’établissement  d’un  olïicc  centralisant  en  des  collections 
systématiques  complètes,  tenues  à  jour  et  mises  largement  à  la 
disposition  des  travailleurs,  tous  les  documents  et  informations  re¬ 
latives  à  la  documentation  sur  et  par  la  photograjihie  , 

,‘P  L’organisation  de  la  coopération  internationale  dans  ce  do¬ 
maine. 

L’Institut  International  de  Pliotographic  est  rattaché  à  l’instilut 
International  de  BihIIograpliIe  dont  il  forme  une  section. 

11  possède  actuellement  une  très  riche  collecllon  de  documents 
de  toute  nature  qui  s  augmente  sans  cesse.  (Jes  documents  classés 
méthodiipiement,  sont  mis  gratuitement  à  la  dispositioii  de  tous 
ceux  qui  désirent  les  consulter  et  s'aider  de  la  pliotograpliie  pour 
la  documentation  de  leurs  travaux. 

Il  me  reste,  pour  terminer,  à  indiipicr  les  organes  de  la  presse 
jihotographiqiie  en  Belglipic,  (|ul  sont  les  sulvaiils  : 


10 


i46 


EXPOSITIOTS’  IXTEPNATIOXALE  DE  LIEGE 


Le  Bulle! in  de  V Association  Belge  de  Pholographie ; 

La  Berne  I  nier  nationale  de  Photographie  : 

Le  Bulletin  du  Cercle  «  IJEffort  »; 

c(  Licld  »  en  Flamand  ; 

La  Photo-Berne  Belge; 

Photo; 

Le  Journal  de  Photographie  pratique. 

Tonies  ces  pidilicalions,  rédigées  et  éditées  avec  soin,  sont  ex¬ 
trêmement  répandues  et  conlrilnienl  largement  à  la  vulgarisation 
de  la  pholographie  el  de  toutes  les  (piestions  (|ui  intéressent  ses 
applications. 


CONSIDÉRATIONS  ÉCONOMIQUES 
CONCLUSIONS 


On  sérail  à  première  vue  lente  de  mellre  en  doiilc  I  impor¬ 
tance  du  marché  l)elge  si  l'on  considère  les  dél)oiiclics  (pi'il  peut 
ollrir  an  Commerce  et  à  1  Industrie  photograpliiipics.  Cette  ojnnion 
reposerait  même  sur  un  sendiJanl  de  raison  si  l’on  ne  prêtait  atten¬ 
tion  qn  à  la  faible  étendue  territoriale  de  la  lîelgiqne  sans  tenir 
compte  du  lait  que  ce  Icrritoiie.  aussi  peu  étendu  et  aussi  ingrat 
qu’en  soit  le  sol  en  certaines  régions,  nourrit  une  population  très 
dense  possédant  les  mêmes  goêits.  vivant  des  mômes  aspirations 
que  nous. 

Indépendamment  de  cette  population  fixe,  chaque  été  déverse 
le  long  des  plages  de  la  Mer  du  Nord,  depuis  Nieuporl  jusqu’aux 
embouchures  de  1  Escaut  une  population  lloltantc,  amie  du  luxe  et 
de  ses  aises,  provenant  des  lies  Britanniipies.  de  l’Allemagne  et  de 


i48 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


nos  clépartenients  de  l’Est  et  dont  il  ne  faut  pas  négliger  non  plus 
de  tenir  compte. 

La  Itelgiipie  possède  en  outre,  à  l’iieure  actuelle,  un  empire 
colonial  très  étendu,  dont  la  population  blanche  s’accroît  graduel¬ 
lement  cl  ipii  demande  à  la  métropole  tous  les  articles  de  luxe  et 
autres  produits  de  labrication  européenne  qui  lui  sont  nécessaires. 

La  Lclgique  est  de  plus  un  pays  essentiellement  industriel  et 
cbacun  sait  qu’il  n’est  pas  aujourd’luii  d’industrie  ((ui,  d’une  façon 
directe  ou  indirecte,  n’ait  pas  à  faire  emploi  de  la  pbotograpbie  ou 
des  procédés  d'impression  qui  en  dérivent. 

A  ces  considérations,  nous  en  ajouterons  une  autre,  plus  con¬ 
crète  et  plus  tangible  s’il  se  peut  : 

L’Industrie  Pliolograpbique  lielgc  est  actuellement  représentée 
par  un  certain  nombre  de  maisons,  qui  toutes  sans  exception, 
tirent  de  l’étranger  les  matières  premières  nécessaires  a  leur  fabri¬ 
cation,  et  qui  par  contre  expoitent  très  peu  de  produits  fabriqués. 
Mous  relevons  en  ellet,  en  Ijelgiipic  ; 

'l’rois  constructeurs  d’appareils  pliotograpbiques  qui  puissent 
être  réellement  cités  comme  tels; 

Quatre  fabricants  de  plaques  et  papiers  sensibles  de  quelque 
im|)orlance. 

.Mais  c’est  a  ces  deux  branebes  exclusivement  que  se  limite 
l’industrie  pliotograpliupie  belge.  La  Lelgique  se  Iroin-e  donc  tri¬ 
butaire  de  l’étranger  pour  les  articles  suivants,  ipii  loucbent  immé¬ 
diatement  au  commerce  et  à  l’induslrie  qui  nous  intéressent  et  aux¬ 
quels  nous  devons  nous  limiter  : 

Opllqiie  plioloqrapJiiijuc  en  (jénéivil : 

Appareils  pour  la  projeci ion  fixe  : 

Appareils  pour  la  ftrojecliou  animée: 

Vues  pour  prof  ecl ions  : 

Accessoires  el  menhles  <l’ nieller  s  ; 

Accessob'es  en  zinc  :  cuves,  cnvelles  et  ferhlanterie  : 

Pellicules  sensihles  : 

Produits  chimiques  sjx'ciaiix  pour  la  pholoqrajihie  :  révélateurs, 
cii'aijes,  sels  d'cjr  et  d'arqent  ; 

Papiers  bruts  de  fabrication  spéciale  pour  la  préparatioit  des 


SECTION  EliANÇAISE.  -  UAPPOUT  DE  I,A  CLASSE  I  2 


l/i() 

papiers  sensibles.  —  Cartes  et  cartons  pour  le  nionlage  des  photo¬ 
graphies. 

Le  fait  seul  que  (jualre  fal)ric|ues  de  plaques  et  papiers  sensililes 
trouvent  dans  la  consonimalion  locale  un  débouché  sulllsant  pour 
leurs  produits  nous  est  un  indice  assez  probant  de  l’extension  con¬ 
sidérable  prise  en  Belgi(|ue  par  la  photographie,  considérée  coninic 
art,  comme  agrément  ou  comme  profession. 

Nous  dirons  plus,  c’est  que  la  France.  l’Allemagne  et  l’Angle¬ 
terre  importent  en  Belgique  pour  une  valeur  assez  considérable 
de  plaijues  et  papiers  sensibles;  le  cbitïre  de  ces  importations 
dépasse  même  de  beaucoup  celui  des  exportations  pour  ces  mêmes 
articles. 

Le  fait  n’a  rien  de  surprenant  si  l’on  considère  la  vilalilé  des 
Clubs  et  Sociétés  pholograpbi(pies  belges  (|ui  consliluent  toutes  des 
centres  de  consommation  des  pins  importants. 

Tous  ces  indices  réunis  nous  démontrent  amplement  (pic  nous 
pouvons  et  (jue  nous  devons  tirer  de  l'Exposition  de  Liège  un  pro¬ 
fit  considérable.  Nos  exposants,  tout  en  aidant  pour  leur  part,  à 
augmenter  et  à  alfermir  en  Belgique  le  prestige  commercial  de  la 
France  ont  donc  travaillé  à  leurs  propres  alVaires.  il  ne  leur  reste 
([Li’à  continuer  l’œuvre  commencée  et  à  récolter  ce  (|u’ds  ont  semé. 

Pour  que  cette  moisson  soit  ample  et  abondante,  ils  doivent 
toLitelois  étudier  les  conditions  actuelles  imposées  aux  articles  de 
leur  fabrication  pour  l’entrée  en  Belgique.  C’est  ce  (|ue  nous  allons 
tenter  de  faire. 

En  principe,  les  appareils  photograpbiques  sont  exonérés  de 
tout  droit  de  douane  quand  ils  rentrent  dans  la  catégorie  des  ins¬ 
truments  scientifiques  ;  mais  cette  distinction  n’est  peut-être  pas 
aussi  sulfisamment  claire  qu’on  pourrait  le  soubaiter  :  la  taxation 
est  le  plus  souvent  laissée  à  la  libre  interprétation  de  la  direction 
des  douanes.  Nous  avons  vu  cette  dernière  classer  les  Kodaks 
parmi  les  appareils  ou  instruments  scientifiques,  et  classer  dans  la 
(|uincaillerie  fine  les  appareils  détectives  munis  d’anastigmats,  parce 
que  détectives. 

De  même  les  appareils  de  petit  format  sont  considérés  comme 
jouets  et  sont  taxés  suivant  un  droit  de  i5  o/o  ad  valorem;  ré— 


i5o 


EXPOSITION  IXTEUNATIONALE  DE  LIEGE 


sullal  ;  un  Bloch  Noies  du  prix  de  :200  francs  paiera  lout  slinple- 
menl  d(i  francs  de  droits  d’entrée,  de  même  ipiune  Capsa 
4  I /a  X  etc. 

Voici  du  reste  de  quelle  façon  sont  appliqués  les  droits  de 
douane  pour  les  articles  pliotograpliiques  : 

Seuls  sont  imposés  les  appareils  bon  marché  et  de  petits  for¬ 
mats  considérés  comme  jouets,  le  droit  à  payer  est  de  i5  o/o  ad 
valorem. 

Les  appareils  dont  le  prix  dépasse  3o  francs  et  au-dessus,  les 
appareils  de  précision  :  microscopes,  lentilles  et  objectifs  de  tous 
gemes,  sont  exempts  de  droits. 

Les  appareils  de  piojcction  et  les  vues  fixes  pliotograpliiques, 
même  coloriées,  sont  exempts  de  droits. 

Les  appareils  de  pro|ection  animée,  cinématographes  et  autres, 
et  les  accessoires  sont  fra|)pés  d’un  droit  de  i5  o/o  ad  valorem. 

Les  jdionograpbes,  lanternes  magiipies  et  accessoires  sont  éga¬ 
lement  imposés  du  droit  d'entrée  de  i5  o/o. 

Si  1  es  ajipareils  sont  expédiés  démontés,  tout  en  ne  constituant 
pas  un  appareil  complet  et  sous  la  dénomination  :  machinerie  ou 
modèles  en  cuivre,  zinc,  fer,  etc.,  ils  ne  paient  alors  que  4  francs 
les  loo  kilos. 

IjCS  pellicules  et  les  jdaques  sensibles  sont  imposées  d’un  droit 
de  i5  o/o  ad  valorem.  Les  mêmes,  impressionnées  par  la  lumière, 
sont  exemptes  de  droits. 

Les  papiers  photographiques  ijiielconques  paient  4  francs  les 
lOO  kilos.  11  en  est  de  même  des  cartons  bruts. 

Les  cartons  ouvrés  ou  portant  une  impression  paient  i5  o/o 
ad,  valorem. 

Les  châssis  négatifs,  châssis  presses,  viseurs,  objectifs,  obtura¬ 
teurs,  sont  libres  de  droits. 

Les  juin  ell  es.  les  stéréoscopes  et  leurs  accessoires,  même  les 
lentilles  isolées,  sont  frappés  d’un  droit  de  i5  o/o.  Les  jumelles 
en  or  ou  en  argent  paient  5  o/o  seulement. 

Les  sacs  et  objets  en  gainerie  paient  un  droit  de  i5  o/o  ad 
valorem  :  les  sacs  et  étuis  des  appareils  non  imposés  doivent  donc 
être  déclarés  comme  ci-dessus. 

lai  marche  à  suivre  pour  l’introduction  en  Ivelgique  des  instru- 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


i5i 

ments  photographiques,  avec  le  minimum  de  droits  à  payer,  est 
toute  indiquée  d’après  le  tableau  qui  précède. 

Pour  les  cinématographes  et  appareils  analogues,  en  tant  que 
le  mécanisme  n’en  est  pas  tellement  compliqué  qu’il  ne  puisse  être 


LES  AÉROPLANES. 


remonté  sur  place  sans  des  connaissances  toutes  spéciales,  les 
constructeurs  ont  tout  intérêt  a  envoyer  des  modèles  démontés  qui 
ne  paient,  dès  lors,  qu’un  droit  de  4  francs  les  loo  kilos,  c’est- 
à-dire  insignifiant. 

Pour  les  jumelles  photographiques,  nous  sommes  malheureu¬ 
sement  moins  bien  favorisés  et,  malgré  des  démarches  et  des  ré¬ 
clamations  nombreuses,  radmlnistration  des  douanes  s’obstine  à 
les  classer,  —  officiellement  du  moins,  —  parmi  la  quincaillerie 
fine.  Nous  devons  ajouter  toutefois  cpi’il  existe  à  ce  sujet  une  cer¬ 
taine  tolérance  qu’il  serait  à  souhaiter  de  voir  se  transformer  en 
mesure  générale. 

S’il  est  admissible  que  certaines  détectives  à  bon  marché  puis- 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


i52 

seul  etre  classées  dans  celte  catégorie  de  marchandises,  nous  ne 
saurions  le  comprendre  ni  l’admettre  pour  les  jumelles,  C|ui  sont 
essenliellcment  des  instruments  de  précision  :  si  l’on  est  arrivé  à 
en  réduire  le  volume,  si  I  on  a  adopté  pour  certains  de  ces  appa¬ 
reils  un  l’ormat  de  platpies  très  réduit,  ce  n’est  nullement  pour  en 
l’aire  des  jouets^  mais  bien  des  instruments  jiropres  à  tous  usages, 
pouNant  être  utilisés  en  tout  et  partout.  Espérons  qu’un  jour  ou 
l’autre,  et  avant  qu’il  ne  soit  trop  tard,  le  bon  sens  et  la  logique 
Iriompberont  enlin  de  la  routine. 

Les  objectifs  pbolograpbiques,  nous  l’avons  vu,  de  même  que 
les  lentilles,  trousses  d’objectifs,  condensateurs,  loupes,  etc.,  sont 
exenqités  de  tous  droits  :  c’est  là  un  avantage  très  grand  dont 
devraient  probler  nos  opticiens.  La  Belgique  en  elTel  est  tributaire 
de  l’étranger  pour  tous  ces  ai’ticles  :  les  opticiens  français  font 
déjà  avec  la  clientèle  belge  un  cbilTre  d’alTaires  considérable,  ceux 
surtout  qui  ont  eu  la  sage  pensée  d’établir  soit  à  Bruxelles,  soit 
dans  quelipie  autre  grand  centre,  une  agence  et  un  dépositaire 
allitré. 

Les  piodults  de  l’optique  française  n’ont  rien  à  craindre  d’une 
comparaison  avec  les  produits  similaires  allemands,  soubaitons 
donc  (pie  les  opticiens  français  recberebent  un  peu  plus  la  clientèle 
belge  et  le  meilleur  moyen  pour  eux  d’arriver  à  de  bons  résultats 
c’est  de  créer  des  agences  et  dépôts,  agences  (pi’ils  aideront  en 
mettant  à  leur  disposition  une  publicité  judicieusement  faite.  Nous 
signalons,  à  ce  sujet,  un  fait  qui  pourra  paraître  quebjue  peu 
bizarre,  mais  (|ul  n’en  est  pas  moins  vrai  :  nous  voyons  certaines 
maisons  importer  en  Belgique,  sous  une  marque  allemande,  des 
olqectifs  pbolograpliiques,  rcctilinéalrcs  et  anastigmats  sortant 
d’ateliers  français.  Ceci  semble  nous  indàjuer  que  nos  concurrents 
les  plus  directs,  voisins  immédiats  comme  nous  de  la  Belgique, 
ne  se  dissimulent  en  aucune  façon  l’excellence  des  instruments 
d’optique  pliotograpbi(jue  de  provenance  française.  Si  l’Allemagne 
a  cette  confiance  en  nous,  n’est-ll  pas  logique  cjuc  nous  ayons 
nous-mêmes  cette  assurance  en  la  qualité  de  nos  produits,  assu¬ 
rance  qui  nous  vaudra  d’être  plus  fermes  et  plus  ardents  dans  la 
lutte  commerciale  que  nous  avons  à  soutenir  i’ 

Nous  en  dirons  autant  pour  les  appareils  de  projection  et  nous 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


l53 


voyons  des  appareils  de  fabrication  française  introduits  en  Alle¬ 
magne  et  rentrant  en  Belgique  par  sa  frontière  de  l’est  sous  une 
marque  allemande  également.  Ceci  nous  indique  que  nos  elïorts 
ne  sont  pas  suffisamment  sérieux  ;  le  voyageur  allemand  nous  fait 
en  Belgique  une  concurrence  énorme  ;  il  bat  en  brèche  notre  pres¬ 
tige  et  il  convient  de  remédier  à  cet  état  de  choses  avant  qu’il  ne 
soit  trop  tard. 


FRANCE  ALI.EMAGNE 


i8gi . Fr.  3ü5.ooo  Fr.  520. ooo 

1892  . 29G.000  43o.ooo 

1893  . 270.000  /|3o.ooo 

1894  . 277.000  419.000 

1895  . 3o2.ooo  4i4.ooo 

1896  . 42G.000  537.000 

1897  . 5oo.ooo  578.000 

1898  . 489.000  590.000 

1899.  ...  4G2.OUO  597.000 

1900 . 5o2.ooo  712.000 


Veut-on  se  persuader  par  des  chillVes  que  nos  assertions  n’ont 
rien  d’un  pessimisme  oulré,  il  suffit  de  comparer  les  cliilfres  des 
importations  de  la  F'rance  et  de  l’Allemagne,  que  nous  donnons 
dans  le  tableau  ci-dessus,  pour  les  instruments  scientiliqucs,  (|ui 
comprennent  en  même  temps  les  appareils  pbotograpln(|ues  de  pré¬ 
cision  et  d  une  certaine  valeur. 

Nous  pourrions  continuer  jusqu’à  ce  jour  le  parallèle  entre  les 
deux  pays  et  nous  verrions  ipie  l’imjiortation  allemande  consei've 
toujours  la  même  avance.  Les  statistiques  officielles  ne  nous  per¬ 
mettent  malheureusement  pas  d’attribuer  à  l’industrie  photogra¬ 
phique  la  part  (|ui  lui  revient  dans  ces  cliilïres  d’importations  :  les 
appareils  pliotograpbi(|ues  y  sont  en  ellet  assimilés  d’une  part  aux 
instruments  pour  les  sciences  en  général  et  de  l’autre  à  la  quincail¬ 
lerie,  à  la  bijouterie  fausse,  aux  jouets  et  à  l’article  de  Paris  :  les 
chilTres  que  nous  pourrions  citer,  émanant  de  l’administration  des 
douanes,  seraient  donc  purement  fantaisistes  et  nous  préférons 
nous  abstenir  de  les  publier. 


i54 


EXPOSITIf)?<  IXTERXATIONALE  DE  LIEGE 


En  ce  qui  concerne  les  plaijues  et  papiers,  bien  que  la  produc¬ 
tion  belge  pour  ces  articles  soit  assez  considérable,  il  reste  une 
marge  très  grande  encore  pour  rintroduction  des  produits  français. 
Nous  avons  ici,  sur  nos  concurrents  anglais  ou  allemands,  un 
avantage  immense  (pii  est  celui  de  la  langue  elle-même.  Les  fabri¬ 
cants  anglais,  pour  la  plupart  tout  an  moins,  en  sont  encore  à 
livrer  en  Belgii^pie  des  plaques  et  papiers  sensibles  accompagnés  de 
notices  rédigées  en  langue  anglaise  ;  or,  cbacun  le  sait  bien,  une 
plaque,  un  papier  sensible  ne  possède  de  réels  avantages  qu’à  la 
condilion  d’ctre  soumis  au  traitement  qui  lui  convient,  traitement 
c(ui  a  été  strictement  combiné  pour  la  nature  de  son  émulsion  ;  le 
consommateur  belge,  ignorant  la  langue  anglaise,  emploie  pour 
ces  produits  une  formule  quelconque  à  sa  guise,  formule  qui  bien 
souvent  ne  donne  pas  les  résultats  qu’il  attend. 

Nous  en  dirons  autant  des  placjues  et  papiers  d’origine  alle¬ 
mande  :  l’allemand  est  certainement  plutôt  polyglotte  que  l’an¬ 
glais,  mais  la  traduction,  à  rédaction  claire  et  comprébensible  de 
notices  et  modes  d’emploi  des  plaques  et  papiers  pbotographiques 
demande  des  connaissances  teclinlques  tout  à  fait  spéciales  et  de 
plus,  une  possession  parfaite  de  la  langue  ;  ces  conditions  ne 
sont  ([ue  Irien  rarement  réalisées  et  c’est  à  cette  seule  cause  qu’il 
faut  attribuer  le  langage  bizarre,  mélange  de  termes  allemands, 
français  et  latins,  (|ue  nous  relevons  sur  les  modes  d’emploi  cpii 
accompagnent  les  produits  d’origine  allemande  ;  ce  langage  est 
bien  souvent  incomprébcnsible  et  prête  à  bien  des  erreurs  et  bien 
des  Insuccès. 

Nous  avons,  en  plus  de  ces  avantages,  notre  grande  réputation 
commerciale  et  aussi  la  sympathie,  l’amitié  étroite  cjul  unit  la 
Bel  giipie  à  la  France,  cela  n'est  toutefois  pas  suffisant  si  nous 
continuons  à  nous  abandonner  à  cette  sorte  de  somnolence  cjui 
caractérise  l’état  actuel  de  l’Industrie  pbotograpbicjue  française, 
quand  il  s’agit  de  s’aventurer  en  dehors  de  nos  frontières. 

Pour  les  appareils  cinématographiques,  pour  l’optique  photo- 
grapbiipie,  pour  les  papiers  bruts  destinés  à  la  préparation  des 
papiers  sensibles,  nous  trouverons  toujours  en  Belgique  des  débou¬ 
chés  Importants,  à  la  condition  toutefois  que  nous  cultivions  ce 
champ  qui  nous  est  ouvert  librement. 


SECTION  FRANÇAISE.  -  RAPPORT  DE  LA  CLASSE  12 


i55 


Pour  arriver  à  des  eoncl usions  pratiques,  nous  dirons  ceci  : 

Ceux  qui,  en  Belgique,  sont  obligés  d’employer  et  de  se  pro¬ 
curer  des  appareils  de  précision,  des  appareils  photographiques  et 
de  projection  fixe  ou  animée,  ne  se  doutent  pas  de  ce  qu’en  France, 
et  tout  particulièrement  à  Paris,  il  se  fabrique  de  ces  instruments 
qui  présentent  des  qualités  d’élégance,  de  parfaite  exécution,  au 
moins  comparables  à  ceux  de  fabrication  allemande  et  souvent  à 
meilleur  marché. 

Un  instrument  ou  un  appared  Irançais  est  plutôt  une  rareté  en 
Belgique  ;  les  établissements  de  l’état,  les  industriels,  les  marchands 
n’en  ont  guère  que  de  provenance  allemande  ;  le  clienl  direct,  le 
consommateur  se  fournit  presque  seul  en  France.  C’est  à  ce  point 
que  l’idée  s’est  accréditée  en  Belgique,  et  surtout  dans  les  milieux 
commerciaux,  qu’on  ne  peut  se  fournir  qu’en  Allemagne  A  quoi 
peut-on  attribuer  cet  état  de  cboses  si  regrettable  1*  Il  n’est  pas 
besoin  de  chercher  bien  loin  ;  pendant  cpie  les  industriels  français 
ne  se  dérangent  point,  qu’ils  attendent  la  clientèle,  qu'ils  ne  sont 
pas  même  représentés  pour  la  plupart,  si  ce  n’est  parfois  par  des 
sous-agents  de  maisons  concurrentes,  les  fabricants  allemands  se 
sont  entendus  pour  réunir  toutes  leurs  affaires  en  Belgique  entre 
les  mains  d’un  de  leurs  compatriotes,  actif,  intelligent,  sérieux, 
instruit  et  fort  compétent.  L’acheteur  belge  trouve  chez  ce  repré¬ 
sentant  tous  les  articles  dont  il  a  besoin  :  appareils,  objectifs,  ver¬ 
rerie,  plaques,  papiers,  réactifs  chimiques,  etc. 

Les  constructeurs  et  fabricants  français  ont  fait  un  grand  pas 
en  avant  en  allant  exposer  à  Liège  :  ils  ont  retiré  de  leur  déplace¬ 
ment  un  bénéfice  immédiat  qui  compense  déjii,  dans  une  grande 
mesure,  l’elTort  qu’ils  ont  fait  ;  ils  ont  à  Liège  traité  des  alfaircs, 
non  seulement  avec  la  Belgique,  mais  avec  l’Allemagne,  et  les 
relations  nouvelles  qu’ils  se  sont  ainsi  créées,  leur  en  amèneront 
d’autres  par  la  suite. 

Mais  il  ne  faut  pas  s’endormir  sur  cette  victoire  :  il  faut  pour¬ 
suivre  l’œuvre  commencée  en  continuant,  en  resserrant  davantage 
les  relations  créées  à  Liège. 

Pour  arriver  à  ce  résultat,  il  serait  utile,  croyons-nous,  (|u’il 
y  eût  à  Bruxelles  ou  dans  toute  autre  ville  importante  une  maison 
française  dans  le  genre  de  certaines  maisons  allemandes  qui  appro- 


i56 


EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  LIEGE 


visionnent  aujourd’hui  tous  les  laboratoires  belges  de  produits 
allemands. 

Il  serait  utile  que  cette  maison  fût  dirigée  par  un  homme  actif, 
jeune,  intelligent,  au  courant  des  habitudes  et  des  goûts  de  la 
clientèle . 

Cet  agent  fournirait  aux  intéressés  les  catalogues,  prospectus  et 
notices  des  maisons  françaises  dont  il  serait  le  représentant  attitré 
et  qui  lui  réserveraient  une  sorte  de  monopole. 

Ses  magasins  contiendraient  des  exemplaires  de  toutes  les  inno¬ 
vations,  de  tous  les  modèles  d’appareils  réalisant  un  progrès  sur 
leurs  devanciers. 

Il  pourrait  faire  les  démonstrations  nécessaires,  inviter  les  inté¬ 
ressés  à  des  expérimentations  personnelles. 

Étant  sur  place,  il  serait  mieux  placé  que  personne  pour  con¬ 
naître  les  garanties  olTcrles  par  certains  clients  douteux. 

Nos  constructeurs  et  fabricants  verraient  donc  cesser  du  même 
coup  les  rivalités  (jul  animent  les  uns  contre  les  autres  les  sous- 
agents  (pi’ds  ont  accrédité  en  Belgique,  rivalités  ipii  se  traduisent 
pres(|ue  infailliblement  par  un  dénigrement  des  produits  exploités, 
et  les  pertes  éprouvées  par  le  fait  de  créances  mauvaises. 

Ils  pourraienl  réunir  leurs  elforts,  diminuer  les  frais  généraux, 
et  obtenir,  en  lin  de  compte,  des  résultats  meilleurs  avec  moins  de 
soucis  et  d’embarras. 

I  j'étalilissement  d’une  agence,  d’une  sorte  de  dépôt  général, 
travaillant  pour  le  compte  de  la  corporation  toute  entière,  permet¬ 
trait  un  contrôle  facile  du  développement  des  affaires.  Le  voisinage 
immédiat  de  la  Belgique,  la  similitude  de  caractère,  d’usages  et  de 
langue  des  habitants,  rendent  cette  création  des  plus  faciles. 

II  sulllrait  pour  cela  d’un  peu  d’entente,  d’un  peu  de  sens  pra¬ 
tique  d  ’  O  rgan  1  sat  ion . 

11  ne  manquera  pas,  à  Pans  et  un  peu  partout  ailleurs,  de 
jeunes  gens  instruits,  avides  de  donner  cours  à  leur  initiative  :  il 
ne  faudrait  que  leur  donner  le  premier  élan  et  les  soutenir  un  peu 
dans  leurs  débuts. 

L’entente  ne  man(|ue  pas  dans  la  corporation  pbotograpbique, 
quand  il  s’agit  de  sauvegarder  ou  veiller  aux  intérêts  généraux,  et 
nous  sommes  persuadé  ipie  toutes  les  susceptibilités  s’effaceront 


SECTION  FUANÇAISE.  -  ItAEl’OUT  DE  LA  CLASSE  12 


iô? 

quand  il  s’agira,  une  fois  de  plus,  de  concourir  a  la  réalisation 
d’un  but  commun. 

Pour  mener  à  liien  cette  entreprise,  comme  pour  obtenir  de 
l’administration  des  douanes  une  classification  plus  logique  des 
instruments  pbotograpbiques,  nos  constructeurs  et  fabricants  n’au¬ 
ront  garde  d’ouldier  cette  belle  devise  qui  a  toujours  si  bien  servi 
nos  voisins  et  amis  ;  «  L’union  fait  la  force  ». 


TABLE  DES  MATIÈRES 


Pages. 

AVANT-PROPOS .  111 

TitAv.vux  nu  Comitp:  u’aumissicin  eï  d’installation. .  7 

Comité  iradmissioii .  8 

Comité  d'installation .  lO 

Redevances .  i  a 

Budget .  i3 

Exposants .  i4 

Description  de  la  classe.  —  Visites  ollicielles .  i8 

Description  de  l’Exposition .  aS 

France .  24 

Appareils  pliotographiqiies.  —  Optique.  —  Appareils  pour  la  projection.  34 

Photochimie.  —  Plaques,  papiers,  produits  chimiques .  55 

Librairie  et  éditions  jihotographiques .  68 

Procédés  photomécaniques .  ^4 

La  Photographie  prol'essionnelle .  77 

La  Photographie  d’amateurs .  83 

Belgique .  85 

Plaques,  papiers,  produits  chimiques .  87 

La  Photographie  professionnelle .  89 

Procédés  photomécaniques .  91 

La  Photographie  d’amateurs . 92 

Allem.vgne .  93 


Angleterre 


97 


i6o 


TABLE  DES  MATTEBES 


Pages. 

Aiitkiciie-Hongrie  . .  98 

Bulgarie .  98 

IIOLI  ANDE .  99 

.Iapon .  99 

États-Unis .  99 

République  Dominicaine .  99 

Grèce . 100 

Russie . 100 

Suisse .  loi 

Grand-Duché  de  Luxembourg  .  .  io3 

Turquie . io3 

.luRY  DES  Récompenses .  107 

Récüiiipciises  aux  cx|)(isants  de  la  classe  12 . 110 

llécom|iciises  aux  collaixiraleurs .  ii3 

llécomjieuses  aux  coopérateurs .  iiü 

Le  Congrès  International  de  Photographie .  119 

Le  Mouvement  photographique  belge .  i4i 

Considérations  économiques.  —  Conclusions  .  i47 


TABLE  DES  PLANCHES 


Pages . 


Avers  de  la  Médaille  des  Kéconipenses . . 

Alllclie  onicielle  de  rii]x|)Osilion  <le  Liège . . 

Kntrée  de  rLx[iosition  au  Jardin  d’acclimatation . 

Façade  <lu  Hall  dos  Industries . . 

(Juai  <le  la  Batte  à  Liège . 

La  iMeuse  et  le  quai  des  Pécheurs  à  Liège, . 

Kntrée  de  l'Kxposition  aux  Venues . 

Plan  général  de  la  classe  12 . 

Vue  de  l’Allée  centrale  de  la  classe  12 .  . 

A  niche  du  Vieux  Liège . 

Pont  de  Fragnée .  .  . 

Vitrines  de  MM.  Turillon,  Mackenslein,  Mercier,  Ixorsten,  Bellieni . 

Salon  do  MM.  Demaria  frères . 

Jardins  de  l’Fixposition . .  .  . 

Salon  de  MM.  Gaumont  et  C''-‘,  Grieshaher  et  G''' . 

Dôme  central  du  Hall  des  Industries . 

Palais  de  l’Arl  ancien . 

Salon  lumineux  des  épreuves  sur  verre.  —  Salon  de  M.  J.  Uichard . 

Vitrines  de  MM.  Brunei,  Beeh,  Société  Lumière,  Guilleminot,  Bujspilug  et  G'®.  . 

Salon  do  la  Société  J.  Jongla,  Grieshaher  et  G'*' . 

Pavillon  de  la  Roumanie  et  du  Ganada . 

Dôme  central  du  Hall  des  Industries . 

Expositions  de  VIM.  Barret,  Balagny,  lieuse,  Vallois,  Boyer . 

Expositions  de  MM.  Deshois,  Studia  Lux,  (Jhamhre  Syndicale  de  la  Photograjdde . 


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80 


102 


TABLE  DES  PLANCHES 


Pages. 

Expositions  de  ÎMM.  Otto,  Dubouloz,  de  la  Chambre  Syndicale  des  Fabricants  et 


Négociants  de  la  Photogra[)li  ie .  83 

Expositions  du  Photo-Club  de  Paris,  de  MM.  Prieur  et  Dubois  et  G‘®,  Gerschel.  .  84 


Palais  des  Beaux-Arts .  89 

Devant  le  Dôme  central .  ...  96 

Devant  le  Hall  des  Industries .  loi 

Diplôme  des  Récompenses .  io5 

Palais  des  Fêtes .  lO'y 

Membres  du  .lury  de  la  classe  12 . . .  109 

Restaurant  autrichien .  118 

Les  Ponts  sur  la  Meuse .  nq 

Entrée  <lu  Hall  des  Industries .  121 

Entrée  des  Arènes  de  Liège .  12g 

Pavillon  de  la  Presse . i33 

Une  Alficlie  de  rEx[)osition  de  Liège .  i4o 

Les  Arènes  de  Liège . i4i 

Carrefour  de  la  Batte .  i4G 

Pont  de  Fragnée .  147 

Les  Aéroplanes .  i5i 

Sur  le  rpiai  de  la  Batte .  157 

Revers  de  la  Médaille  des  Récompenses .  1  58 


IMP.  ClIAIX.  —  iü:i38-(U-ü(j.